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Guinée : Mansour Kaba tente d’apporter des preuves de la haine d’Alpha Condé contre les Malinkés.2016-06-17 15:21:41 Mansour Kaba dénonce Alpha Condé d’avoir soutenu le dictateur Lansana Conté en juillet 1985 après "les massacres et arrestations de Malinkés" en Guinée. Pour appuyer ses accusations, il publie le communiqué d’Alpha Condé à cette occasion en 1985 (Lire). Pour lire directement le communiqué original d’Alpha Condé, aller au lien (Lire) ! D’autres révélations nous apprennent aussi que Toumba Diakité avait été engagé, par motivations ethniques et contre une promesse de 9 milliard de GNF, pour descendre Moussa Dadis afin qu’Alpha Condé accède au pouvoir (Lire). Ce qui explique bien, pourquoi pour toute la durée de la transition et les 6 ans de règne d’Alpha Condé, Toumba qui vit à Dakar n’a jamais été inquiété ni dans le cadre des crimes contre l’humanité ni dans celui de l’enquête sur la tentative d’assassinat du chef de la junte CNDD, Moussa Dadis. Beaucoup le savent : lors de la guerre civile au Libéria vers la fin des années 80, les Malinkés dont certains cadres et notables avaient fait mobiliser la communauté pour soutenir le dictateur libérien Samuel Do, ont été particulièrement pris pour cibles par les troupes rebelles de Charles Taylor. On les recherchait et les tuait même dans les Mosquées et Eglises au Libéria. Cette guerre fit souffrir beaucoup de familles guinéennes malinkés. La Haute Guinée enregistra des vagues de refugiés et les Guinéens dans leur ensemble étaient remontés contre les rebelles libériens à cause des crimes commis contre nos compatriotes malinkés. Mais, paradoxalement, l’opposant politique guinéen Alpha Condé apporta son soutien sans faille à Charles Taylor et à ses rebelles composés essentiellement de mercenaires burkinabés. La crise politico-militaire en Côte d'Ivoire qui suivit celle du Libéria dans les années 2000 fut également une épreuve douloureuse pour les populations malinkés de Guinée qui étaient pris pour cibles par le régime de Laurent Gbagbo, un ami personnel d’Alpha Condé. Là aussi, le leader du RPG apportera son soutien à ceux qui discriminaient et massacraient les Malinkés. Ce qui fut à l’origine de la rupture entre Alpha Condé et Lamine Camara d’Allemagne. Malgré tout, l’élite et les notables malinkés de Guinée se sont rangés derrière Alpha Condé en 2010 parce que, à défaut, c’est un Guinéen "griot ou non-malinké" qui allait être Président dans notre pays (Lansana Kouyaté, Sidya Touré ou Cellou Dalein Diallo). Même Mansour Kaba qui dénonce aujourd’hui Alpha Condé, d’avoir soutenu les auteurs de crimes contre les Malinkés en 1985, avait fièrement rappelé le 27 mai 2012 qu’il fut le premier à rallier le RPG de Alpha Condé. Il avait d’ailleurs œuvré dans les années 2000 pour l’union de son parti Dyama et le RPG d’Alpha Condé. Mansour Kaba criait alors à toute voix et partout : « Mansour = Alpha et Alpha = Mansour ». Lorsque, dès l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, Mansour Kaba à commencé à mener des démarches et à faire des sorties publiques pour inciter à la haine ethnique contre le Fouta et les Peuls, Sadio Barry avait, le 01 août 2013, affirmé que Mansour Kaba cherchait à beaucoup plus nuire à Alpha Condé qu’aux Peuls en réalité (Lire). Aujourd’hui, il apporte des preuves qu’il a toujours gardé rancune contre Alpha Condé. Quant à Ousmane Kaba et Mamady Diawara, ils ont tous été proches collaborateurs de Lansana Conté et hauts responsables de son parti et du régime PUP après les événements de 1985. Si donc ces mêmes cadres de la Haute Guinée ressortent aujourd’hui le passé pour prouver qu’Alpha Condé a soutenu Conté et est anti-Malinké, c’est que quelque chose a foiré quelque part dans leur deal avec le « Mossi » (c’est comme ça qu’ils parlent de lui en ce moment) Alpha Condé. Ousmane Kaba est allé jusqu’à dire à une réunion à Kankan qu’en lisant même les ouvrages du passé d’Alpha Condé, on comprendra qu’il a toujours détesté les Malinkés (Lire). Ne savaient-ils pas ces choses avant de se rallier à Alpha Condé face aux autres Guinéens en 2010 ? A coup sûr, les ambitions d’Alpha Condé de se maintenir au pouvoir ou de mettre son fils en avant n’est pas étranger à cette crise. En effet, Alpha Condé est bien tenté de vouloir rester au pouvoir après son deuxième mandat ou bien, si cela n’est pas possible, se faire succéder par son fils unique (MAC) qui n’aurait jamais mis pieds en Guinée si son père n’y était pas arrivé au pouvoir. A propos, le journal Africa Mining Intelligence N°370 DU 14/06/2016 écrit: « Mohamed Alpha Condé, dit MAC, fils unique et conseiller spécial du président Alpha Condé, entretient des liens étroits avec plusieurs entrepreneurs miniers. Il dispose d'une influence décisive sur les services gouvernementaux en charge du secteur. Etat des lieux des réseaux miniers d'un homme de l'ombre, qui pourrait être candidat à la magistrature suprême si jamais son père ne se présente pas en 2020 » (Lire). Dans ce numéro on révèle comment Alpha Condé prépare les chances de son fils franco-burkinabé à accéder à son tour au pouvoir en Guinée : conseiller du Président, des sociétés minières sous son influence directe ou indirecte au-delà même des industriels locaux (United Mining Supply, Société minière de Boké, Alufer Mining, UC RusAl). Il semble même que c’est grâce au soutien du fils du Président que le groupe russe a pu se soustraire au processus de révision des conventions minières (Lire AMI nº366). Paradoxalement, le Parlement actuel dominé à moitié par l’opposition a adopté, le 1er juin passé, la convention de base de Alufer Mining qui a des liens étroits avec tant le fils que le père Président Condé, sans aucune question relative à ces liens douteux. Dans d’autres pays, l’opposition aurait exigé la mise en place d’une commission parlementaire pour élucider les liens entre l’entreprise en question et la famille du Président. La meilleure révélation, entre les lignes de ce numéro, est cependant que le jeune gouvernement de Mamady Youla a pour mission, de servir le fils du Président et lui préparer le terrain pour 2020 : - Mohamed Lamine Doumbouya, un autre ami du MAC, est nommé Ministre du budget qui cosigne les conventions minières. - Ibrahima Kalil Kaba, le ministre directeur de cabinet d'Alpha Condé, est l’ami intime du MAC. - Pour faciliter les affaires du fils du Président (MAC), Ibrahima Kalil Kaba a fait nommer en même temps son beau-frère, Abdoulaye Magassouba, comme ministre des mines et de la géologie. - Malado Kaba, une autre parente directe d'Ibrahima Kalil Kaba, est placée au Ministère de l’économie et des finances. - Mama Kanny Diallo, l’épouse d’Alpha Condé qui est une "Tanti" pour MAC, assurerait le relais du clan au sein du gouvernement en tant que Ministre du plan et de la coopération internationale. Même si Alpha Condé avait été démocratiquement élu par les Guinéens, il ne serait pas normal que son fils règne de la sorte sur le pays. Les cadres et hommes politiques de la Haute Guinée en général, et Ousmane Kaba en particulier, qui cherchait déjà des partenaires en racontant que c’est lui que la Haute Guinée a choisi pour succéder à Alpha Condé, ont raison de se fâcher contre le Président qui a trahi tout le monde. Mais à qui la faute ? Ils ont incité et aidé Alpha Condé à travestir la démocratie et instaurer un régime d’apartheid en Guinée afin d’en tirer profit eux-mêmes. Notre pays a de sérieux problèmes maintenant et le sang risque de couler à nouveau comme au jour du 28 septembre 2009 avant que ce monstre qu’ils ont fabriqué ne puisse être dégagé. Puisse cette expérience faire prendre conscience à tous les Guinéens que la seule garantie de la paix, de la stabilité et de l’intérêt national est l’unité dans l’action et la vraie démocratie qui garantit l’équité et le respect des droits de chacun et de tous ! Pour sauver notre pays du père et fils Condé Alpha, nous devons aller de l’avant, nous donner tous la main et exiger maintenant la justice et le respect de la Constitution au pied de la lettre. Exiger une assise nationale de vérité et réconciliation nationale, qui va imposer l’application de la Constitution et un gouvernement d’union nationale à Alpha Condé. Ce gouvernement devra organiser, avec l’assistance des Nations Unies, un vrai et crédible recensement national, préparer des élections générales transparentes et équitables à la fin de son mandat actuel s’il collabore. Dans le cas contraire, s’organiser pour le chasser du pouvoir avant 2017.
GUINEEPRESSE.INFO
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