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Déclaration de l’UFD sur les conclusions du dialogue inter-guinéen
DECLARATION DE L’UFD SUR LES CONCLUSIONS DU DIALOGUE INTER-GUINEEN
Le dialogue inter-guinéen se termine en queue de poisson
Le Dialogue politique inter-guinéen entamé le 17 juin 2015 pour dénouer la grave crise politique que connaît notre pays a été suspendu par l’opposition républicaine le 27 juin 2015, faute d’accord sur aucun des quatre premiers points inscrits à l’ordre du jour. Par la suite, des consultations informelles ont été menées par les deux parties, avec l’aide des observateurs de la communauté internationale assistant au dialogue. Le 3 juillet 2015, l’opposition a été appelée en délégation restreinte à assister à une séance du dialogue. A cette occasion, il lui a été présenté pour signature, un document intitulé : « Dialogue Politique Inter-Guinéen – Accord du 3 juillet 2015 ». A l’examen, la délégation de l’opposition dont nous faisions partie a constaté que les dispositions contenues dans ce document ne pouvaient en aucun cas être acceptées par elle et qu’en conséquence elle ne pouvait ni parapher, ni signer le dit-document. La discussion n’étant pas ouverte sur le contenu de l’ « Accord », la délégation s’est retirée de la salle. Par la suite, nous avons appris que le document précité a été converti en « Accord d’étape du 3 juillet 2015 ».
Notre analyse des propositions faites à l’opposition
I. Du fichier électoral La même solution avait été mise en place entre les deux tours en 2010. Mais au lieu de corriger les anomalies, bien au contraire, elle a permis au RPG de bourrer les listes d’électeurs au moyen des « cartes alphanumériques » dans les zones censées lui être favorables et de réduire le nombre de votants ailleurs, en les privant de ces cartes. C’est l’époque où il a été enregistré un curieux « vol » d’ordinateurs de la CENI, « disparus » puis « retrouvés ». En 2013, lorsque des distorsions ont été relevées dans le fichier servant de base aux élections législatives, une commission d’experts avait été désignée pour s’atteler à l’audit et à la correction du fichier électoral suspecté de bourrages, à la suite de multiples campagnes de révision. Il n’en a rien été. Les experts n’ont jamais pu travailler sérieusement sur le fichier, l’administrateur du système refusant catégoriquement de coopérer avec eux. Le scrutin de du 28 septembre 2013 s’est donc déroulé selon le scénario originel voulu par le pouvoir : fichier électoral corrompu, bourrage des urnes, bureaux de votes clandestins ou fictifs, falsification de procès-verbaux, désorganisation des affectations des électeurs aux bureaux de vote, annulation massive de bureaux de vote dans les zones ayant voté pour l’opposition, etc. Le même dispositif adopté en 2015 ne donnera pas plus de résultats que les années précédentes. Pour s’attaquer sérieusement à ces fraudes massives dénoncées par l’opposition, preuves irréfutables à l’appui, il aurait fallu que l’accord contienne des dispositions techniques précises et contraignantes pour la CENI. A défaut d’obtenir l’annulation des révisions de 2015, le minimum aurait été d’auditer le fichier et d’annuler toutes les inscriptions illégales qui y sont contenues. Le pouvoir, bien organisé pour jouer la montre, va sans doute répondre : « trop compliqué, on n’a plus le temps… », comme à son habitude. 2. De la CENI 3. Respect du principe constitutionnel de neutralité de l’Administration publique 4. Des délégations spéciales et des conseils communaux Au final, malgré la bonne volonté de la communauté internationale pour résoudre la crise guinéenne, il est clair que le document présenté ne résoudra aucun des graves problèmes posés, tant la mauvaise foi du pouvoir est avérée. C’est un catalogue de vœux pieux, du déjà vu, sans aucun effet pratique. La lutte du peuple de Guinée pour recouvrer son droit souverain à choisir librement ses dirigeants, se débarrasser une bonne foi de la dictature de la confiscation du pouvoir par une minorité au moyen d’élections truquées et conduire sa destinée vers un avenir meilleur, doit plus que jamais, continuer. Nous appelons l’opposition républicaine à rester unie, solidaire et vigilante dans l’exigence du respect du droit en général et de la Constitution en particulier, pour mériter la confiance des populations durement éprouvées après 57 ans de misère, d’Etat de non-droit et de décadence.
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