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2012-03-19 13:19:23
Beaucoup de personnes en lisant cet article, exigeront peut être que je sois interné dans un centre psychiatrique. Je comprendrai tout à fait une telle exigence, car moi-même, je n’ai jamais entendu un citoyen demander la dissolution d’une armée. Pourtant, je suis convaincu que cette idée est pertinente pour le cas de ce petit bout de terre appelé « Guinée ». A mon esprit ce petit bout de terre n’est ni un Etat, ni une Nation, ni une Famille.
En principe, une armée nationale accomplit au minimum 3 missions :
1-Assurer la sécurité de l'État,
2-La défense des intérêts de l’Etat,
3- La protection des populations, du territoire en cas de menace ou agression extérieure.
L’armée guinéenne, est une bande de voleurs, de cambrioleurs, de pillards, de brigands, de tortionnaires, de meurtriers, d’assassins, d’extorqueurs, de violeurs, de barbares, de brutes moyenâgeux. Que quelqu’un me démontre la fausseté des qualificatifs que je viens de lister !
L’armée guinéenne constitue la lie (1) du peuple de ce petit bout de terre appelé « Guinée ».
L’armée guinéenne n’est ni nationale ni publique.
Elle n’est pas nationale parce qu’elle n’est pas représentative de toutes les composantes de ce petit bout de terre. En son sein, la promotion ethnique prime sur la vaillance, les missions accomplies, la ferveur, l’engagement, le mérite, la loyauté, le patriotisme.
Elle n’est pas publique, mais privée, parce qu’elle n’a jamais sauvegardé un intérêt public, elle n’a jamais rendu un service public. En effet, réprimer dans le sang des manifestants, violer des femmes, rafler de paisibles et innocents citoyens dans leurs maisons ou circulant tranquillement dans leurs voitures, torturer à mort des prisonniers, enlever des citoyens, mutiler et charcuter des citoyens, menacer des familles entières, procéder à des disparitions de citoyens, ne peuvent relever d’une armée nationale et publique. Cependant, de tels actes peuvent bien relever d’une armée privée.
En commettant tous ces actes, l’armée guinéenne, n’assure pas la sécurité de l’Etat, mais la sécurité du président, de la famille du président et les courtisans du président.
En commettant ces actes, l’armée ne défend pas les intérêts de l’Etat, mais les intérêts du président et l’entourage de celui-ci.
En commettant ces actes, l’armée ne protège ni les populations ni le territoire d’une menace ou d’une agression extérieure, mais protège le président et son entourage!
L’armée guinéenne n’est pas composée d’hommes prêts à mourir pour la patrie, mais d’hommes prêts à tuer ses propres citoyens. Elle n’a pas prêté serment de mourir pour la patrie, mais de mourir pour le président et son entourage! Elle n’est pas composée d’hommes disposés à défendre vaillamment les femmes de Guinée des viols que celles-ci pourraient subir en cas d’agression extérieure, mais d’hommes qui vont violer et violenter ses propres femmes ! Elle est composée de tous les ratés du pays, c'est-à-dire des gens qui n’auraient abouti à rien dans leur vie, des gens qui ont échoué à l’école, échoué dans la religion, échoué dans la vie, bref des échoués de tous les domaines. Ayant bénéficié d’une cooptation ethnique, l’armée fut pour eux un refuge confortable. Ils n’ont pas embrassé la carrière militaire par engagement, patriotisme, l’envie et la hargne de défendre un territoire et sa population, par l’amour de la tunique militaire. Leur entrée dans l’armée fut la chance inespérée de leur vie, le jackpot au loto.
Cette armée n’assure pas, ne rassure pas, n’apaise pas, ne protège pas, ne défend pas! Elle fait peur, elle est liberticide, obstacle et fossoyeuse de démocratie. Elle n’est jamais applaudie par la population, elle n’inspire à la population ni respect ni considération ni confiance. Elle n’inspire que la peur, la crainte, le sang, la mort atroce et les larmes. En Afrique, elle n’inspire rien du tout, mais elle est très célèbre pour sa cruauté à l’égard de sa propre population. Dans le reste du monde, elle inspire la honte et pue l’inhumanité!
Elle raquette les populations, elle capte nos impôts. Ainsi, en 2010 elle aurait englouti 1/3 du budget de notre pays soit 920 milliard de francs guinéens (2) soi-disant pour la restructurer. A chaque fois elle est restructurée pour mieux tuer les populations, pour rebondir encore et toujours avec plus de violence et de férocité. Elle capte aussi la meilleure qualité de nos denrées alimentaires(les meilleurs sacs de riz, les bidons d’huiles, la bonne viande c’est pour elle) et comme si cela ne suffisait pas, elle nous tue !
A elle seule, elle constitue une catastrophe naturelle, à cause d’elle, naître en Guinée est une malchance, une malédiction, naître en Guinée est un mauvais sort, une promesse d’un destin obscure et chaotique ! A cause d’elle, se marier et avoir des enfants en Guinée est devenue un risque maximum !
L’armée est rémunérée par nos impôts ou par des recettes générées par l’exploitation des ressources naturelles appartenant à tous les guinéens, et pourtant elle n’assure, ne rassure, ne défend, ne protège que le président, le clan de celui-ci et leurs intérêts ! La population est devenue otage et rançon de l’armée. La population est devenue une vache à lait bonne seulement pour payer des impôts ou pour servir de défouloir (3) quand elle ose manifester sa colère ou réclamer des droits ! La population est colonisée par l’armée tout simplement !
Cette armée déclare de façon permanente la guerre à sa propre population, elle menace sa propre population et finalement elle lui fait la guerre. Cette armée est la menace numéro 1 qui pèse sur les guinéens devant toutes les maladies, la pauvreté, et l’analphabétisme.
Cette armée se résume à 3 choses : La férocité à l’égard de sa population, l’indignité devant le monde et devant l’Eternel et la lâcheté. Lâcheté parce que, les seuls hauts faits d’armes qu’elle a accomplis, c’était et c’est toujours face à ses propres citoyens désarmés et non entrainés. Indignité, parce que c’est la seule armée capable de violer et charcuter au grand jour et en public des femmes sans défense.
Au vu de tout ce qui précède, on peut aisément constater que l’armée guinéenne n’accomplit aucune des 3 missions minimales (4) que nous avons évoquées plus haut, d’où la légitimité de mon interrogation !
CONCLUSION :
Puisque mon argumentation a consisté à démontrer d’une part, que l’armée guinéenne n’est ni nationale, ni publique, et d’autre part, qu’elle n’accomplit aucune des missions minimales incombant à toute armée digne de ce nom, je dois donc tirer une ou des conséquences suite à ce constat.
1-Dissoudre cette armée : raser tous les camps militaires, confisquer armes et tenues et à la place des camps, y faire pousser des salades, des tomates, concombres ou d’autres plantes moins nuisibles et toxiques que cette armée ! Il faut un peu d’humour dans un texte caustique !
2-Restructurer totalement cette armée et sur le fond et sur la forme :
Sur le fond, il faudra épurer cette armée de toutes les crapules ce qui signifie dans ma tête, se débarrasser de 80% de son effectif. Après cette purge, procéder à un nouveau recrutement basé sur des conditions bien définies et acceptées par la population.
Sur la forme, tout militaire doit prêter serment qu’il ne tuera point un citoyen guinéen en dehors des cas de légitime défense ou lorsque ce citoyen constitue une menace pour les autres citoyens, bref les circonstances dans lesquelles un militaire pourrait être amené à tuer un civil doivent être listées, connues et acceptées par le peuple ou ses représentants !
3-La possibilité pour chaque citoyen à s’armer : Dans un pays ou l’armée est privée, il vaut mieux que chaque citoyen dispose d’une arme et de minutions, voire, que tous ceux qui ont les moyens disposent de leur propre petite troupe armée ! Dans un pays ou l’armée est privée, le citoyen n’est ni défendu ni protégé par cette armée, il doit donc seul se défendre et assurer sa sécurité, puisque l’armée appartient au tyran et non aux citoyens. Soyons donc logique jusqu’au bout : Ou bien l’armée est nationale et publique, dans cette hypothèse là, elle seule doit exister, elle seule a droit à la violence, mais en contrepartie, elle ne défendra que l’Etat, les citoyens, le territoire et non le tyran et ses courtisans. Ou bien elle est privée et ethnique, dans ce cas appliquons les règles de droit privé et que chacun puisse investir dans la violence !
Le principe selon lequel seul l’Etat a le monopole de la violence ne tient pas dans un Etat ou l’armée est privée, puisque la violence qui y est faite, n’est pas exercée au nom de l’Etat, mais au nom d’intérêts personnels et privés. Du moment que l’armée est privée et non publique, ethnique et non nationale, il faut appliquer le droit de la concurrence pour refuser la position dominante d’une seule grande armée privée, et de la concurrence qui en résultera entre plusieurs armées privées, régnera soit la paix ou arrivera l’apocalypse !
Quel est mon choix entre ces 3 propositions ? La deuxième !
SOW ALPHA BOUBACAR
FRANCE - LILLE
VOS COMMENTAIRES | |
| Sidy domby | 19/03/2012 14:48:09 |
| Une armée qui ne protége pas sa population finira toujours par se faire mâter,par des simple rebeldes dieu ne dort pas | |
| Fatoumata | 19/03/2012 18:30:43 |
| Vous n'avez pas à être interné car vous avez exprimé les faits. C'est la triste réalité. Nous avons une armée inutile et nuisible!!! Vos propositions devraient être soumises à un référendum au même titre qu'une constitution (l'actuelle étant mal élaborée et illégale car abrogée par décret)!! | |
| hafia | 19/03/2012 18:47:47 |
| walahi mon frere personne ne pourra te contredire que le ciel nous viens en aide | |
| AP.Diallo | 19/03/2012 19:13:31 |
| AP. Diallo Mon cher frère Sow, Ce ne sont pas là de simples fleurs que je te lance. René Descartes aurait été fier de toi et t´aurais compté parmi ses brillants élèves. Tu as choisi dans ton article l´évidence comme méthode déductive. Quelque part je suis quand même heureux d´être Guinéen sachant que j´ai des compatriotes de ton genre. Merci. Je souhaite du fond de moi-même que le peuple de Guinée arrive aux mêmes conclusions que toi, que nous choisissions tous et très vite ta deuxième proposition et que nous nous investissions effectivement pour atteindre ce but. | |
| Sangare | 19/03/2012 19:14:24 |
| Qui peut dissoudre cette armée constituée par des gens sans formation. Ce n'est en tout cas pas Alpha Condé qui est lui même pris dans les mailles du filet. Il est urgent pour la communauté internationale à travers l'Union Africaine et la CEDEAO de protéger la population civile en Guinée (Conakry). La récente sortie du Général Baldet pour interdire le meeting de l’opposition est la preuve que cette armée n'est pas au service de la nation. Si les frustration continuent le peuple finira par se révolter. | |
| Barry | 19/03/2012 20:23:25 |
| Merci beaucoup Mr. Sow pour votre analyse. "Lieber ein Ende mit dem Schrecken als ein Schrecken ohne Ende" Vous dites haut ce que beaucoup de citoyens pensent très bas. La Guinée est dépuis 1970 en Ôtage des criminels qui n´ont que la culture de la violence que leurs parents les ont légés. Y a t´il une différence entre le PDG de Sékou Touré et le RPG de Alpha Con? Avons nous présentement un état snipeur?. Le malheur de la Guinée est à l´actif de ses dirigens qui ont à leurs service, des animaux sauvages habillés en tenue militäre, qui n´ont pour mission que d´abattre les civiles. Honte à cette bande de criminel qui se reclament comme une Armée de la Rep. de Guinée. Quel honte pour l´humanité!! L´opposition guinéen doit exiger: 1. que les législatives soient organisées par L´ONU. 2. qu´une force de protection soit envoyer pour assurer la sécurité des civils en Guinée. Après Ndourou Bousse, Lansana Conté, Dadis, Alpha Con transformera la Guinée en cimétière. Barry | |
| Harouna | 19/03/2012 21:48:27 |
| WAW WAW WAW ISKIN YETTE SOW VOILA UNE PLUNE BIEN DETAILLEE. LE DIAGNOSTIQUE EST BIEN POSE. C'EST LA QUE RESIDE LE MALHEURD DE LA GUINEE. Harouna | |
| Lamine Diallo | 20/03/2012 00:05:51 |
| On ne peut pas dissoudre une armee nationale qui a ete creee pendant des annees, mais on peut dissoudre un governement. On peut reviser et re-eduquer une armee. Le role d'une armee n'est pas de defendre un etat, mais plutot de defendre un territoire, une nation et enfin de participer au developement de son pays. En guinee, l'armee est au service de l'etat en defendant les interets de la classe au pouvoir. N'oubliez pas que generalement l'armee guineenne est un corps de recyclage human compose essentiellement des personnes qui semblent manquer a leurs destins. De l'autre cote, il faudra eduquer l'opposition de pouvoir inculquer a ces forces de securite que l'armee devrait amie a tout le peuple pas a une classe. L'armee devrait savoir que le peuple l'aime et qu'elle doit aimer le people et le proteger du danger. Et Alpha Conde est un daner pour tous. Au Mali, ATT avait compris que Moussa Traore etait un danger a ecarter. Mais nos militaires sont seulement capables a prendre la chaise laisse par un cadavre. L'armee doit savoir qu'elle vit des biens du peuple et non les biens d;un gouvernement, etc... Mais tout cela c'est le devoir de l'opposition de leur dire le role d'une armee dans une nation. Mais personne des opposants n'a encore moraliser l' armee. | |
| Baldé Kandia-Haïdara | 20/03/2012 00:27:10 |
| Merci mon Frère SOW de cette analyse rigoureuse et correcte;peut-être une seule nuance: certains citoyens qui croyaient faire carrière dans une armée républicaine ont été noyes dans la masse négative. Il faut dire que c'est Sékou Touré, le plus grand malheur de la Guinée ,qui ,le premier a dévoyé l'armée guinéenne, en la rendant violente contre son propre peuple, en la transformant en gardienne d'un vaste camp de concentration qu'était devenue la Guinée.Alpha Condé se vante en croyant avoir fait du bon travail en retraitant quelques militaires , mais on sait qu'il est entrain de les remplacer par des miliciens ethniques; ce qui donne encore raison à SOW. On sait également que des donzos habillés en gendarmes que j'appelle alphadonzos continuent de sévir contre nos populations sur des bases ethniques. A l'époque , je suggérais aux autres partis politiques de créer leurs propres milices face à cette armée privée de Alpha. Donc je rejoins entièrement Sow sur ce plan. Barry et Sangaré ont raison de dire que la Communauté Internationale doit se mêler de cette question et taillant réellement dans les effectifs de l'armée guinéenne. Malheureusement, l'opposition est muette sur cette question essentielle. Merci Sow; allons donc dans l'option 2. | |
| kourouma | 20/03/2012 04:14:13 |
| WOW BIENTOT LA REPUBLIQUE DES POULIS EN GUINEE. | |
| WILTORD TRAORE Riyad | 20/03/2012 07:14:51 |
| Depuis après les attaques rebelles de 2000, l'armée Guinéenne est devenue une armée qui agit contre son peuple. Ceci va sans dire.Pour en exemplifier, les meurtres des grèves repétées de 2007 et la barbarie du 28 septembre 2009 en sont une preuve éloquente. Alors, il me semble bien que cette armée doit etre réorganisée dans ses roles vis à vis de sa population.Si non une impression m'inquiète à plus d'un titre, c'est le fait que si les rebelles nous attaquaient maintenant quel sera le role de cette armée dont la cible première est sa propre population? J'ai toujours écrit, voyons l'avenir devant nous et revenons à la raison.L'armée guinéenne est composée de nos propres parents: cousins,amis, frères, etc...Donc nous memes devons jouer le role qui est le notre:C'est sensibiliser nos proches qui constituent cette armée afin qu'elle sache qu'elle se retourne toujours contre ses propres parents.Aussi un jour ou un autre elle aura un compte à rendre ici ou à l'au de là.Vive le peuple de Guinée, vive dans la paix le vaillant peuple de Guinée. | |
| SADIO BARRY | 20/03/2012 08:23:21 |
| Ce Boubacar Sow, nous l'avions déjà remarqué depuis l'année passée. Un talent, grand cerveau guinéen. Entrez son nom dans "Chercher dans GuineePresse.info". Vous aurez accès à d'autres articles ou analyses de la personne et vous jugerez vous mêmes ! | |
| Boubacar Sow | 20/03/2012 10:31:51 |
| Monsieur Sow, votre introduction est on ne peut plus clair sur les réactions que susciterons vos propos sur l'armée guinéenne. Vous parlez même de certains qui vous demanderont d'être intrené dans un asile psychiatrique. Je ne veux pas aller jusque la pour le respect que je vous dois. Mais, en lisant votre texte je trouve que votre conclusion déconstruit de façon on ne peut plus clair votre hypothèse sur l'arméee guinéenne. Votre argumentaire arrivant à la conclusion que l'armée guinéenne devrait être dissoute, vous empêche de proposer sur la même conclusion, la restructuration de la même armée qui devra être dissoute sélon vous. tel étant votre point de vue, peut-on dans ce cas, restructurer ce qui est dissoud ou distiné à être dissoud ? a mon sens c'est non. Par contre, on peut envisager de recréer ce qui est dissoud en changeant entre autres, les objectifs, les attributions, la missions, la finalité....Merci à vous | |
| simbo | 20/03/2012 11:15:53 |
| Merci pour cette analyse de notre armée! mais je me pose une question depuis la lecture de ton analyse: la définition de l'armée, ses rôles et ses limites 1- A mon avis l'armée a cessé de toute intervention publique contre les manifestations sociales,laissant la place à la gendarmerie et la police et cela depuis bientôt un an. 2- tu as essayé de décrire 3 rôles de l'armée mais en fin tu n'as donné qu'un seul (celui de la defense de la securité de l'Etat et non dans l'Etat). la securité dans l'Etat est la mission regalienne de la police et de la gendarmerie qui justement , intervient pour les maitiens d'ordre (même si ces dernières abusent aussi). 3- en fin l'armée dont il est question vient de la population elle même et c'est la population qui a voulu qu'elle soit ce qu'elle est aujourd'hui; car celui qui ne sait pas quoi de faire son enfant(bandit, drogué etc) cherche par tous les moyens d'integrer ce type dans l'armée. Alors à quila faute??? je dirai sans risque de me tromper que c'est nous tous. Et je suis d'accord que tu te considére un peu fou par rapport à ta solution proposée (elle n'est pas réalisable). En fin c'est un conseil que je te donne: ne considère jamais ton pays comme un bout de terre (très péjoratif)quelque soit ta position; cela est un indicateur performant pour determiner ton amour vis avis de ta source. wa salam!!! | |
| adjudant X | 20/03/2012 13:46:21 |
| Cher compatriotes: Je vous informes que ce sont les commissaires de police et les commandants de la gendarmerie qui ordonnent les attaques a mains armees en Guinee. Ils sont en connivence avec les chefs d' etat majors de l' armee. Ils percoivent leurs pourcentages a chaque operation. Si non comment expliquez-vous le multiples attaques avec tous les barrages qui sont en place en Guinee. | |
| alfa omarA | 20/03/2012 13:52:30 |
| BONJOUR MER SOW FAUT MIEUX DE RESTRUCTURE QUE DE DISSOUDRE | |
| alfa omar | 20/03/2012 14:20:13 |
| BONJOUR MER SOW APRES AVOIR LIS VOTRE ARTUCLE SA MA BEAUCOUP EMIT PARCEQUE SE LA REALITE .MAIS FAUT MIEUX ESSAYER DE RESOUDRE QUE DE DISSOUDRE | |
| Diallo | 20/03/2012 15:10:31 |
| LE MALHEUR DE LA GUINEE NE VIENT QUE DES CHEF MANDEN OU MALINKE L' armée Guinéenne transformée en demon par Sekou Touré le geni du mal et son comité révolutionnaire. Sekou Touré s'est inspiré de Samory Touré et Alpha Condé s'inspire de Sekou Touré; Je ramenerai la Guinée la ou la laissé Sekou Touré. Voici des passage tiré dans: http://www.campboiro.org/bibliotheque/kaba41/cabel.html#enfanteras Dès la création de l'Armée, Sékou Touré la divisa en ethnie (Soussous, Peulhs, Malinkés, Forestiers) et les opposa les unes aux autres. A l'intérieur de chaque ethnie, il a ses hommes, surtout parmi les subalternes qu'il oppose aux officiers. Sur dix militaires, six au moins sont ses agents. A la tête de chaque camp, de chaque armée, il a placé un officier malinké parce que lui-même se réclame de cette ethnie. Il faut tout de suite dire que les Malinkés sont les plus nombreux dans l'Armée. Sur dix militaires, on peut compter un Soussou, un Peulh et un Forestier. Le règne de Sékou, c'est le règne des Malinkés. Ces dispositions sont les mêmes dans l'administration, dans le Parti et cela à tous les échelons, jusqu'au sein du Bureau politique national et du Comité central. Je vous ai dit que l'une des méthodes de Sékou est de prêcher le faux pour avoir le vrai, mais au fond le vrai même est faux. Suivez-moi, lecteurs, quand je vous dis que Sékou est un génie du mal : Sékou et Emile Cissé vont tisser savamment le complot de 1969. La cellule n° 72 La cellule n° 72 est la dernière des deux longs bâtiments de la mort aux portes de fer. Elle est tout juste à deux mètres des WC, WC dans lesquels nous vidions nos pots de nuit chinois, un à un, cellule par cellule, baïonnettes aux fesses, à partir de 4 heures du matin. C'est dans cette cellule n° 72 que Fodéba Keita, bâtisseur du Camp Boiro, a fini ses jours. Sur un mur de la cellule, gravée à l'aide d'une pointe, on peut lire cette confession lumineuse, signée Keita Fodéba : « J'ai toujours servi une cause injuste et pour ce faire, j'ai utilisé l'arbitraire. J'étais chargé d'arrêter tous ceux qui sont susceptibles d'exprimer la volonté populaire. Je n'ai compris que lorsque je fus arrêté à mon tour. Le jour fatidique arriva …» L'Exécution Fodéba qui n'avait jamais tenu une houe dans sa main, tint une pioche et une pelle pour creuser sa tombe ; à sa droite, Barry Diawadou creusait la sienne. Les condamnés à mort creusaient leur dernière demeure en pleurant. La nuit était d'encre, les phares des camions, qui les avaient transportés là, trouaient la nuit pour leur permettre de travailler tout en éclairant leur peur. Au bas de la montagne, l'air était plutôt froid mais eux ne sentaient rien. Devant eux et derrière eux, les baïonnettes des pistolets mitrailleurs soviétiques brillaient dans la nuit comme le ventre des poissons qui se retournent dans l'eau de la rivière. Mêlé aux sanglots, on pouvait percevoir le murmure des versets du Coran. Ils étaient tous en tenue bleue de chauffe des détenus. Ils étaient méconnaissables avec leur maigreur extrême et surtout avec leur barbe de plusieurs mois. A gauche de Fodéba, son ami Fofana Karim, ministre des Mines et de la Géologie. Kaman était à l'extrême droite. Il creusait sa tombe sous les baïonnettes de ses soldats d'hier. Depuis 2 heures du matin, ces infortunés creusent. A 4 heures 15 le trou du plus vaillant arrivait tout juste à ses genoux. — C'est pas fini non ? cria un officier d'escorte. Pas de réponse, il passa devant chacun, inspecta, tempêta, injuria puis ordonna: — Reliez vos trous ! Fodéba pleurait ; il regarda Diawadou qui cessa de creuser et qui récitait toujours son « Yasin », un long verset du Coran. Keïta Fodéba relia son trou à celui de Diawadou avec quelques coups maladroits de la pioche, puis parla : — Ce qui est passé est passé. Tu étais du BAG et moi du RDA. C'est de la politique. Toi et moi sommes maintenant devant Dieu, c'est-à-dire devant la mort ; nous devons nous pardonner nos erreurs d'hier. Vois-tu, nous avons la même tombe. Donnons-nous la main. Tiens, voici la mienne. Fodéba tendit sa main, Diawadou la refusa et c'est à ce moment que les rafales partirent. Chaque tireur, comme pour s'amuser, vida son chargeur au jugé. Presque tous les corps furent projetés par derrière, en dehors du trou. Un membre du BPN, comme toujours, passa au contrôle, suivi par l'officier qui commandait l'expédition. L'homme politique, lui, supervise et doit rendre compte après à Sékou qui dira un jour : « je n'étais pas seul ». Chaque exécution, de 1959 à 1980, est toujours supervisée par un haut cadre du Parti ou de l'Etat. Le contrôle fut long. Le nombre de cadavres devait correspondre au chiffre qu'il avait sur le papier , il avait le coeur serré et les pieds pesants, le membre du BPN. Il connaissait parfaitement chacun d'eux. Les corps déchiquetés de ses frères, amis ou camarades étaient là sous ses yeux comme s'ils n'avaient jamais existé. Par routine, il devait donner le coup de grâce mais, par oubli ou manquant de coeur, il ne le fit pas. Son gros pistolet de marque soviétique lui glissait de la main, de sa main pleine de sueur. Il tendit l'arme à l'officier qui le suivait. Ce dernier la prit sans poser de question. Toute question était inutile. Chacun des corps était sans souffle et si le ministre membre du BPN avait là ses amis, lui aussi avait les siens, supérieurs et inférieurs. Leur mission à eux deux était plutôt ingrate, pénible, déchirante, mais l'ordre donné devait être exécuté, se disait-il. Arrivé devant ce qui restait de Keita Fodéba et de Barry Diawadou, le membre du BPN resta plus longuement qu'il ne l'avait fait devant ceux des autres assassinés : Barry Diawadou avait sa tête sur la poitrine de Fodéba dans cette position de deux amants endormis, épuisés d'étreintes ; Fodéba le visage tourné vers le ciel, celui de Diawadou vers la terre. — Ils furent de grands hommes, prononça le membre du BPN comme pour lui-même. L'officier à ses côtés l'entendit et dit à son tour : — Tous ceux qui sont là furent grands, n'est-ce pas ? Le ministre à cette réplique tenta de se ressaisir. Il se raidit, bredouilla mais sa voix le trahissait ; elle avait refusé de quitter sa poitrine pour le suivre dans la reconquête de sa personne. Ils quittèrent enfin les deux cadavres et poursuivirent leur contrôle, mettant un petit trait devant le nom de chaque abattu en s'éclairant d'une torche de poche. Les phares des camions et ceux de la jeep de commandement trouaient toujours la nuit. Les soldats tireurs étaient derrière eux et ne parlaient pas. Imperceptiblement, le jour grignotait la nuit. Le contrôle terminé, le membre du BPN donna l'ordre de fermer la longue fosse commune. — Enterrez ! commanda l'officier. A peine les corvéables se saisirent-ils des pelles qu'un vent formidable se leva et roula sur tout le bas de la montagne comme pour rendre, à la place des humains, un dernier hommage à ces hommes qu'on ensevelissait là, ces hommes qui ont dit non à la domination étrangère, pour dire oui à une Guinée libre, heureuse, ces hommes qui ont fait de longues et bonnes études, qui ont sacrifié leur biens, leurs familles pour que la Guinée vive et prospère, à ces hommes, dis-je, qui nuit et jour, sous le soleil et sous la pluie, ont donné plus que le meilleur d'eux-mêmes à Sékou et à sa prétendue « Révolution » et qui ont piteusement perdu leur vie sans l'avoir pleinement vécue. Aucun d'entre eux, à part Barry Diawadou, n'avait ses 50 ans. Sékou Touré et le colonel Kam. Barry Diawadou Un numéro de « Fraternité-matin » 12 quotidien ivoirien, trouvé sur sa table, fut l'abominable motif de l'arrestation de Barry Diawadou, fondateur du Bloc africain de Guinée (BAG). La pendaison Le camion Zil soviétique sortit du camp Boiro et se dirigea vers Conakry. La nuit était tardive. Les détenus, dans leur bleu de chauffe, menottés, se demandaient bien où on les conduisait. Si c'est pour l'exécution, c'est plutôt vers la banlieue qu'on devrait se diriger. Le camion se gara sous le pont qui passe au-dessus de l'autoroute non loin de Syli-Cinéma. Ils aperçurent les cordes et comprirent aussitôt. Ils ne pouvaient pas savoir qu'ils étaient condamnés par l'Assemblée nationale a être pendus. L'Assemblée nationale, c'est Sékou Touré . Ses membres désignés et non élus devaient simplement ratifier ses diktats. La plupart d'entre eux se sont retrouvés à Boiro après avoir condamné les autres, sans que leur immunité parlementaire soit levée. On fit monter le premier condamné sur la cabine du camion, on le maintint bon et là-haut, sur le pont, Mamady passa la corde à son cou et commanda au chauffeur :— En avant. Le détenu se balança au bout de sa corde ; ses soubresauts furent de courte durée. Déjà le camion faisait marche arrière pour se placer exactement sous les cordes déjà préparées là-haut, attachées au garde-fou du pont. Ils étaient quatre à être pendus. Parmi les trois qui restaient, un pleura ; les autres récitaient les versets du Coran. Ils furent tous pendus et Mamady rentra chez lui : il a pu dormir et prendre son petit café le matin, prendre ses enfants dans ses bras, embrasser sa femme comme si de rien n'était. Sékou, dans son palais, faisait de même. Et tenez-vous bien : à chaque fois qu'il effectue un voyage important à l'extérieur ou qu'une conférence inter-africaine ou internationale a lieu en Guinée, Sékou fait un sacrifice humain. On a pendu les ministres Le Comité révolutionnaire ou la machine à tuer Le Comité révolutionnaire, Le Comité révolutionnaire, pour vite expédier des hommes à la mort, s'est subdivisé en plusieurs sous-comités. Le président de chaque commission a sa liste des détenus à interroger. Chaque sous-comité a son bureau et plusieurs membres. Les présidents des sous-comités connus sont : * Siaka Touré * Moussa Diakité * Keita Mamady * Emile Cissé * Kéra Karim… et comme chef d'orchestre * Ismaël Touré Collaborent avec la commission, des cadres que le commun des citoyens prend pour des anges. Sékou a toujours associé à ses crimes, d'honnêtes gens dont la plupart, à la longue, y prennent goût, malheureusement. Des représentants des travailleurs, de l'Armée, de la Jeunesse, des fédérations de la capitale et tous les frères et beaux-frères de Sékou sont membres du Comité révolutionnaire. C'est ainsi que dès après l'agression, Mamady fut membre du Comité révolutionnaire en tant que président du comité d'unité militaire du Bataillon du Quartier Général, mais aussi en sa qualité de membre de la famille de Sékou. Les ressortissants non intelligents de Faranah, de Beyla et de Kankan se croient membres de la famille de Sékou. Depuis Samory, les Kankanais n'aiment pas les Touré. Mais dans le Bureau politique national et dans le Gouvernement, des hommes influents tels que Siaka Touré, Moussa Diakité, Sangaré Toumani, Diané Lansana… sont originaires de Kankan. Ce sont eux qui soutiennent et protègent leurs frères. Et pourtant Sékou a ravagé cette ville de Kankan. A chaque sous-comité révolutionnaire, est attaché un commissaire ou un inspecteur. Des journalistes, tel que Fodé Bérété, font partie de la commission d'enquête. A sa disposition, le Comité révolutionnaire a le grand fichier soigneusement tenu à jour depuis 1959. Il n'y a pas un seul cadre guinéen de l'intérieur comme de l'extérieur qui ne se trouve sur les fiches de Sékou Touré . L'Etat guinéen de Sékou est un Etat policier. La collecte du renseignement se fait de la base au sommet. Rien ne lui échappe donc. Sa police régulière, la police d'Etat, est de trop. Il peut même la supprimer, la police secrète de Siaka étant la plus forte. Sur la fiche de chaque cadre sont notés des petits détails de sa vie. Pour rendre vraisemblable la déposition d'un détenu, la commission se sert justement de sa fiche, c'est-à-dire des détails vrais de sa vie. Comment l'opinion ne croirait-elle pas à une telle déposition, si détaillée, de la bouche de l'inculpé ? La Guinée, et cela jusqu'à celle de Diallo Telli en 1976, a toujours cru aux dépositions, partant aux « complots », à la trahison de leurs fils, de leur époux, de leurs frères. Et pour le complot de 1970, l'agression est là pour confirmer la véracité des dépositions. L'une des méthodes du Comité révolutionnaire est de faire dénoncer quelqu'un par celui qui le connaît le mieux. C'est ainsi qu'on brûlera impitoyablement un fils pour dénoncer son père. C'est ainsi que des amis, des membres d'une même famille, un mari et sa femme, se sont retrouvés à Boiro. Le commissaire Mama Fofana a dénoncé El Hadj Fofana, ancien trésorier du Parti, qui est son oncle, et a dénoncé également le ministre Sagno Mamady et le gouverneur Condé Emile, ses deux grands amis. L'essentiel est de ne point se retrouver entre les griffes de Sékou, entre les griffes de ses tortionnaires. Ici à Boiro, à Kindia, à Alpha Yaya et à Kankan, des hommes, des femmes ont maudit leur mère et leur père de les avoir mis au monde. Nous avons cherché ici la mort salvatrice pour échapper à la douleur, cette douleur qui vous fait vomir la vie et l'espoir. Diallo Mamadou | |
| la vérité | 21/03/2012 10:40:51 |
| Ce fut ainsi depuis le début et ça risque d'être ainsi jusqu'à la fin. Ailleurs, en Europe comme aux Etats Unis, des crimmes ont été commis par ceux qui ont voulu dominer les autres. On parle toujours des crimes nazi et de l'ensamble des morts des différentes attrocités. Parmi eux, les victimes des guerres civiles (Libéria, Sierra Léone, Soudan etc.) de même que ceux de l'Etat Guinéen sont à comptabiliser. Quand on parle ces vérités, les nostalgiques avances des idées telles "au temps de Sékou Touré, les guinéens étaient respectés et notre richesse était préservée,....". Ce qu'ils ne disent pas c'est le fait, qu'à cette période, tout le monde avait pirtié du peuple martir de Guinée car sachant le calvaire que nous vivions. Conté et Dadis ne nous ont pas permis de voir le bout du Tunel. Konaté, avec l'aide de la majorité des guinéens, pensant résoudre le problème de la Guinée a opté pour un homme nouveau dans la gestion de la Guinée. Aujourd'hui, nous avions voulu tourner les pages de Sékou, de conté, de Dadis et de Sékouba. Ainsi, nous avons voté pour un opposant historique que nous savions pas mêlé aux mauvaises gestions et aux crimes commis par l'Etat puisque n'ayant pas exercé un poste de décision d'où il aurait pu nous nuire. De surcrois, lui même a été victime des injustices de ceux qui l'ont précédé à ce poste de premier magistrat de la Guinée. Les résultats de notre dernier choix nous montrent tous que nous nous sommes largement éloignés de nos objectifs et de nos embitions. Celui pour lequel nous avons voté et sur lequel nous avons placés tous nos espoires de changement n'a choisi que ceux qui ont servit les autres régimes pour ses plus proches collaborateurs. Dans quels buts? Changer ce qui se passait jusque là? Non à mon sens. | |