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| Réfugié zimbabwéen |
Pendant des années, alors que le régime des racistes blancs les instrumentalisait les uns contre les autres et qu’ils s’entre massacraient tous les jours, l’Afrique toute entière se battait pour les sauver et obtenir leur libération. Le système d’apartheid, conscient de l’enjeu et du fait de ne pas tenir longtemps, s’est activement employé à les domestiquer dans leur mentalité et à les détruire même sur le plan humain par l’alcool, la drogue et le virus du SIDA. Quand le monde obtenait la libération des noirs sud-africains, seuls peu d’entre eux et ceux qui s’étaient réfugiés à l’étranger pouvaient vraiment servir encore à grand-chose. Conséquence : le pays est le plus pervers et malade du continent (sauf la petite élite au sommet, celui qui n’est pas homosexuel, alcoolique ou toxicomane, est probablement malade du SIDA).
Maintenant, ces « frères » pour lesquels les Africains se battaient hier deviennent des chasseurs et tueurs d’Africains aujourd’hui ! Il y a peu, on nous montrait des policiers blancs qui tuaient des étrangers africains en Afrique du Sud. Cela avait provoqué même des réactions de la communauté noire sud-africaine. Comment se fait-il que ce soit ces noirs mêmes qui tuent leurs frères Simbabwéens aujourd’hui ?
Une chose est claire : des inconnus ont distribué des informations selon lesquelles des logements sociaux qui étaient destinés aux pauvres Sud-africains seraient à donner maintenant aux réfugiés zimbabwéens pour provoquer cette réaction xénophobe. Il est donc certain qu’il y a une manipulation intelligente derrière ces actions. En tout cas, ce comportement montre que ces gens n’ont plus beaucoup en commun avec les autres Africains, après des années de domestication mentale et physique. L’Union Africaine doit envoyer un message clair aux Sud-africains pour que ces actes de barbarie ne se répètent plus. Sinon, aux autres populations d’en tirer conséquence et chasser les travailleurs et compagnies sud-africains partout sur le continent. Ils sont d'ailleurs très nombreux en Guinée et au Mali maintenant.
De ces violences, on peut tirer la conclusion que pour ces noirs Sud-Africains, le changement n'a pas apporté grand-chose encore. C'est un signal au pouvoir et aux blancs qui continuent à détenir l'essentiel des terres et des biens usurpés du passé sans justice sociale.
Ci-dessous un récit des événements publié par france24
SADIO BARRY
Des attaques xénophobes en Afrique du Sud
Dimanche 18 mai 2008
Des violences xénophobes, principalement tournées vers des Zimbabwéens, ont éclaté dans un bidonville de Johannesburg. Au moins douze personnes sont mortes, brûlées vives ou rouées de coups. (Récit C. Molle-Laurençon)
Au moins douze personnes ont été tuées depuis trois jours dans une vague de violences racistes contre des étrangers à Johannesburg, la capitale économique du pays, a déclaré la police dimanche à l'AFP.
"Depuis vendredi, douze personnes ont été tuées", a déclaré un responsable régional de la police, Govindsamy Mariemuthoo, interrogé sur les troubles qui ont éclaté dimanche dernier et se sont intensifiés ce week-end.
"Il y a eu des centaines d'arrestations", a-t-il précisé, en ajoutant que les troubles de dimanche s'étaient concentrés dans le centre-ville et dans ses quartiers est.
La police a "fait usage de balles en caoutchouc" pour disperser des groupes qui voulaient s'en prendre aux étrangers, mais "pour le moment, le calme est revenu", a-t-il précisé.
Il a estimé que des délinquants pouvaient mettre à profit les troubles pour régler des comptes parce que "certaines victimes sont sud-africaines".
"Nous condamnons ces attaques et nous continuerons à maintenir l'ordre dans les zones concernées, où les forces de l'ordre sont nombreuses", a indiqué M. Mariemuthoo.
Un peu plus tôt, une porte-parole de la police locale avait fait état de six morts et 50 blessés hospitalisés à Johannesburg. M. Mariemuthoo n'a pas donné de nouveau bilan pour les blessés.
Depuis le 11 mai, des étrangers, en majorité des Zimbabwéens, ont été pris pour cibles par des foules armées de machettes et d'armes à feu dans certains des quartiers les plus pauvres de Johannesburg, malgré les appels au calme et une condamnation générale des attaques par les politiques.
Info: France24.com