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Dubréka : l’ex préfet rattrapé par son passé
Mouctar Brada Dramé, l’ex préfet qui a régné en maître absolu à Dubréka aura vendu à des citoyens plus de 800 parcelles dans la localité de Kagbélen. Seulement, le 09 avril 2008, le ministre de l’intérieur et de la sécurité, Mamadou Bô Kéïta s’est adressé à l’actuel préfet de Dubréka, Mohamed Lamine Soumah, pour lui notifier l’interdiction à tout citoyen de construire sur ce site. Selon Bô Keita, ce site de 147 ha est un domaine réservé de l’Etat où d’ailleurs il est prévu la construction d’un port sec à l’image de celui de Débélé (Mambia). Comme pour joindre l’acte à la parole, le ministre ne tardera pas à envoyer une équipe d’ouvriers pour entamé les travaux de construction de ce port sec. C’est donc avec stupéfaction que les plus de 500 acheteurs de terrains sur ce site ont trouvé la semaine dernière les ouvriers en train de ceinturer ces lieux d’une grande clôture. Les infortunés se sont aussitôt rendus chez le chef de quartier de Kagbélen pour réclamer soit leur argent, soit un autre domaine situé non loin de Conakry, la Capitale. Peine perdue ! Car, le chef de quartier leur fera savoir que le préfet qui leur avait vendu les parcelles n’est plus aux commandes et que l’argent qu’ils réclament n’a été utilisé que dans le cadre du développement local de la préfecture. Que faire, surtout quand on sait que l’ex préfet, Mouctar Brada Dramé, frustré, reste introuvable ? Contacté, El-hadj Abdoul Aziz Barry, bénéficiaire de la décision préfectorale portant attribution provisoire d’une parcelle d’une superficie de 1337,50 mètres carrés nous confie toute sa détermination d’aller jusqu’au bout. C'est-à-dire, El-hadj Barry tient à ce qu’il soit remboursé ou qu’il lui soit donné une autre parcelle. Il n’est pas seul. Car, il parle déjà de 500 personnes qui se sont constitués en collectif pour exiger leur droit. Pour une fois, Bô Keita semble faire ce qu’il faut : nous attendons des nouveaux responsables qu’ils ne viennent pas couvrir les malversations de leurs prédécesseurs. Toute mesure qui vise à corriger les mauvaises décisions et à ramener l’ordre est à louer. Seulement, pourvu que le gouvernement agisse en harmonie, c’est à dire que les ministères de l’habitat et de la justice reconnaissent que c’est bien l’Etat qui avait vendu ces terrains à des citoyens qui sont dans leur droit. Que la justice soit rendue aux acheteurs ! Quitte à sanctionner les bandits qui ont agi au nom de l’Etat dans le passé. Lamine Soumah
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