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Actualité guinéenne : le Burkinabé Alpha à Kankan, le Guinéen Dadis à Ouaga.2015-05-22 23:47:03 Après avoir insulté tous les cadres guinéens et les membres de son gouvernement, le 1ier mai 2015, Alpha Condé s’est rendu en Haute Guinée où il exposera son mépris à la fois pour les fils de la région hôte, pour les Soussous et, comme d’habitude, pour les Peuls. Alpha Condé à Kankan le samedi 9 mai: « Population de Kankan, les jeunes et les femmes ; beaucoup de choses se sont passées hier que vous n’étiez pas au courant. Quand je venais au pouvoir, les malinkés avaient leurs bouches dans le sac. Ils ne pouvaient pas parler le maninka à Conakry. De tous les leaders malinkés, je suis le moins malinké ; je ne parle pas bien malinké. Je suis né à Boké et j’ai grandi en France. Mais être malinké ce n’est pas parler, c’est être capable de défendre les populations (malinkés) et les amener devant ». Défendre les populations malinkés face à qui ? Qui marginalise et utilise des armes de guerre contre les autres en ce moment en Guinée ? Ainsi, selon Alpha Condé, le régime soussou avait interdit aux Malinkés de parler leur langue à Conakry. Le régime Dadis aurait pérennisé ce fait. Lui Alpha Condé se présente comme le sauveur des Malinkés en Guinée, en se ventant de n’avoir personne en face. Il dit d’ailleurs aux Malinkés qu’après lui, ils subiront pire qu’en 1985 : « Pour les autres, ne les suivez pas ! Il n’y a pas 2 ou 3 présidents en Guinée, il n’y a qu’un seul et je n’ai personne d’autre en face. Quant je suis parti à Tunis pour me reposer, ils ont dis que je suis mort. L’état d’esprit, la haine et l’esprit de vengeance qui ont été montés ce jour, doivent vous faire réfléchir. Ceux qui s’amusent à dire moi je n’ai pas eu de poste n’ont qu'à s’assoir, ils verront, ça sera pire qu’en 85. » Alpha Condé ne défend pas les Malinkés, il les compromet en Guinée ! Il est évident qu’Alpha Condé alimente des divisions et tensions ethniques dans le pays pour obliger les Malinkés à rester derrière lui par peur des autres qu’il amène à les haïr à travers une politique tribale à dessein, des faveurs insolentes qu’il leur accorde ouvertement et ses crimes organisés contre les autres : licenciements arbitraires, nominations et recensements ethniques, destructions de biens et assassinats massifs (Lire 1, 2 et 3). Lire également le passage "Quelques exemples" de l’article à ce lien 4 ! Pour des chiffres précis du nombre de personnes licenciées par décret à la Sotelgui et dans l’armée, lire ! Alpha Condé qui cherche aujourd’hui à gagner certains Peuls, à défaut de pouvoir compter sur la Basse Côte, dira aux populations de Kankan qui s’agiteraient à cause des réalisations faites dans d’autres régions que sa première épouse est une peule. Encore là des propos qui alimentent la haine contre les Malinkés présentés comme les méchants qui sont derrière toute cette politique d’injustice et d’inégalité depuis que le RPG est au pouvoir. Nous avons besoin de clarification ici. Mama Kanny Diallo qu’Alpha Condé nomma ministre à la Présidence le mercredi 6 mai 2015, c'est-à-dire 2 jours avant sa tournée en Haute Guinée, est-elle sa femme ou bien son ancienne épouse ? Cette question est d’autant plus légitime que lorsque le chef de l’Etat guinéen, soi-disant mari de Djéné Kaba, a disparu en aout 2014, c’est chez Mama Kanny Diallo qu’il était couché tranquillement à Tunis (Lire). « N’écoutez pas les démagogues aigris qui vous disent "Ah ! C’est nous qui nous sommes battus pour le RPG …". Ceux qui viennent aussi avec des groupes : groupe Ousmane Kaba, groupe Bourema Condé, groupe Taliby Kaba, on n’en veut pas. Ce ne sont pas les cadres qui m’ont mis au pouvoir. Ceux qui m’ont mis au pouvoir ne savent même pas dire RPG, ils disent RPC ». Au fait, quand Alpha Condé s’est caché pour aller dormir chez Mama Kanny Diallo à Tunis, pendant plusieurs jours, il a été pris pour mort jusqu’au sommet du parti et du gouvernement. Alpha Condé n’a pas apprécié que le réseau malinké qui l’entoure ait cherché à réfléchir en prévision pour garder le pouvoir au cas où le vieux qui ne donnait pas de signe pendant une dizaine de jours serait effectivement mort : « Quant je suis parti à Tunis pour me reposer, ils ont dis que je suis mort. Il y a des femmes de la mouvance présidentielle, les cadres de la mouvance présidentielle et des jeunes. Et je ne suis même pas mort, il y a des gens qui veulent prendre ma place en clamant qu’ils sont futures candidats ! On ne devient pas candidat comme ça. Il faut se battre pour que les autres te suivent. Ceux qui s’agitent déjà se trompent ». Pourtant, c’est Alpha Condé qui avait promis à ces cadres et leaders malinkés de leur céder le pouvoir après un seul mandat. Cet homme qui ne supporte visiblement pas que quelqu’un d’autre se propose pour le choix du candidat du RPG-arc-en-ciel à une présidentielle, même après lui, va-t-il organiser des élections démocratiques qu’il pourrait perdre en Guinée ? Nous mettons la France en garde ici. Ne cherchez pas à manœuvrer pour obtenir le maintien d’Alpha Condé au pouvoir après 2015. Les conséquences de telles manœuvres et la facture à payer seront très lourdes pour la France et toute la sous-région. Vous avez été témoins de ses déclarations : « Si vous avez accepté le gouverneur Nawa Damey, alors qu'il est forestier, c’est parce que la Guinée appartient aux Malinkés, aux forestiers et aux Soussous! » (Lire la réaction d’un responsable américain !). Suite aux réactions que ce passage de discours de Kankan a provoquées, Alpha Condé a cherché à corriger le tir dans d’autres discours où il parle d’une Guinée à quatre roues. Cependant, non seulement il est connu de tous qu’Alpha Condé a ignoré tout le Fouta lors de la Présidentielle de 2010, qu’il a fait pareille déclaration en 2011 et qu’il a procédé au partage du pouvoir selon cette idéologie qu’il dira ouvertement (Lire 1 et 2) Alpha Condé veut une Guinée sans Peul. Si la France le soutient avec cette idéologie criminelle, il y aura une Guinée sans Alpha Condé et sans Français. Ce sera la réédition du scénario Ruandais en Afrique de l’Ouest. Alpha Condé a lui-même déclaré dans sa dernière interview parue dans JA : « Boni Yayi m'a dit un jour: ''Tu es président, mais tu te comportes toujours comme un opposant'' ». Cet homme est un agitateur, un délinquant qui a pris de l’âge. Il n’a pas la dimension d’un homme d’Etat et ne saura jamais être président de tous les Guinéens. A la France d’en tirer les conséquences avant qu’il ne soit trop tard. Personne ne touchera à ses intérêts en Guinée après Alpha Condé, mais elle risque de les compromettre en soutenant Alpha Condé contre le peuple de Guinée. « C’est la période du recensement électoral. Vous devez tous vous recenser surtout les jeunes. Si vous dites que vous soutenez Alpha sans voter pour lui, ce n’est pas vrai. La 1ère chose, c’est le recensement et ensuite savoir comment voter ». C’est ce que les leaders politiques de l’opposition devraient être en train de faire dans tout le pays en ce moment, chacun dans son fief au moins, mais hélas ! Ils dorment soit à l’extérieur soit à Conakry, sans même contrôler ce qui se passe dans le cadre de ces recensements en cours. En Guinée comme à la diaspora (bastion de l’opposition), tout se passe selon le programme du pouvoir et en violation manifeste de la Constitution et du code électoral : beaucoup de pays sont exclus du recensement. En Allemagne comme en France, si la majorité voudrait se recenser, elle doit faire des déplacements de plus de 600 km. Il n’y a de bureau de vote que dans la capitale alors que le code électoral prévoit un bureau pour chaque groupement de 1000 Guinéens. C’est par exemple le cas pour tous ceux qui sont en Suisse, obligés d'aller se recenser ou voter en France. Certes le pouvoir veut exclure les Guinéens de l’extérieur majoritairement acquis à l’opposition, mais nos opposants n’ont rien fait pour obtenir le respect des droits de vote de ces derniers. Cela ne les préoccupe même pas. Au Sénégal où vivent plus de 2 millions de Guinéens, ce ne sont que quelques 500 personnes qui ont été recensées depuis le début des opérations (des partisans du pouvoir, en majorité). Pour clore son cinéma, Alpha Condé qui est interpelé par même des députés de son parti sur une présence massive et devenue inquiétante de Burkinabés dans leur région, ordonne le rapatriement de tous les Burkinabés qui ne seraient pas en situation régulière. S’il y en a bien sûr, car le gouvernement guinéen avait déjà reconnu avoir donné des papiers et passeports guinéens à beaucoup de citoyens étrangers venus aider le RPG en Guinée. A propos, lire l’article d’aminata.com au lien 1 ou le passage en rouge de ce lien 2. Autres articles parlant du même sujet : 1, 2 et 3. Moussa Dadis Camara à Ouaga le 11 mais 2015 : « Je suis candidat à l’élection présidentielle du 11 octobre 2015 » L’ancien chef du CNDD, au pouvoir de décembre 2008 à décembre 2009, a annoncé lundi 11 mai sa candidature à la prochaine élection présidentielle en Guinée. Il avait pris soin de démissionner de l’armée en avril dernier. Dadis a fait cette déclaration devant la presse à Ouagadougou, où il vit en exil depuis janvier 2010 (Lire). Cette déclaration est survenue deux semaines après les propos arrogants et accusations graves d’Alpha Condé contre le régime CNDD que présidait Moussa Dadis Camara. Paniqués, les proches d’Alpha Condé rappellent désespérément les événements du 28 septembre 2009, un crime contre l’humanité pour lequel Alpha Condé a refusé tout jugement, bien que Dadis ait personnellement souhaité que justice soit faite pour que les victimes soient soulagées. Avis d’un juriste publié par JA le lendemain 12 mai 2015 : « Au regard de la loi guinéenne, Dadis est électeur et éligible. Il a saisi une opportunité, vu qu’il y a une crise politico-économique qui commence à devenir sociale". Libre de se lancer en politique ? Oui, mais de rentrer en Guinée, non, ajoute-t-il : "La marge de manœuvre de Dadis est réduite. L’influence de la Guinée sur son maintien à Ouagadougou est minime par rapport à celle de la communauté internationale » (Lire). En effet, les Occidentaux et leur justice sous ordre CPI, la marionnette Fatou Bensouda et les autres partenaires étrangers qui composaient le Groupe de Contact sur la Guinée en 2009/2010 ont gravement failli en laissant le dossier du 28 septembre 2009 trainer jusqu’aux nouvelles élections présidentielles en Guinée (En effet, c’est un enjeu pareil qui avait conduit au génocide en 2009). C’est parce que ces gens qui ont soutenu le régime condé ne veulent pas de démocratie dans notre pays. Car, une telle action judiciaire aurait définitivement dissuadé les hauts responsables de l’Etat, la police et l’armée guinéennes à faire le zèle et usage d’armes à feu pour le maintien d’Alpha Condé au pouvoir contre la volonté de la majorité des Guinéens. Déclarations d’Alpha Condé du samedi 25 octobre 2014, soit après 5 ans d’attente des victimes, à l’ile de Kassa : « J’ai demandé aux blancs de laisser l’affaire du 28 septembre parce qu’il y a eu celles de 1985, de 2006 et de 2007 et ils n’ont pas fait l’objet de poursuite » (Lire). Alpha Condé pouvait se permettre cela parce que l'opposition guinéenne n'en a jamais fait une préoccupation. Il est à rappeler également que depuis 2011, Alpha Condé a nommé et maintenu, dans le gouvernement, plusieurs officiers de l’armée et anciens responsables de l’Etat directement mis en cause dans les massacres du 28 septembre et des jours qui ont suivi. Ces derniers qui ont participé aux actions de tueries et de destruction des preuves sur le terrain sont plus coupables que Dadis auquel on ne peut reprocher que d’avoir donné des ordres ou d’avoir favorisé un climat de violence par son entêtement à vouloir se maintenir au pouvoir après 2009. Or, la Constitution autorise tout soldat ou cadre de l’Etat à refuser d’exécuter un ordre illégal ou criminel. On ne saurait donc brandir ce dossier abandonné par le régime condé et ses amis africains et occidentaux pour empêcher Dadis de rentrer chez lui en Guinée. Ceux qui ont accepté ou soutenu la présidence du général Sékouba Konaté (N°. 2 du CNDD et ministre de la défense au moment des crimes), qui ont accepté ou soutenu le régime condé avec les ministres Pivi, Thiégboro et autres etc. ne sauraient nous parler du 28 septembre 2009 pour empêcher Dadis de rentrer chez lui en Guinée et de vouloir participer aux élections guinéennes. Quel que soit ce dont Dadis se rendrait coupable, le pays qu’on ne pourrait pas lui interdire, c’est la Guinée, son pays. Cela doit être clair pour Alpha Condé et ses amis occidentaux. Pendant ces 5 ans de règne d’Alpha Condé, les mentalités ont évolué en Guinée et beaucoup de langues se sont également déliées :
Les points énumérés ci-dessus et le traitement infligé à Dadis pendant ces 5 années ont fini par amener beaucoup de Guinéens à se poser la question si Dadis lui-même n’est pas une des victimes du 28 septembre 2009 ? En effet, Dadis s’est vu seul interdire de rentrer en Guinée chez lui alors que ses collègues du CNDD ont continué de bénéficier des faveurs et honneurs du pouvoir en Guinée. Même pour les funérailles de sa maman, le régime condé ne lui accorda que 3 jours de séjour avec un grand détour pour se rendre dans sa région natale. Pendant toutes ces années, Alpha Condé a refusé de reconnaître à Dadis le statut d’ancien chef de l’Etat guinéen. Il n’a eu droit à aucun traitement, même pas de sa pension de capitaine de l’armée. Celui qui fut chef de l’Etat guinéen pendant un an (de décembre 2008 à décembre 2009) ne vit à Ouaga que de la générosité burkinabé et des bonnes volontés parmi ses anciennes connaissances. Si on indexe Dadis quelque part, dans une situation quelconque, on dirait « voici l’ancien président de la Guinée ! ». Si Alpha Condé se préoccupait donc de l’image de notre pays, il n’aurait pas laissé Dadis dans une telle situation pendant tout ce temps. En attendant que lumière soit faite sur les événements du 28 septembre 2009, Dadis qui est guinéen a le droit de rentrer chez lui. Les crimes du 28 septembre ont surtout ciblé la communauté peule. Le leader du parti NGR déclarera à Bruxelles que s’il se trouvait au sein de la foule ce jour, il y aurait eu de forte chance qu’il soit tué, parce qu’on l’aurait pris pour un Peul. C’est donc nous, nos familles et parents directes qui avons été les victimes de ce dernier génocide de l’humanité (Voir la liste des victimes qui ont été identifiées). Personne d’autre que les victimes ne pourra le sauver définitivement de cette situation, les massacres en question étant enregistré comme crimes contre l'humanité. Alpha Condé est tellement mauvais et nul que les Guinéens prennent désormais Lansana Conté pour un saint. Une étude réalisée en 2012 avait révélé que malgré les crimes qu’on lui reproche, la majorité des Guinéens trouve Dadis meilleur Président à Alpha Condé. Or aujourd’hui, il y a plus de Guinéens déçus d’Alpha Condé qu’à l’époque. Mêmes les victimes du 28 septembre seraient prêtes à voter Dadis contre Alpha Condé de nos jours. Un fait qui devrait faire réfléchir les Occidentaux et Alpha Condé lui-même. Un journaliste de Guineenews a tendu le micro aux Guinéens pour recueillir leurs réactions après l’annonce de la candidature de Dadis. Pratiquement tous les ressortissants de la Forêt se sont réjouit de cette annonce et du retour attendu de Dadis. Tous les Peuls interrogés se sont réjouit de cette annonce et ont reconnu à Dadis son droit en tant que Guinéen de rentrer chez lui et de se porter candidat aux élections. Pareil pour les ressortissants de la Basse Côte, sauf un certain Younoussa Bangoura seul qui, pour des raisons d’accusations graves qui pèsent sur lui, ne trouve pas bien que Dadis soit candidat, bien qu’il lui reconnaisse le droit de rentrer chez lui (Suivre). Que les amis occidentaux d’Alpha Condé nous expliquent comment est-il possible que Dadis Camara soit aujourd’hui plus aimés ou apprécié en Guinée qu’Alpha Condé, leur soi-disant président élu démocratiquement ? Soutenir cet Alpha Condé dans sa folie de vouloir gagner la future présidentielle dès le premier tour, c’est vouloir plonger la Guinée dans une guerre civile (Lire 1, 2 et 3).
SADIO BARRY,
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