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Guinée : Un dialogue politique qui pose plus de problème qu’il n’en résout2012-02-12 23:17:07 Depuis plus de 3 mois, les Guinéens tanguent entre un pouvoir qui se dit ouvert au dialogue et une opposition déchirée entre non, oui, mais et pourquoi pas. Dans ce jeu politique de dialogue de sourds et de chaises vides, les Guinéens ne semblent pas comprendre grand-chose. Comment pourrait-il en être autrement ? On pourrait jeter un coup d’œil rétrospectif sur ces va- et- vient entre pouvoir et opposition. Premier épisode Deuxième épisode Troisième épisode Quatrième épisode Cinquième épisode Sixième épisode Elle rejoint, sans se fondre dit-elle, le groupe dit du Centre ou rejoint le Front Uni pour le Progrès (FDP) de Bah Mamadou Badikko qui ne se réclame pas moins d’un certain centre. Pourquoi ce retour sans condition préalable ? Pire, en renonçant à toutes les conditions déjà posées: la dissolution de la CENI, le rétablissement des présidents des CDR et des responsables communaux. Septième épisode Huitième épisode Neuvième épisode D’un côté, rien que ce vendredi, un des leaders du Collectif, en l’occurrence Abbé Sylla annonçait qu’il est prêt à répondre à une proposition de gouvernement avec le pouvoir en place. Qu’il n’y viendrait pas tout seul et qu’il emmènerait le tonitruant Faya Millimono. Rien de condamnable en soi. En politique personne n’est mariée avec personne, dit-on. Comment peut-on être prêt à composer avec un gouvernement et participer à une action qui le nuit ? Comment peut-on être là-dedans et en dehors ? Comment appartenir à l’opposition et vouloir composer avec le pouvoir en place en même temps ? On peut dire sans risque de se tromper que Faya Millimono doit être sûrement à plaindre en ce moment. Lui qui a quitté le pays de l’Oncle Sam pour combattre un système qu’il n’a cessé de dénoncer doit tomber des nues. A moins que ses multiples prises de position auprès de l’UFDG aient à ce point déranger son patron. L’un dans l’autre. L’opposition joue gros. Cette fois-ci, elle a intérêt à réussir sa journée de ville morte. Dixième épisode Si cet appel capotait à l’image de la journée du 27 décembre 2011, l’opposition se serait dévoyée pour longtemps. Elle permettrait alors, par cet appel dont beaucoup doute de la préparation, à des partis quasi inexistants et au pouvoir de crier cocorico. En outre, la crainte est bien élevée que ce ne soit l’UFDG qui reprenne à nouveau le pot cassé en cas d’échec. Une autre crainte, c’est un nouveau bain de sang ethnique. On a vu que lorsqu’on manifeste à Coronthi, à Sanderwalia, Téménètaye ou Almamya, ce n’est pas les mêmes dispositions qui sont prises lorsqu’ on manifeste dans l’axe Hamdallaye, Kaporo- Rail, venindara, Kissosso, Bambétao, Cosa. Espérons que l’opposition s’est préparée en conséquence. En tout cas, plus de morts inutiles! Plus d’arrestations sans raison! On sait bien qu’un habitant de cet axe est exposé aux exactions des forces de sécurité qui n’hésiteront pas à venir le réveiller et l’embarquer en l’accusant de faire la journée ville morte. Si on arrêtait les gens demain parce qu’ils ont répondu à l’appel de l’opposition, il faudrait que la ville mort se transforme en fin de système. Au cas contraire, cette opposition doit continuer son semblant de dialogue jusqu’à ce que ce dialogue soit totalement bloqué. Dans ce cas seulement, elle devra appeler non plus à une simple ville morte, mais à des manifestations populaires illimitées.
Lamarana Petty Diallo
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