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Belgique : séjour discret d’Alpha Condé, le Président qui a peur de ses soi-disant électeurs !
2015-11-18 10:57:10 De sources concordantes, nous avons appris qu’Alpha Condé devrait arriver hier mardi 17 novembre 2015 en Belgique, pour une visite privée dit-on. C’est la formule qu’on utilise quand le chef de l’Etat veut se cacher des ressortissants guinéens, conscient de son impopularité et des crimes à caractère ethniques qu’il a commis en Guinée. Sans parler des centaines de morts en Forêt, Alpha Condé a à son compte, 69 morts et plusieurs centaines de blessés par balles parmi les militants et sympathisants de l’opposition appelés à manifester conformément à l’article 10 de la Constitution pour réclamer des élections transparentes. Un bilan de 5 ans plus lourd que celui du régime militaire de Lansana Conté en 24 ans. Malgré ce bilan macabre, discréditant et même compromettant pour un ex-opposant qui disait lutter pour l’état de droit et la démocratie en Guinée, Alpha Condé prétend avoir été élu par près de 60% des Guinéens dès le premier tour de la présidentielle du 11 octobre 2015. A ce score personnel, Alpha devrait bénéficier du soutien de la plupart de ceux qui faisaient office d’opposition à son régime jusqu’en fin juillet. Il devrait donc se retrouver entre 70 et 90% de voix favorites. Pourquoi donc le chef de l’Etat guinéen a-t-il peur des milieux guinéens ? Quelle saveur tire du pouvoir un chef d’Etat qui n’est ni accompagné ni accueilli par son peuple quand il sort du pays ou rentre chez lui ? Les seules raisons qui pousseraient Alpha Condé à s’accrocher au pouvoir, c’est la garnison de ses comptes bancaires et la peur de ne pas être poursuivi pour tous les crimes enregistrés sous sa responsabilité en Guinée. Dans son discours du 17 avril 2015 aux USA, qu’il répéta le 1.er mai 2015 en Guinée, Alpha Condé a dit qu’il ne connaissait pas la Guinée et les Guinéens et que c’est la mort de son frère Malik, quatre jours avant son investiture, qui l’a rendu aveugle pour nommer un gouvernement composé de ministres incompétents dont la moitié ne méritait pas d’être ministres. Il a également dit que : « La deuxième République a été un crime économique contre la Guinée. Pas par la faute de Conté, mais par la faute de ses ministres ». Il a fini par le bilan du régime de Dadis-Sékouba-Tibou Camara : « En deux ans, le régime militaire a sorti plus d’argent au Trésor de la Guinée que de l’indépendance à la mort de Conté. En deux ans seulement. C’est des faits qui sont là, allez-y à la banque centrale, ils ont été jusqu’à fabriquer de faux billets de dix mille francs. » La Constitution guinéenne en vigueur prescrit dans son Article 1er , au Préambule : - L’édification, dans l'unité et la cohésion nationale, d'un Etat de Droit et de Démocratie pluraliste en Guinée. Nous disons à Alpha Condé que, grâce aux anciens Premiers ministres opposants, il a gagné la possibilité et du temps pour se rattraper et améliorer son bilan et le sort que l’Histoire lui réserve. S’il est sérieux et veut mériter la place de Premier magistrat du pays, gagner le cœur des Guinéens dans leur ensemble : 1)- Le gouvernement qu’il dit incompétent et ses innombrables ministres doivent être remerciés au profit d’une équipe nationale crédible et respectable, sans les anciens ministres qu'il qualifie lui-même d'incompétents et coupables de crimes économiques contre la Guinée. 2)- Monsieur le Président, tous ceux qui ont été associés aux crimes économiques contre la Guinée, du régime de Conté au régime de Sékouba/Tibou, comme vous l’avez si bien dit, doivent être jugés et punis dans le respect de la Constitution et des lois du pays. Les biens et domaines détournés par les anciens ministres doivent être rendus au Peuple. Aucun dirigeant de ces régimes ne devrait donc figurer dans votre prochain gouvernement. Surtout soyez rassuré qu’il n’y aura aucune manifestation contre vous si, sur des bases des faits concrets, un ancien ministre est appelé à répondre de ses actes en Guinée. 3)- Lever le blocus sur la reconnaissance des partis politiques qui est une violation manifeste et inacceptable des articles 1 et 10 de la Constitution. A présent, Monsieur le Président Alpha Condé, nous repartons de zéro. Vous avez cuit la vieille opposition pour rester seul dans la cuisine Guinée. Vous aurez désormais à faire à la nouvelle génération politique, aux jeunes qui vous ont soutenu et accueilli le 17 mai 1991 en Guinée, malgré les menaces du régime militaire de l'époque. Nous n’allons pas accepter d’aller à nouveau à des élections législatives et présidentielles non préparées dans le respect de la Constitution et du Code Electoral. Vous avez suffisamment de temps et les moyens de l’Etat à votre disposition pour faire les choses comme ça se doit. Conformément à l’article 22 de la Constitution de 2010 et aux articles 6 et 69 du Code électoral de 2010, les conditions suivantes doivent être remplies avant les prochaines législatives :
Monsieur le Président Alpha Condé, c’est ce que la loi dit, c’est ce qui doit être fait prochainement. Sinon, nous ne sommes plus prêts à être ceux qui se résigneront et accepteront l’injustice en Guinée pour préserver la paix et l’unité nationale. S’il y a Unité nationale, les Guinéens seraient tous traités de la même manière, dans l’égalité. Vous avez donc la possibilité de choisir comment et en quoi terminer votre règne en Guinée : 1- Père de la démocratie, de la réconciliation, de l’unité nationale et des bases du développement en Guinée. 2- Tueur de masses (génocidaire) ou bien 3- Ancien dictateur lynché par le peuple ou prisonnier. Car, quel que soit ce que cela va nous coûter, nous avons décidé de ne plus compter sur les anciens leaders politiques, de prendre notre destin en main et nous allons nous battre prochainement pour le respect des lois et de nos droits dans notre pays.
SADIO BARRY,
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