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Guinée: Bakary Fofana se moque de l’opposition !
2013-07-28 16:22:31 Le 13 juillet passé, nous signalions que si nos informations se confirment, c'est la semi illettrée Nantènèn Chérif Konaté dite Nantou Chérif qui va bientôt faire la passation de service avec Rabiatou Serah Diallo à la tête de l'Assemblée Nationale. Deux semaines plus tard, il est confirmé que c’est bien cette dame au visage "Djara ma fodo" qui dirige la liste électorale du parti au pouvoir (Lire). Ceux qui connaissent cette femme la décrivent comme le personnage angbansanné le plus ethnocentrique du RPG, plus tribaliste qu’Alpha Condé dit-on. L’opposition guinéenne, sachant bien qu’elle ne peut pas être ferme jusqu’au bout, avait demandé à ses militants de boycotter les opérations en n’y participant pas au lieu de les laisser enrôler au même moment que ceux du pouvoir. Pourtant, il aurait été judicieux soit d’empêcher les opérations soit de se faire enrôler en refusant la gestion des résultats du vote aux législatives par Waymark. Car les conditions étaient meilleures et le pouvoir veillait à ce que les machines fonctionnent correctement dans son propre intérêt. Les dictatures ont toujours tiré profit du boycott passif. Dans les temps modernes, elles poussent les oppositions vers ce piège pour atteindre démocratiquement la confiscation et le non-partage du pouvoir. Les régimes qui recourent à ces méthodes sont des pouvoirs détenus par des partis minoritaires qui ont peur des élections démocratiques et veulent se maintenir par tous les moyens au pouvoir. Face à une opposition responsable et conséquente, ces régimes n’ont aucune chance de survivre au-delà d’un mandat. Le dictateur est chassé par des pressions populaires qui peuvent aboutir à l’insurrection ou à une intervention de l’armée. En Guinée, le RPG-arc-en-ciel continue ses séances de tango avec l’opposition : « Un pas en avant, deux en arrière ». Dans le cadre des accords politiques du 3 juillet, le pouvoir avait accordé 15 jours seulement à l’opposition pour l’enrôlement de ses militants et assurer ainsi des élections législatives dites équitables. Avec les enrôlements boycottés par l’opposition, Bakary Fofana avait pu enrôler plus de 6 millions d’électeurs sur une population guinéenne estimé à moins de 11 millions 200 milles (Lire). Même avec la participation de l’opposition, la Guinée n’a pas un tel nombre d’électeurs. L’opposition n’a pas eu même une semaine pleine de ces maigres 15 jours. Depuis le 25 juillet, les lentes et régulièrement interrompues opérations d’enrôlement ont été totalement suspendues, faute d’argent pour les travailleurs dit-on. Alors le ridicule porte-parole du RPG-arc-en-ciel qui fait allusion aux représentants de l’opposition dans ces opérations de rattrapage enfonce le clou : « Aucun texte ne dit que quand un membre d’un parti politique représente son parti dans une CARLE, qu’il doit être payé », dit-il (Lire). Depuis 2006, la communauté internationale donne et redonne des fonds pour des législatives programmées en Guinée qui n’ont jamais eu lieu jusqu’à nos jours. Le régime RPG a signé beaucoup de contrats et reçu beaucoup d’argent de la part de certaines entreprises minières. Les partenaires étrangers qui ont encouragé d’aller vite aux législatives ont encore largement contribué au financement. L’Etat guinéen a payé l’entreprise guinéenne "Sabari Technologie" fondée par le RPG, pour l’organisation des élections, par anticipation (elle a reçu de l’argent avant la signature du contrat lui accordant le marché). Nos deux questions à ce faux Makanéra : 1- Est-ce qu’il y a un texte qui dit que quand les Guinéens veulent organiser leurs élections, la communauté internationale doit payer les frais ? 2- Est-ce que, lors des enrôlements des militants du RPG, sur une période de plus de 2 ans, le personnel, y compris les représentants officiels du RPG, n’était pas payé ? Aux dernières nouvelles, Bakary Fofana projetterait de demander aux partis qui veulent participer aux élections législatives, de participer au payement des frais ! En un mot, Bakary Fofana demande à notre opposition, de payer pour assister au remplacement de l’équipe de Rabiatou Diallo par celle de Nantou Chérif. Rien n'est perdu encore et l'opposition peut bien déjouer les plans du RPG et faire échouer les projets du pouvoir, mais pas à l'allure actuelle des choses.
GUINEEPRESSE.INFO
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