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Guinée : un pays qui a besoin d’une opposition.
Les élections législatives du 28 septembre 2013 ont contribué à révéler aux Guinéens une réalité : la nécessité d’avoir une vraie opposition pour rendre la démocratie irréversible dans notre pays. Des pertes inutiles, des martyrs trahis ! Alors que mêmes les observateurs européens, pressés d’en finir avec la transition en Guinée, préconisaient un temps nécessaire à la correction des anomalies volontairement causées par le pouvoir et la Ceni de Bakary Fofana, nos opposants ont librement accepté de brûler les étapes pour aller aux élections avec Waymark et son fichier apartheid qu’ils juraient ne jamais accepter. C’est en suivant leurs mots d’ordre dans ce sens qu’on enregistra 54 morts, plus de 600 blessés dont plus de 400 par balles et des milliards de dégâts matériels. L’opposition dirigée par les anciens PM a favorisé les élections dans des conditions illégales voulues par Alpha Condé. Cette opposition en a donc logiquement accepté les résultats reconnus frauduleux par tous les observateurs nationaux et étrangers. L’essentiel pour eux étant de participer. En ce moment même, la mouvance et l’opposition sont en négociations pour le partage des postes à l’Assemblée nationale (Lire). Ce qui nous conduit à la formation d’un Parlement d’union nationale. Du jamais vu, nulle part ailleurs ! Le Parlement, centre de pluralisme et de contradictions est ainsi vidé de son sens en Guinée : il n’y aura plus d’opposition dans cette institution, mais des ntara, koro, kötö et minyan, comme sous Aboubacar Somparé et le chef de l’opposition parlementaire Bah Ousmane qui dirigeait à son temps des délégations gouvernementales à Bruxelles pour expliquer comment la démocratie et l’Etat de droit fonctionnent bien en Guinée ! Il n’est pas exclu que Jean Marie Doré, l’ancien PM du gouvernement de la transition qui trahit sa mission d’équité et de garant de la Constitution, qui s’est rendu complice des violences ethniques contre toute la communauté peule, soit le futur président de l’Assemblée Nationale. En effet, s’il devient le candidat de l’opposition avec l’aide de l’UFDG, le pouvoir aurait intérêt à négocier avec lui pour en faire un allié avant l’élection présidentielle de 2015. Ainsi, après Aboubacar Sylla (porte-parole du gouvernement de la trahison), Cellou Dalein Diallo aurait donné à Jean Marie Doré sa part de récompense pour le malheur qu’ils ont infligé aux Peuls et à la Guinée en 2010. Mamadou Sylla : l’analphabète qui roule le professeur Tous nos anciens PM, des universitaires et technocrates expérimentés ont été et se font constamment rouler dans la farine par le ‘professeur’ Alpha Condé dont les partisans prétendent être le plus instruit de la Guinée. Au premier tour de la présidentielle tenue le 27 juin 2010, Mamadou Sylla, l’affairiste et ami de Lansana Conté à cause duquel Alpha Condé manipula la société civile et les syndicats en 2007, distribua de l’argent et du riz en faisant jurer les bénéficiaires, la main sur le Coran, de voter pour lui. Malgré tout, il ne put avoir que 0,45%, un score insignifiant. La répartition des forces politiques dans ce scrutin qualifié de « première élection réellement démocratique du pays », est la suivante :
Suite aux résultats frauduleux des législatives de 2013 acceptés par l’opposition, Mamadou Sylla devient la quatrième force politique du pays, avec 3 sièges capables de faire basculer la majorité du côté du pouvoir ou de l’opposition. Pour y arriver, le président de l’UGD est allé en alliance électorale avec le parti présidentiel RPG en s’inscrivant, lui et ses hommes, sur la liste du parti au pouvoir. Fort de cette position stratégique, Mamadou Sylla, l’ex-ennemi n°1 du RPG et l’homme le plus détesté du pays et la cause principale des soulèvements de 2007 avec plus de 157 morts et 2000 blessés, réclame la première vice-présidence de l’Assemblée Nationale guinéenne version Alpha Condé ! Fier d’avoir roulé à son tour le professeur président, Mamadou Sylla auquel Alpha Condé avait promis un poste ministériel lors de la présidentielle se justifie : « On me reproche car je parle avec l’opposition, mais ce sont des bons guinéens. En tout cas, si tu me trompes le matin, le soir je peux te tromper aussi…» (Lire). Le mal qu’incarne Alpha Condé et son parti RPG sur la Guinée Après Marlyatou Barry, présidente de ANAMIF (qui travaille sans salaire et paye elle-même ses déplacements), qui a fait un témoignage accablant sur le racisme et la nocivité du régime tribal d’Alpha Condé, le premier décembre 2013 (Lire), c’est au tour de Rougui Barry, membre actuel du gouvernement d’Alpha Condé, de nous livrer des révélations effrayantes : non seulement on comprend qu’elle n’est qu’une figuration dans le gouvernement, mais et surtout qu’Alpha Condé et son parti RPG au pouvoir planifient un recensement général de la population guinéenne en excluant les Guinéennes et Guinéens de l’étranger qui sont plus de 3 millions de personnes et dont les ténors du pouvoir actuel sont eux-mêmes issus. Ainsi, Alpha Condé et le RPG veulent exclurent ces compatriotes du fichier national guinéen, rien que pour des raisons électoralistes (parce que la majorité de ces personnes ne sont pas électeurs du RPG). Plus incompréhensible, pour ce recensement général de la population guinéenne, il y a des institutions étrangères qui veulent aider la Guinée pour le recensement de ses citoyens de la diaspora, mais le gouvernement guinéen du RPG refuse d’en délivrer l’autorisation ! C’est la ministre de tutelle qui se sent obligée de dénoncer le fait, pas ceux qui font office d’opposition en Guinée, préoccupés à négocier avec le pouvoir pour des postes à obtenir à l’Assemblée Nationale (Lire) ! Il faut rappeler que c’est exactement cette raison qui opposa Alpha Condé à Bah Oury au début de la transition de 2010. Le président et candidat du RPG ne voulait pas la participation des Guinéens de l’étranger aux élections alors que Bah Oury, vice-président de l’UFDG et Président de la commission politique des Forces Vives exigeait le respect du droit constitutionnel de tous les Guinéens (Lire 1 & 2). Aussi grand fut notre étonnement quand le candidat de l’UFDG a cédé le pouvoir à cet homme et à son parti raciste sans précaution et sans condition aucune ! Tout le monde sait qu’en Guinée, le budget de la Présidence et celui de l’armée ont toujours été démesurément très élevés. Nous informons qu’Alpha Condé a malgré tout augmenté le budget de la Présidence pour 2014 pour assurer frauduleusement le financement des élections communales et présidentielles prochaines pour son parti RPG. Au vu de tout ce qui précède, la mobilisation pour la mise en place et le soutien d’une alternative politique est une nécessité qui s’impose à tous ceux qui veulent un véritable changement démocratique en Guinée et à ceux qui ne voudraient pas subir le régime PRG au-delà de 2015. Nos leaders actuels de l’opposition sont tous des anciens ministres contre lesquels Alpha Condé tient des moyens de chantage qui les obligent à le ménager à chaque occasion: un d’entre eux, notamment Sidiya Touré, a fait preuve de bonne gouvernance et de rigueur de gestion, mais tous sans exception ont profité de leurs positions pour s’enrichir illégalement et s’attribuer des véhicules et des domaines de l’Etat dans la capitale Conakry. En ne comptant que sur ces anciens ministres opposants, la présidentielle 2015 aboutira à ce que nous avons eu des législatives 2013: des morts et dégâts matériels inutiles, "victoire" d’Alpha Condé ou du candidat du RPG. Nous tenons à prévenir le régime guinéen et la communauté internationale qui aime demander le respect de la légalité aux mouvements d’opposition que nous n’admettrons pas la tenue des élections présidentielles dans des conditions de violation de la constitution, avec des recensements à l’apartheid. Nous leur rappelons que le genre des pratiques d’exclusion en cours en Guinée ont conduit d’autres pays, comme le Ruanda, le Burundi et la Côte d’Ivoire à la guerre civile. Nous avertissons par ailleurs que si Alpha Condé refuse de réunir les conditions de la tenue des élections transparentes et équitables dans le délai exigé par la loi, sa présidence ne serait plus légale et ni acceptée au terme du mandat officiel actuel qui finit en fin 2015. Nous en tirerons alors les conséquences qui s’imposent !
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