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Recul anthropologique : les Guinéens retournent à l’âge de la cueillette !
En Guinée, le pire n’est jamais atteint. Je viens de prendre connaissance d’un court article qui en dit long sur les carences alimentaires de nos concitoyens : ils tromperaient la faim par de la purée de mangue ! A titre personnel, je raffole de ce fruit et particulièrement de son jus crémeux. C’est un savoureux dessert mais je n’en ai jamais fait mon plat de résistance. Le drame actuel de notre pays est que la mangue n’est pas consommée par plaisir mais par nécessité : elle permet de tromper la faim. Cette dernière qu’on ne peut « tromper tout le temps » finit toujours par se venger ! Observez l’état physique du Guinéen ! La mangue ne se substituera à aucune céréale même si elle constitue provisoirement le repas principal de certaines familles. Tonnerre du Nimba ! Qu’est ce que cette Guinée, pays où tout peut pousser, qui n’arrive plus à se nourrir ? On a longuement parlé de scandale géologique. On oublie de parler du scandale « pédologique » : les sols de notre pays sont aptes à tout produire ou presque. Il est scandaleux que la Guinée importe du riz. C’est une honte pour tout Guinéen de consommer du riz en provenance du Vietnam, du Bangladesh, du Japon ou de la Chine. Pense-t-on à la densité de population de ces pays ? Va-t-on en permanence quémander de quoi se nourrir ? Le désertique ( mais toutefois pétrolier ) émirat du Koweït a promis de nous aider à acheter 5 000 tonnes de riz, en attendant… ! En attendant quoi ? Qu’on épuise ce stock ? Comment ne pas avoir mal à la Guinée ? Dès qu’on pense avoir atteint le fond, l’espoir renaît, mais pour une courte durée, car on creuse encore ! En réalité, le véritable scandale de notre pays est politique : la Guinée est affamée et humiliée tout simplement parce qu’à sa tête a triomphé la médiocrité ! Tout s’y dégrade car elle n’a jamais eu de dirigeants au service de ses populations ! L’Exécutif actuel de la Guinée est un corps à deux têtes, donc un monstre : les clans rivaux au pouvoir ont réussi à s’entendre pour se partager ce qu’il y a à partager. Ils ne vivent pas de purée de mangue et sont souvent obèses ! En face d’eux, il n’y a aucune alternative crédible quand on voit le spectacle de désolation que proposent les partis politiciens. Un parti politique, dont le fondateur avait une stature d’homme d’Etat, est sur le point de s’autodétruire sous nos yeux. C’est affligeant ! Ce parti, d’assise nationale, risque de n’être bientôt que « pupille de la région », ses querelles intestines ( au goût de djihad ? ) donnant des douleurs intestinales à plus d’un, chacun se croyant plus malin que l’autre! Les vautours, qui se frottent les mains, ne sont jamais loin, servis en ce sens que l’unité n’est jamais que de façade ( il suffit que deux personnes se concertent pour se retrouver avec trois opinions ! ). Le ver serait déjà dans…la mangue ! Au départ, je croyais que c’est un malheur qui s’était abattu sur la Guinée. La réalité est d’une autre dimension : il s’agirait d’une malédiction ! On peut rester longtemps dans un tunnel mais tant qu’on en aperçoit le bout, fut-il éloigné, on a une lueur d’espoir. C’est toujours dans une situation de crise que prospère l’intégrisme religieux ! Regardez nos partis politiques et leurs plus hauts responsables : ce sont tous des « El hadj » (verra-t-on bientôt un El hadj Jean-Marie Doré ? ) ou des « Hadja » et leurs discours se terminent toujours par l’incontournable « fathia » ! Il ne faut pas s’amuser avec le noble Coran. La « fathia » ne peut s’accommoder du mensonge. Or, quand on fait de la politique, on ne peut pas dire qu’on ne mentira point ! Pour un musulman se contentant du « minimum syndical », à savoir les 5 prières quotidiennes obligatoires, il récite 17 fois la « fathia ». C’est largement suffisant ! Par ailleurs, la Guinée n’est pas que musulmane. Je pense qu’un Etat de droit doit respecter la laïcité, la pratique religieuse ne devant relever que d’une démarche individuelle. Revenons à cette purée de mangue. Les enfants seraient mis à contribution pour cueillir ce fruit périssable ! Est-ce le retour à « la pêche, la chasse et la cueillette » ? Nos forêts se dégradent et les fruits à cueillir deviennent rares. Va-t-on, pour survivre, dépendre des mangues du Mali ? Purée ! Que fait l’armée ? Plein d’amertume, c’est difficilement que j’arrive à vous souhaiter le bonjour ! Ibrahima Kylé Diallo
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