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Des islamistes maliens en Guinée: le danger de la manipulation d’Alpha Condé et de son parti RPG !2013-02-23 15:26:10 En Guinée, les législatives sont proches. Comme en octobre 2010, l’alliance des menteurs est de nouveau à l’œuvre. Pour organiser la chasse aux Peuls et les empêcher de voter dans les fiefs du RPG (En Haute Guinée, dans certaines ville de la Forêt et à Matoto à Conakry), Alpha Condé et son équipe avaient propagé le mensonge horrible selon lequel les Peuls auraient empoisonné leurs militants et la population de Conakry (Lire). Ces accusations graves seront soutenues par des images et vidéos de victimes "mourantes", portant des T-shirts RPG (Preuve que la scène a été organisée). C’était le vendredi 22 octobre 2010 à Conakry (Voir vidéo). Dans la nuit du même jour, des notables sont mobilisés à Siguiri pour aller mettre en garde le préfet et les responsables militaires locaux: « Nos enfants vont se venger contre les Peuls. Gare à celui qui va sortir des forces de l’ordre pour les en empêcher ! » Dans la même nuit, du 22 au 23 octobre 2010, des agressions anti-peules commencent à Siguiri pour atteindre les autres fiefs du RPG jusque dans la région forestière, pendant plusieurs jours, sans intervention des forces de l’ordre ni qu’on en fasse allusion à la RTG. Deux ans plus tard (le 20 août 2012), le Premier ministre d’alors, Jean Marie Doré, révèle que cette histoire n’était qu’un coup monté au plus haut niveau de l’Etat pour permettre à Alpha Condé d’avoir le pouvoir (Lire 1, 2 et 3). Lire aussi des interviews de Jean Marie Doré dans ce sens aux liens 1 ou 2. L’opposition n’y accordera aucune importance. Alors l’histoire est en train de se répéter en Guinée. Alpha Condé est un menteur bien inspiré qui ne tarira jamais de scénarios pour atteindre ses objectifs. Décidé de gagner les législatives pour se donner la légitimité populaire qui lui manque avec les 18,5% que son parti a pu avoir lors de la vraie compétition au premier tour de la présidentielle, il redoute des soulèvements populaires à la publication des résultats qu’ils ont prévus, donnant la majorité absolue à son parti. Il cherche donc à assiéger le Fouta et la Forêt avant les élections législatives. Ainsi, il provoque un incident armée à la frontière ivoirienne en occupant militairement un village ivoirien (Lire 1, 2). Acte équivalant à une déclaration de guerre qui pouvait et pourrait justifier une riposte militaire ivoirienne. Ce risque de guerre justifie ainsi le déploiement des bataillons commandos qu’il a d’abord décidé de former en priorité avant les législatives avec l’aide des Chinois et des Angolais (Lire). A ce niveau, nous rappelons qu’aucune opération militaire d’une telle nature (capable de conduire l’Etat dans une guerre internationale) n’est pas possible sans l’ordre du ministre de la défense et du chef de l’Etat. Alpha Condé cumule les deux postes. Quel argument pour assiéger le Fouta ? Certes Alpha Condé avait accusé le Sénégal et la Gambie de préparer une invasion de la Guinée via le Fouta en septembre 2011 en prévision de ce qu’il veut faire maintenant (Lire 1, 2), mais le même scénario que du côté de la Forêt fera vite comprendre les manœuvres du régime guinéen. On a donc trouvé autre chose pour assiéger le Fouta: le danger islamiste. Le 24 juillet 2011, nous avions prévenu que ce régime anti-peul collera un jour l’élément "Terroristes et membres d’Al-Qaida" aux Peuhls et que cela viendra avec les premiers signes de résistance contre la volonté d’Alpha Condé d’établir une dictature ethnique durable en Guinée (Lire). C’est venu avec les premiers signes de fermeté de l’opposition contre les projets de fraudes électorales d’Alpha Condé. Seulement, les menteurs du RPG arc-en-ciel semblent avoir été très mal inspirés cette fois-ci. En effet, il y a bien un flot ininterrompu d’Islamistes qui arrivent en Guinée. Mais du côté de Kourémalé à la frontière guinéo-malienne, donc vers la Haute Guinée (région d’Alpha Condé) et non le Fouta. Le journal français Marianne révèle: « Les "barbus" qui jouissaient jadis d'une certaine quiétude dans la capitale malienne sont désormais pourchassés, la population n'hésitant pas à les dénoncer à la police. La fuite vers le nord étant impossible en raison de la guerre, les islamistes intégristes descendent donc vers la Guinée où ils espèrent trouver un discret sanctuaire où se faire oublier en attendant leur heure ». Détails intéressant dans le journal: « Le chef du district de Kourémalé, habillé d'un grand boubou blanc et coiffé du petit bonnet traditionnel des musulmans, est assis dans un fauteuil sur le seuil du bureau de la douane. Adama Keita est le seul officiel qui acceptera de répondre à quelques questions. Il livre une information importante. "Nous avons dû accueillir un groupe important de Touaregs avec leurs moutons, dit-il dans un bon français, mais nous n'avons pas vu passer beaucoup d'islamistes radicaux par ici. Mais je sais qu'ils passent plutôt du côté de Labé".» (Lire). 1- De par sa présentation et sa façon de vouloir couvrir des Touaregs et les radicaux islamistes (pas beaucoup dit-il, donc il y en a bien eu certains qu’il connait et qu’il couvre), cet Adama Keita peut être lui-même un sympathisant de ces islamistes. 2- Comment le vieux Adma Keita assis à Kourémalé sait-il que c’est par Labé, très éloignée, que les islamistes de Bamako rentrent en Guinée ? Est-ce à lui de donner cette information aux autorités guinéennes et aux occidentaux qui surveillent la région par Satellite ? 3- Le journal signale que Kourémalé est rempli en ce moment des agents de tous les corps de sécurité guinéens. Le fait qu’Adama Keita ait été le seul à parler sur la question est une preuve qu’il y a eu une consigne et des instructions dans ce sens. Une manipulation à dessein ? En effet, pour les islamistes du Nord-Mali, il faudra traverser la Mauritanie puis le Sénégal pour se rendre au Fouta guinéen. Pour ceux de Bamako dont il s’agit dans cet article, il faut traverser plusieurs villes de la Haute Guinée (Kourémalé, Siguiri, Kankan, Kissidougou, Farana ou Kouroussa) puis Dabola, Mamou, Dalaba, Pita avant d’arriver à Labé. La vérité est que c’est le Fouta et en particulier Labé que l’on veut assiéger. C’est le plus grand centre électoral et la ville natale de Cellou Dalein Diallo, donc le principal fief de l’UFDG. C’est un projet de longue date qu’Alpha Condé et le RPG sont en train de mettre en application aujourd’hui (Lire). Au Mali, la langue parlée par la majorité et par tous à Bamako est le Bambara, proche du malinké. Il y a même beaucoup de Peuls maliens qui ne parlent que cette langue et non le pular. Pourquoi traverser la région culturellement et linguistiquement proche, la Haute Guinée, pour s’aventurer dans une région où on n’aura des difficultés de communication ? Les Peuls avaient introduit et enseigné l’Islam en Afrique noire dans sa forme authentique, c'est-à-dire humaine, tolérante et démocratique dans le strict respect des prescriptions coraniques qui interdisent la contrainte et prônent le respect de la différence et l’adhésion à la foi par conviction : « Dieu Allah est unique. Le Seul à être imploré pour ce que nous désirons. Il n´a jamais engendré, n´a pas été engendré non plus. Et nul n´est égal à lui. » Coran: sourate 112. Cependant : « Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin se distingue de lui même du mauvais. » (Sourate 2 verset 256). « Dis : "Ô vous les infidèles ! Je n'adore pas ce que vous adorez. Et vous n'êtes pas adorateurs de ce que j'adore. A vous votre religion, et à moi ma religion”. ». Sourate des infidèles (109). Ainsi pour l’Islam enseigné et mis en pratique par les Peuls, celui qui suit le bon chemin sera récompensé par le paradis et le mécréant aura l’enfer comme destination finale. Chacun rendra compte de ce qu’il fait et aura ce qu’il mérite au jugement dernier. Ce qu’on appelle islamisme en Guinée, c’est le Wahhabisme introduit dans les années 70 par des Koniakas (tribu malinké implantée en Haute Guinée et dans la région forestière). C’est eux qui enseignaient et imposaient cette forme d’Islam en Guinée. Même Sékou Touré a essayé de les combattre à son temps. La plupart des Wahhabiyas peuls que l’on peut compter aujourd’hui sont des personnes qui ont été influencées par les Dioulas (Malinkés guinéens et ivoiriens) du Nord de la Côte d’Ivoire (région frontalière du Mali) ou à partir de l’extérieur et non au Fouta. En juillet 2008, un de nos journalistes fera une enquête sur le fanatisme religieux venant de l’intérieur du pays pour contaminer la capitale guinéenne. Le résultat fut alarmant: en Haute Guinée (Kankan, Kissidougou, Farana par exemple) et dans les villes forestières avec une forte colonie malinké et fief du RPG (Guékédou et Nzérékoré), des Madrassas (écoles coraniques) et autres centres de formations islamistes sont implantés avec la collaboration des arabo-pakistanais (Lire). En 2004 à Siguiri, préfecture située à 90 km de Kourémalé, un homme, du retour des études de l’Arabie, s’était révolté contre la façon dont l’Islam est pratiqué dans son village. Il finira par mettre le feu sur toutes les cases du village. Un événement qui, à l’époque, avait nécessité le déplacement du ministre guinéen de l’intérieur et de la sécurité. La télévision guinéenne diffusera des images d’une population totalement meurtrie par cet acte, en Haute Guinée. Cette intolérance n'est pas musulmane au sens de la mentalité peule qui amène cette communauté à ne même pas résister contre les barbaries qu’elle subit à répétition en Guinée depuis plus d’un demi-siècle. L'Islam enseigné par nos grands-parents Peuls a toujours été en parfaite harmonie avec la foi et nos coutumes en Afrique. Depuis cet acte fou à Siguiri, l'Etat devrait veiller et prendre les mesures qu’il faut pour mettre fin à l’enseignement de l’intolérance religieuse et à l’activisme des arabo-pakistanais en Guinée. Au lieu de cela, des hauts cadres de l’armée guinéenne, proches du RPG, ont continué à détourner et à vendre l’arsenal militaire guinéen aux islamistes maliens et mauritaniens qui ont des correspondants et fournisseurs en Haute Guinée. Il faut signaler que c’est par Kourémalé que les rebelles islamistes du Mali recevaient leur approvisionnement en armes et en munitions venant de leurs partenaires en Haute Guinée, tous des proches et financiers du leader du RPG. C’est pourquoi bien qu’ils sont connus de tous, jamais ces livreurs d’armes aux islamistes de la sous-région n’ont été inquiétés en Guinée. L’armée malienne a fait plusieurs saisies d’armes, de munitions et de trafiquants d’armes, sans que du côté guinéen aucune mesure ne soit prise. C’est le cas du 25 août 2007, du 21 février 2009 et du 01 juillet 2009 par exemple (Lire 1, 2, 3, 4). Enfin, il n’est secret pour personne que ce sont les leaders de la Haute Guinée et leurs proches comme Alpha Condé, Lansana Kouyaté, Koutoubou Sanoh etc. qui ont un réseau puissant en Egypte, qui ont des liens et bénéficient des soutiens dans les pays arabo-islamiques (Lire 1, 2, 3, 4 , 5 et le paragraphe sur Alpha Condé au lien 6). C’est pour toutes ces raisons qu’Alpha Condé n’avait pas l’intention d’envoyer des troupes pour combattre les islamistes maliens, leurs clients. Il finira par s’y plier sous la pression et pour obtenir le soutien américain et français en retour pour les législatives prochaines qu’il veut voler. Message au pouvoir En Guinée, il y a une minorité de fanatiques dans certaines pratiques ou interprétations religieuses mais pas d’intégristes organisés dans le sens connu du mot ailleurs. Il serait judicieux de ne pas ajouter le problème religieux à l’ethnocentrisme que vous avez gravement semé et alimenté en Guinée. S’il y a un repli des Touaregs ou des infiltrations islamistes en Guinée, c’est bien en Haute Guinée et non au Fouta. Copie aux institutions internationales et aux membres du Groupe de Contact sur la Guinée !
GUINEEPRESSE.INFO
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