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Guinée: la confession confusionniste de Jean Marie Doré !2012-08-27 22:26:49 Dans l’affaire de l’eau et des yaourts empoisonnés qui a failli plonger la Guinée dans une guerre civile, n’eut été la sagesse de la communauté peule, le Premier ministre d’alors, Jean Marie Doré vient de faire des révélations intéressantes au cours de sa conférence de presse organisée le 20 août 2012: 1- Non seulement que ce ne sont pas les Peuls ni même des militants de l’UFDG qui sont derrière le crime de l’empoisonnement, mais 2- qu’il connaissait la vérité et le coupable des faits dès le lendemain de l’empoisonnement, 3- qu’il a limogé la directrice peule de l’hôpital d’Ignace Deen pour empêcher les femmes de Kaloum de la lyncher parce qu’elles la soupçonnaient d’être derrière l’affaire d’empoisonnement. 4- que lui il avait pris des mesures contre le préfet de Siguiri lors des violences anti-peules à Siguiri, Kouroussa, Kissidougou et en Forêt, mais que la présidence de la transition (Sékouba Konaté et Tibou Kamara) n’y a pas donné suite. Toutefois, Jean Marie Doré refuse de donner le nom du responsable de ces crimes et incitations à la haine ethnique et à la guerre civile parce que selon lui, il s’agirait d’ « un homme d’Etat responsable », avant de préciser qu’il était dans l’incapacité d’agir contre ce dernier. Nous déplorons l’irresponsabilité qui a caractérisé les autorités de la transition et surtout le PM d’alors Jean Marie Doré choisi chef de gouvernement pour, disait-on, ses qualités intellectuelles et son sens de responsabilité politique. A côté des éléments du CNDD maintenus au pouvoir lors de la transition et sans l’application des accords d’Abuja pour garantir la sécurité de la population civile, par la faute des forces vives qu’il dirigeait, Jean Marie Doré était la caution morale et l’assurance pour une transition politique normale et apaisée en Guinée. Il n’a pas que failli à sa mission mais il nous prouve aujourd’hui qu’il n’est même pas conscient de ce que c’est être responsable d’Etat en croyant devoir plus de fidélité à un homme qu’à la justice et à la Nation guinéenne qui continue de souffrir des conséquences de ce qui s’est passé suite à cette histoire d’empoisonnement. D’après son témoignage, l’ex-PM a limogé la directrice peule de l’hôpital d’Ignace Deen pour empêcher que les femmes de Kaloum la lynchent parce que ces dernières la soupçonnaient d’être derrière l’affaire d’empoisonnement. Alors qu’il connaissait la vérité et avait le pouvoir et l’autorité d’Etat pour la protéger au lieu de la sanctionner à tort et conforter la thèse que ce sont bien les Peuls qui sont derrière le crime. En effet c’est à cela que les réactions de Jean Marie Doré ont conduit en 2010. Pourtant il avait le devoir de dire la vérité à la Nation et de prendre des mesures de protection pour la directrice de l’hôpital qui ne faisait que son travail. Une information publique, un communiqué officiel démentissant les rumeurs volontairement rependues par ce coupable « homme d’Etat » et l’alliance politique arc-en-ciel d’Alpha Condé, aurait fait éviter les violences racistes qui ont été dirigées contre la communauté peule et les risques de guerre civile en 2010. Jean Marie Doré conclut par: « Cette affaire a été concoctée à des niveaux qu’on ne pourra jamais savoir avant longtemps ». Jean Marie Doré qui était acteur principal de l’époque et qui est témoin-clé, le seul témoin officiel déclaré des faits, croit-il que le peuple de Guinée lui laissera le choix de dire ou pas toute la vérité dans cette affaire qui affecte le présent et compromet l’avenir de la Nation guinéenne ? Même si le vieux Doré avait la garantie de Dieu qu’il vivra encore longtemps, nous, nous n’avons pas une telle patience. Le peuple a le droit de connaitre la vérité dans cette affaire et Jean Marie Doré a l’obligation de dire à la justice guinéenne ou internationale, qui était derrière ce « Coup » qui a coûté des dégâts matériels, des vies humaines et la déchirure du tissu social en Guinée. C’est pourquoi nous décidons de soutenir des compatriotes et parents de victimes vivant en Guinée pour poursuivre l’affaire devant la justice guinéenne et la cour de justice de la CEDEAO. La plainte devrait prier la justice de tenir compte de l’âge avancée du témoin pour statuer le plus vite possible sur l’affaire. Nous prions également la Coordination Haali Pular à s’impliquer dans la procédure et exiger que toute la vérité jaillisse dans cette affaire qui a conduit à la stigmatisation, à la criminalisation et aux violences racistes contre toute la communauté peule pour laquelle elle a sa raison d’être en Guinée. Nous sommes prêts à collaborer avec toute organisation voulant agir dans le même sens. GUINEEPRESSE.INFO
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