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Ne faudrait-il pas appeler un chat, chat ?2012-02-28 23:48:29 L´un des rôles importants des intellectuels c´est à mon avis d´user d´un langage simple et clair si nous voulons expliquer les véritables problèmes devant lesquels toute la population guinéenne se trouve pour lui proposer nos solutions. Si réfléchies et sages que soient certaines réflexions de nos intellectuels compatriotes , il est impératif que ceux qui nous proposent de nouvelles(?) voies à découvrir ou à suivre nous épargnent des analyses touffues qui se démarquent dangereusement de la réalité insupportable dans laquelle vit l´écrasante majorité de notre population, réalité qui est pourtant facile à pointer du doigt. Cette réalité est que nous vivons depuis longtemps dans la misère matérielle, politique, culturelle et sociale par le choix délibéré des pouvoirs politiques qui ont décapité notre Constitution et mis le pays dans leurs poches. La réalité c´est ces files d´hommes et de femmes qui, chargés de bidons, arpentent les rues puantes de moisissures à la quête d´une boisson insalubre tirée du fond des rares puits de fortune ou des quelques points d´eau de notre SOCIETE DES EAUX DE GUINEE, la réalité, notre réalité, c´est que nous vivons en Guinée dans l´obscurité(nos courageux et braves enfants révisent leurs cours scolaires à Conakry sous les lampadaires de l´Aéroport) et l´obscurantisme intellectuel( j´ai vu des classes scolaires de 200 élèves), notre réalité, c´est aussi cette richesse de la Guinée qu´Allah Le Très Haut nous a donnée et que, malgré cette faveur divine, nous occupons la dernière place du développement économique, politique et social dans la sous-région par l´égoïsme et la traîtrise des tenants des pouvoirs qui se sont succédés dans notre pays. La réalité, c´est que l´agression et l´exclusion sur fond ethnique instaurées par les extrémistes de la première République sous Ahmed Sékou Touré retrouvent de nos jours sous Alpha Condé une dynamique jamais égalée, l´ethnie peule étant la plus visée dans cette recrudescence de violences ciblées qui reposent sur des positions claires de l´actuel Président de la République et de son aide de camp Alhassane Condé : « Je ramènerai la Guinée là ou l'a laissée Sekou Touré… Je regrette d'être musulman… Qui vous dit que les Peuls sont les plus nombreux en Guinée(moi je détiens d´autres statistiques)? Les Peuls n´ont qu´à retourner en Somalie… » La réalité c´est aussi les donsos assoiffés de sang peul, c´est l´armée dite nationale, c´est la police et la gendarmerie dites nationales qui violent et tuent, ce sont les familles paisibles agressées de nuit et de jour chez elles, c´est ces Peuls qui demandent la permission de se réunir chez eux et auxquels on refuse de se retrouver pour parler de développement de leur région, c´est ces peuls qui ravalent purement et simplement leur salive et leur amertume quand on leur refuse d´inaugurer une mosquée ou la pose de la première pierre pour la construction d´une Maison d´Allah Le Très Haut, c´est ces différentes factions de la diaspora peule qui par une assistance financière quotidienne évitent tout juste à la Famille d´origine la famine(pas les humiliations, pas la peur quotidienne), mais qui se renvoient à longueur de journée la responsabilité de la désunion , c´est ces Peuls collaborateurs et coresponsables de la guerre depuis longtemps ouverte contre leurs parents. (Mais l´autre s´emportera tout de suite : « Hey, hey, mon frère, il ne faut pas étaler certaines choses sur la place publique hè » ! ). Pourtant d´autres réalités en ce mois de février : De braves femmes de la Basse Guinée se dressent en boucliers humains pour protéger avec succès un fils de leur contrée que le pouvoir voulait arrêter. AP.Diallo
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