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La R. Guinée et la Honte


2012-03-27 11:26:49

Et pourtant, j’aime cet endroit que l’on appela ‘’Les rivières du Sud’’. Mon pays est kidnappé par des individus qui se disent être fils et filles du pays. Ils prônent l’amour de cette terre martyrisée depuis son accession à l’indépendance qui à se demander à quoi a-t-elle servi cette indépendance dont on chante si vaillamment et gaillardement en exprimant haut et fort des mensonges qui n’ont rien à voir avec les réalités qui ont conduit notre pays à l’indépendance. Du coup je me pose des questions et m’efforce à creuser dans mes souvenirs car j’avais presque atteint ma dix-huitième année de séjour sur terre grâce à la volonté de Dieu.

J’ai beau cherché à me rappeler des champs de batail où se seraient déroulés des combats aussi acharnés comme il est dit dans notre hymne je cite ‘’ De nos frères Morts sur le champ d’honneur,  En libérant l’Afrique, Le peuple de Guinée Prêchant l’unité etc.’’ C’est un mensonge.

Dans ces années 1950, aucun mouvement combattant en Afrique Occidentale Française n’existait. Le Ghana avait obtenu son indépendance sur le plateau sans même dispute à plus forte raison combat militaire. La Guinée non plus n’a pas eu à batailler pour son indépendance.  Le nombre de victimes massacré par le premier régime guinéen dépasse de loin celui des victimes des camps nazis en opérant une projection comparative réelle à l’échèle de notre pays.  Hors-mise la raclée infligée par le PDG – RDA, nous avons bénéficié de quelques  leçons de carnage dans les années post Sékou Touré. Ce n’est pas la peine de les énumérer car même les nourrissons le savent.

En temps de la présence française, jamais il n’y a eu des morts entassés dans les rues de Conakry ou n’importe quelle ville en Guinée ou ailleurs. La vie humaine avait une valeur qui lui appartient aujourd’hui dans tous les pays civilisés et modernes. En Guinée, la vie d’un individu appartient aux tenants du pouvoir.  Celui qui tient le pouvoir au nom de la démocratie ne respecte en rien cette démocratie qui pour lui l’a servit que pour atteindre le sommet. Une fois installé,  adieu les démocrates modernes. Tout est confisqué par les tenants du pouvoir. Les autres n’ont droit à rien du tout. Le système que veut implanter le Professeur Alpha Condé est la démocratie telle que l’on a fait comprendre aux illettrés en Guinée. Tout ce que pensent les autres, n’est pas acceptable. Personne ne être accueilli par des sympathisants car selon ce que véhiculent les désinformateurs bien aguerris,  ce ne sont les autres leaders qui sont élus par conséquence ils n’ont pas droit à être accueillis par des foules en liesse ni tenir des meetings pour parler au peuple. Ils n’ont pas droit de parole dans les médias ni droit d’être cités par les médias si ce n’est  en négatif. Les parades du pouvoir sont toutes les 24 heures de chaque journée. Des cortèges de la première dame des Ministres en mission de désinformation à Labé par exemple où les farceurs sont allés fêter l’an 1 de la galère RPG. Des avions loués pour faire promener la première pour faire la promotion du professeur Président. Tout ça, restera dans les abîmes de l’esprit des guinéens souffrants et abusés.

Je m’excuse d’ouvrir une parenthèse pour vous parler de ce qui se passe au Mali. { Si vous vous souvenez, le président ATT avait dans le temps fait comprendre dans un article d’un grand quotidien sénégalais et  qui avait été publié par des sites guinéens, qu’il était fier de sa culture peulh dans laquelle il a été éduqué. Eh bien cette remarque avait heurté de plein fouet notre régime ethnocentrique et anti-peulh.  Et je dis et ça se prouvera un jour, que notre belliqueux président n’est pas étrange à ce coup qui a dégagé ATT du pouvoir avant les élections présidentielles du Mali. Une réussite de ces élections, serait un fiasco pour notre Prof. Malheureusement pour le Sénégal vient de nous montrer la voie de la raison. C’est fou, c’est un peulh qui est élu pour toutes les filles et tous les fils du Sénégal. Aujourd’hui être sénégalais est devenu à jamais une référence d’une valeur humaine et de civilité inestimable. Vive le Sénégal.}

Chers guinéens, Demandez-vous si nos gouvernants actuels connaissent la forme ou l’ombre de la honte.  Évidement qu’ils n’ont rien secouer d’avoir honte ou non. Il faut tout ne parle que du Professeur Alpha Condé. Madame distribue des cadeaux des bus, des tracteurs, de l’engrais, des billets de banque, des livres d’écoles, des bibliothèques etc. Etc. Tout ce que l’État devrait fournir au peuple et qui est la propriété du peuple est montré comme un don du professeur ou de sa Dame. Ce sont des actes de corruption et d’abus de biens sociaux. Il y a aussi aujourd’hui l’expression qui détermine le bon et le mauvais guinéen. Monsieur le petit Ministre Bantma  SOW disait à Labé que tout bon guinéen doit suivre l’idéologie du Professeur Alpha Condé. Notre super Ministre entouré de gardiens sofas mandingue chantait la même chanson. La salle où se tenait cette ‘’Mamaya’’ était triste et presque vide car trop exigüe. Ils appellent à la paix alors qu’ils sont fin prêts pour massacrer tous ceux qui ne seront pas avec eux.  Ce qui est révoltant, c’est le degré d’abroutissement qui encadre les journalistes et éditorialistes de la RTG. Ils n’ont aucune honte de parler à la longueur de la journée des faits et geste d’un seul individu qui Professeur Alpha Condé. Quelle mythomanie gangrène les cerveaux obtus de ces griots d’un autre temps ?

Mohamed-Kaba SOW,  France

Pour un peu répondre à mes détracteurs dans les commentaires de mes contributions, je publierai de temps en temps un de mes poèmes et paroles de chanson. Aujourd’hui je vous propose cette ode à mon pays.

REVENIR

Tu dois revenir et rester sous ton toit

Berceau sans appuis ni charpentes à l’qu’erre.

Sous ce manteau bleu des étés en tournoi,

Tu vas retrouver la magie de ta terre.

Brodés de fils d’or, s’écoulant des hauteurs,

Des fleuves millénaires serpentent dans le vert.

L’azur des tropiques qui séduit tous les cœurs,

Calmera ton âme au mépris des déserts.

Réponds à l’appel de tes souvenirs,

Comme un affluant, raffermit tes liens.

Ailleurs, les plaisirs iront par finir,

Pour tous les métèques négligeant les siens.

Car les cocotiers ne sont des sapins.

Non plus les forêts, ne sont en béton.

Assez de vivre de l’étrange pain,

Qui pour ta sueur n’a jamais été bon.                  

Mohamed-Kaba SOW - Juin 1987


 

5 commentaire(s) || Écrire un commentaire

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VOS COMMENTAIRES

frank27/03/2012 14:50:05
merci mr Sow si notre alpha condé dit professeur savait lire ...
hafia27/03/2012 18:18:33
ecoutez toutes les personnes qui ont eu la chance de connaitre la culture peul sont fieres,sauf peut-etre des gens qui ont jures extreminer ces peuls,tout ce que cette belle communaute doit faire est de chercher a promouvoir la cohesion et ´dieu nous aidera,que de chercher a s´entre saboter un proverbe dit ton mauvais est meilleur que le bon d´autrui,
Djibril DORE28/03/2012 11:09:49
Il serait intéressant de publier cette interview en dehors des commentaires (lien ousmane diallo blog).
DADIS-KONATE : la guerre continue
De passage à Ouagadougou en provenance de Lomé et Niamey, j’ai rendu visite, ce jeudi 22 mars 2012, au Président Moussa Dadis Camara en séjour dans la capitale du Faso depuis trois ans. Logé dans le quartier chic de Ouaga 2000, le bouillant Capitaine n’a point perdu sa verve. Il est, cependant, devenu plus serein et pondéré. Arrivé à sa Résidence de Ouaga 2000, située non loin du palais Kosyam (Présidence de la République du Faso), l’ex homme fort de Conakry m’a accueilli avec beaucoup d’enthousiasme.
D’un sujet à un autre, nous sommes parvenus, malgré lui, à un entretien plus ou moins long, nonobstant la réticence du Capitaine Dadis Camara d’aborder certains sujets comme celui des attaques du général Konaté contre sa personne. A noter que le Capitaine est venu plus tard, me rendre visite à l’hôtel, situé dans le même quartier.

Entretien à bâton rompu avec un Dadis en pleine forme. Bonne lecture.
Le Défi : Bonjour Monsieur le Président, Comment allez-vous ?
Capitaine Dadis Camara : Je vais bien comme vous le constatez. Je suis en pleine forme et rien ne me manque ici. J’ai tout ce qu’il faut et cela grâce à Dieu le Tout-Puissant, au peuple burkinabè et à mon grand frère le Président Blaise Compaoré qui ne ménage aucun effort pour m’entourer de tous les soins. Je les en remercie infiniment.
Le Défi : Avez-vous des nouvelles de notre pays, la Guinée ?
Capitaine Moussa Dadis Camara : Oui, je suis régulièrement informé de ce qui s’y passe. En plus de la famille et des amis, je suis en contact régulier avec monsieur le Président Alpha Condé, que je salue et encourage au passage. Certains frères de l’opposition aussi me rendent souvent visite lorsqu’ils sont de passage ici à Ouagadougou. Je les en remercie tous.
Le Défi : Alors, quand est-ce comptez-vous retourner au pays ?
Moussa Dadis Camara : j’y retournerai lorsque Dieu, le Tout-Puissant, le voudra.
Le Défi : Par ailleurs, avez-vous entendu ce que le Général Sékouba Konaté a dit de vous ?
Moussa Dadis Camara : Vous savez, cela me fait vraiment rire, oh mon Dieu !
Le Défi : Que vous soyez attaqué et insulté par Konaté, cela vous fait-il rire ?
Moussa Dadis Camara : Oui, franchement c’est marrant. Konaté, m’insulter moi Dadis ? Ça doit étonner plus d’un militaire guinéen (rires nourris). Je ne considère pas ça du tout.
Le Défi : C’est quand même la deuxième fois que votre ami vous attaque et vous insulte non ?
Moussa Dadis Camara: Oui en effet. Mais vous savez, cela peut très bien se comprendre. Il tente en vain de déverser son venin. Il faut le comprendre, il a été plusieurs fois frustré pour ne pas dire complètement meurtri. D’abord pour n’avoir pas pu prendre le pouvoir à la mort du général Lansana Conté et aussi, pour d’autres raisons très graves et plus ou moins connues.
Le Défi : N’est-ce pas lui qui vous a donné le pouvoir ?
Moussa Dadis Camara : Non et non !
Non, pas du tout mon cher ami, vous le savez bien. (Ndlr : A cet instant le ton commence sérieusement à monter)
Le Défi : Non je n’en sais rien, sans blague, monsieur le Président !
Moussa Dadis Camara : Alors, à la mort du général Lansana Conté, paix à son âme, nous étions trois postulants pour le même fauteuil. Il y avait lui Sékouba, le Général Mamadouba Toto Camara et moi-même. Personne de nous trois ne voulait laisser pour l’autre. C’est à travers la troupe et le collectif des officiers présents ce jour au camp Alpha Yaya Diallo, dont le Général Mathurin Bangoura, qui pilotait les discutions et les négociations, que j’ai été choisi. Figurez-vous que je n’étais même pas dans la salle de réunion à l’étage pour les pourparlers. Je suis resté serein avec mes hommes et la troupe dehors, et eux, étaient à l’intérieur pour trouver une solution. C’est, un moment après, que le Général Mathurin Bangoura est venu au balcon du premier étage du bloc administratif, du Camp Alpha Yaya Diallo, pour me dire ceci : « Mon Capitaine Dadis, venez ici s’il vous plait. Montez, tout est déjà fini ! »
A cet instant, les hommes étaient prêts à ouvrir le feu si jamais quelqu’un, outre que moi, tentait de toucher au pouvoir. J’ai passé beaucoup de temps à préparer ce jour et je ne voyais pas comment quelqu’un qui n’a aucune attache, aucune base avec les hommes de rang, les sous-officiers et officiers, et qui ne savait même pas ce qui se passait dans la capitale et qui était en plus, basé à l’intérieur du pays, à Macenta, à la frontière libérienne depuis plus de dix ans, avec seulement un petit détachement militaire qui est loin d’être un bataillon, prendre le pouvoir devant moi. Moi qui sais aimer et respecter la troupe. J’étais suffisamment fort et bien entouré, bien encadré par le collectif des officiers, sous-officiers et hommes de rang pour prendre, sans que personne n’ose me contredire, le pouvoir. C’est ainsi, circonstances obligent, après des discutions houleuses, qu’il a été déclaré publiquement par le collectif : « Capitaine Dadis, après débats et avis, vous êtes le Président du CNDD, Président de la République et Commandant en Chef des Forces Armées de Guinée ».
A cet instant, Sékouba Konaté a failli se suicider mais en fait, il n’osait même pas montrer sa frustration au risque de se faire discipliner par les hommes, ivres de joie et de fierté. Vous pouvez vérifier tout ça en interrogeant certains officiers dont le Général Mathurin Bangoura (actuel ministre de l’Habitat), le Colonel Tidiane Camara (ex Directeur des Garages du Gouvernement), Le Colonel Claude Pivi (ministre de la Sécurité présidentielle), le Général Idi Amin (actuel Directeur de Cabinet du ministère de la Défense) et le Colonel Moussa Keita pour ne citer que ceux-là. Tous ont participé à la rédaction du Communiqué du CNDD pour la prise du pouvoir. Ils sont à Conakry, ils peuvent en témoigner. C’est à BATA (Bataillon Autonome des Troupes Aéroportés) que ce communiqué a été rédigé par le collectif des officiers et sous-officiers.
Et, c’est de là, avec la permission de ce collectif et à cause de tout le respect dont je jouis de la part des officiers, sous-officiers et hommes de rang, que je suis allé, accompagné d’un groupe important dont Sékouba Konaté lui même, à la RTG (Radio Télévision Guinéenne) pour lire la déclaration de la prise du pouvoir par l’armée. C’est dans son fief de BATA, où il était le Commandant que je me suis imposé sur lui. Devant ses hommes qui étaient acquis à ma cause et qui me font entièrement confiance. Sékouba m’a même supplié à la RTG de Koloma de le laisser lire le communiqué ; ce que j’ai balayé d’un revers de main.
En plus, la troupe mise de côté, entre nous militaires, on se connaît bien. Ce n’est pas puisque quelqu’un est gros qu’il est forcément fort. Entre nous, nous savons qui est capable de quoi.
Le Défi : Oui, mais vous dites que Sékouba Konaté serait frustré pour plusieurs raisons, mais vous n’avez évoqué qu’une seule, n’est-ce pas ?
Moussa Dadis Camara : Encore une fois, je ne veux pas parler de ça si non, j’ai beaucoup de choses à dire. Des choses très graves, mais pour l’instant je préfère garder le silence. Il est quand même facile de comprendre quelqu’un qui a été aussi frustré, aussi bafoué dans sa dignité, s’il en a une, comme Sékouba. La première frustration comme je le disais tantôt, c’est le fait de voir le pouvoir lui échapper à la mort du Général Conté. Ensuite, malgré l’attentat ourdi et perpétré contre ma personne, je ne suis non seulement pas mort, mais en plus on n’a pas pu effacer ma mémoire, mes souvenirs, ce que je sais de lui et d’autres, comme pour tourner, et définitivement alors, une page encombrante.
Plus grave que toutes ces frustrations précitées, vous n’êtes pas sans savoir, en guise de rappel, que les braves femmes de Kaloum, qui savent beaucoup de choses et qui sont nos mamans, on révélé au grand jour, sa vraie identité familiale (Ndlr : Allusion faite à la sortie fracassante des femmes de Conakry contre le général Konaté après la présidentielle du 27 juin 2010. Dadis était déjà en exil au Burkina Faso). Elles lui ont dit qu’il n’était pas le fils de son père. C’est justement une des raisons principales de sa démence, cette crise identitaire tardive-là, n’est pas rien. Et, depuis, il n’a eu autre solution que de trouver refuse dans l’alcool. Comment voulez-vous, moi qui suis le fils de mon père, un père connu et respecté de tous, qui est Mamadou Koulé Camara, lui-même fils de Koulé-Moriba, que je me mette à me tirailler avec quelqu’un qui s’est auto éduqué ? Hélas !
Nous devons être compréhensifs et avoir le dos large à l’égard d’un tel homme qui n’a ni repères, ni dignité et encore moins une identité. Cette crise identitaire familiale, va au delà de l’intéressé lui-même. C’est toute sa progéniture qui se retrouve souillée et perdue. Lorsqu’un homme se demande qui est son vrai père, figurez-vous que c’est le comble du malheur. Est-ce un fou, est-ce un gigolo, ou un drogué-alcoolique comme le fils lui même ? Voici entre autres des raisons valables, qui peuvent, sans difficulté aucune, expliquer les raisons d’une panique et d’une démence qui s’emparent d’un homme sans vergogne et mentalement atteint pour le reste de sa vie.
Le Défi : Vous êtes, pour une fois, très dur à l’égard de votre ami Sékouba Konaté, n’est-ce pas ?
Moussa Dadis Camara : Non pourtant ! J’ai beaucoup de choses à dire mais je préfère ne rien dire pour l’instant. Il s’est attaqué à moi deux fois de suite sans que je ne réagisse. Mais si jamais il se le permet pour une autre fois encore, eh bien, j’ouvrirai la boîte de pandore et ça ne serait pas bon pour lui. Je suis un homme d’Etat et non un plaisantin et un alcoolique. Un homme ne doit pas, même pour des raisons personnelles ou de famille, comme par exemple une crise d’identité familiale, se livrer à une diatribe gratuite et sans fondement contre celui qui fut son super patron. Quand même mon cher ami !
Mais, monsieur le Président, n’aviez-vous pas peur de lui un petit peu ?
Moussa Dadis Camara : Avoir peur de lui ?
Non vous aussi, pas du tout alors, sinon je n’aurai rien dit sur sa crise identitaire confuse et sur le fait que je me sois imposé sur lui dans son propre bataillon!
Le Défi : C’était quand même le co-président à votre temps ! Vous scandiez son nom partout, El-Tigre par ci, El-Tigre par là… N’est-ce pas ?
Moussa Dadis Camara : Oui c’est vrai, nous étions très proches sinon il n’a même pas pu avoir la place de Premier Vice–président du CNDD. Il n’était que deuxième Vice-président. Une autre raison de frustration d’ailleurs. Mais comment voulez-vous que je rejette quelqu’un, fut-il un subordonné, qui me demande toujours la permission pour fumer et même pour aller à la toilette. Il me disait : « Monsieur le Président, permettez-moi d’aller à la toilette s’il vous plait… » Plus intéressant que tout cela, il est venu plus d’une fois me trouver dans ma chambre à coucher pour m’assurer de toute sa fidélité. Il est allé jusqu’à me dire : « Excellence monsieur le Président, si pour sauver votre pouvoir il vous faut un sacrifice humain, moi je suis ici disponible. Vous pouvez faire de moi ce sacrifice.
J’en serai très fier ». Alors quelqu’un qui vient et qui se met à genou ou qui se couche carrément à plat ventre et les mains au dos, sous vos pieds avant de faire une telle déclaration, comment voulez-vous que je le rejette ou que je le froisse. Mon éducation m’oblige d’accorder de l’attention à un homme qui sait aussi se soumettre à un chef ; quelqu’un qui peut salir ses vêtements si je ne lui donne pas mon aval pour qu’il se rende à la chiotte. Non vous aussi, je préfère ne pas répondre à un tel ivrogne. En tout cas pas pour l’instant, sauf s’il insiste. A ce moment et à ce moment seulement, je dirai certaines vérités crues, et là mon cher… vous savez qu’il est déjà très fragile ?
Le Défi : Excluez-vous une réconciliation entre vous et votre ami Sékouba ?
Moussa Dadis Camara : Lorsque vous aidez quelqu’un à sortir de l’ornière, vous lui montrer au monde, vous faites sa promotion, vous lui donnez du lait, vous lui accordez respect et considération, et que ce dernier en retour complote contre vous, vous donne du sang à la place du lait, vous coupe même les vivres, et se met en plus de tout ça à vous vilipender et insulter, je me demande si une réconciliation est possible dans ces circonstances, du reste très aggravantes. Un ingrat est un ingrat. C’est aussi simple que ça.
Un dernier mot !
Moussa Dadis Camara : Que Dieu bénisse la Guinée et le Burkina Faso.
Le Défi
Traoré28/03/2012 13:05:31
Pour moi notre pays est la République de l'impunité,caracteisée par la violence,la division ethnique et le non respect de la constitution.Voila partiquement l'image de la guinée,avec un président démocratiquement trés mal élu,et une arme sans formation et ni éducation.
ALFA OMAR28/03/2012 15:08:14
MOHAMED KABA SOW LA R GUINE EST BIEN LOIN D,ETRE LA HONTE .VOUS ETE LIBRE DES FAIRE VOS ARTICLES MAIS S IL VOUS PLAIT ESSAYER D,EVITE CERTAIN PHRASE QUI CHOQUE .MERCI POUR VOTRE COMBAT POUR PORMOUVAR NOTRE PAYS QUI NOUS EST CHER LA GUINE EST POUR NOUS MERCI ABIENTOT