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2012-03-01 10:54:25
« Macky Sall. Géologue de formation, cet homme rond et sans charisme, a longtemps été un proche du président Wade, qu'il a rejoint très tôt lorsque ce dernier était encore dans l’opposition. Sall, réputé pour son intégrité, commet l’erreur de convoquer Karirn Wade, le fils et conseiller principal du chef de l'Etat, que ce dernier préparait alors pour lui succéder, afin que les députés l’entendent sur des travaux publics effectués sous sa tutelle. Toucouleur d’origine, né en pays sérère et grandi en milieu Wolof, il est le seul des 14 candidats ayant disputé le premier tour dimanche dernier qui peut se prévaloir de maitriser en plus du français et de l’anglais, pas moins de trois langues locales. Un avantage qui pourrait bien avoir joué en sa faveur. »
Comme tout le monde s’y attendait, les résultats officiels du premier tour sénégalais confirment un duel entre le Président sortant Abdoulaye Wade (34,82 %) et Macky Sall (26,57%), son ancien bras droit et dernier venu des principaux adversaires du vieux président. Ainsi, 65% des électeurs sénégalais ont voté pour le bloc qui exigeait le retrait de la candidature de Wade. En toute logique, le prochain Président du Sénégal serait Macky Sall qui est un homme crédible, intègre, courageux et non passif.
Qui est ce Macky Sall ?
Les journaux suisses 24 heures et Tribune de Genève publient la réponse à cette question :
Géologue de formation, cet homme rond et sans charisme, a longtemps été un proche du président Wade, qu'il a rejoint très tôt lorsque ce dernier était encore dans l’opposition. Apres l’élection triomphale du crâne rasé le plus célèbre d’Afrique, en 2000, Macky Sall est nommé ä la tète d'une grande entreprise publique. Entré au gouvernement un an plus tard, en tant que ministre des Mines, il est nommé en 2003 au poste stratégique de ministre de l'Intérieur, avant d'être désigné premier ministre en 2004. Directeur de campagne de Wade lors de la présidentielle de 2007, il devient quelques mois plus tard président de l’Assemblée nationale.
Ce passage à la tète du parlement sera le début de la rupture entre les deux hommes. Sall, réputé pour son intégrité, commet l’erreur de convoquer Karirn Wade, le fils et conseiller principal du chef de l'Etat, que ce dernier préparait alors pour lui succéder, afin que les députés l’entendent sur des travaux publics effectués sous sa tutelle. Le vieux président pouvait d'autant moins pardonner cet «écart» à son ancien disciple que ce dernier devait soumettre le fils du patron à un exercice qui l'aurait humilié aux yeux des Sénégalais : l'interroger en Wolof, langue nationale que Karim ne parle pas. La riposte est violente. Sall est démis de son poste de numéro 2 du parti, puis de son poste de président de l’Assemblée nationale, avant de se voir poursuivi pour blanchiment d'argent.
Sall crée alors son parti politique Alliance pour la République (APR) qu'il va s'atteler à implanter dans tout le pays et même au sein de la diaspora. Toucouleur d’origine, né en pays sérère et grandi en milieu Wolof, il est le seul des 14 candidats ayant disputé le premier tour dimanche dernier qui peut se prévaloir de maitriser en plus du français et de l’anglais, pas moins de trois langues locales. Un avantage qui pourrait bien avoir joué en sa faveur, malgré la violente campagne menée à son encontre par le camp présidentiel, qui depuis sa rupture avec le président Wade, s’emploie à le présenter comme un candidat anti-Wolof, l’ethnie qui depuis l'indépendance fournit l'essentiel des hommes politiques au Sénégal.
L’article au complet:
http://journal.tdg.ch/macky-sall-disciple-principal-rival-wade-2012-02-27
Article recommandé :
Sénégal: Sall, le disciple de Wade devenu opposant
VOS COMMENTAIRES | |
| Observateur | 01/03/2012 11:34:42 |
| Un Sarkozy au pouvoir est certainement mieux pour la démocratie en Afrique que l'ancienne racaille française qui mets des liens personnels au dessus des valeurs démocratiques. Lisez! Comment la France a empêché un forcing de Wade pour passer au premier tour, selon L'As : DAKARACTU.COM Le quotidien L'As nous révèle comment la France a empêché un forcing des libéraux. Le journal nous apprend que les sorties de Serigne Mbacké Ndiaye et de Farba Senghor n'étaient pas hasardeuses. C'est le président sortant lui-même qui a demandé aux deux de faire des sorties proclamant une victoire au premier tour et c'est ainsi que la France est intervenue. Tard dans la soirée du dimanche, un cadre du Quai d'Orsay, ancien ambassadeur de la France au Sénégal, a appelé à la présidence pour dire à ses interlocuteurs qu'un second tour était inévitable et qu'en cas de forcing, la France, les Etats-Unis et l'Union européenne ne reconnaitront plus le régime Wade. Selon toujours le journal, le ministère des Affaires étrangères français est allé jusqu'à signifier aux autorités sénégalaises que la France n'hésitera pas à déclencher la mécanique qu'elle avait mise en place contre le régime Gbagbo. | |
| Diallo | 01/03/2012 17:21:55 |
| Inchallah Macky Sall va battre Wade au second tour. Wade doit accepter de perdre dans la dignité et ne pas tomber dans des attaques de bas étages. Nous avons voté pour lui en 2007 et nous ne voulons plus de lui donc il n'a qu'à dégager. En plus Macky s'engage à avoir un mandat de 5 ans au lieu de 7 ans comme l'y autorise la constitution. | |