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Les causes du retard de l’Afrique francophone : le pillage des ressources et le racket systématique organisé par des sociétés françaises contre nos pauvres populations.


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Autoroute Sénégal

2018-05-08 23:42:12

Aujourd’hui, quand on parle d’évolution et d’espoir en Afrique, c’est surtout en Éthiopie et en Afrique anglophone et autres. Les « pays de merde », c’est l’Afrique francophone. Sur le continent africain, plus on est pauvre plus on doit payer plus !

A cause du racket systématique organisé par des sociétés françaises contre nos pauvres populations par la faute et avec la complicité de nos dirigeants indignes, on aura du mal à se relever dans le pré-carré français, tant politiquement qu’économiquement !

Politiquement

Les processus de démocratisation sont biaisés par des manœuvres criminelles (corruption et financement des coups de forces) des sociétés françaises pour mettre leurs hommes de paille à la tête de nos pays. Ce qui leur permet d’arnaquer  et de racketter nos peuples et piller « légalement » nos ressources avec des contrats de longue durée. Bolloré est un exemple illustratif de ce cas (Vidéo 1 et vidéo 2) !

Economiquement

Les populations africaines, déjà extrêmement pauvres, sont rackettées sans vergogne ni pitié par des entreprises françaises qui les facturent jusqu’à 10 fois plus cher le même service (ou de moindre qualité) que les populations relativement blanches de l’Afrique du Nord. L’exemple illustratif de ce comportement raciste et inhumain des entrepreneurs Français contre nos populations noires est ce que nous vivons en ce moment au Sénégal de la part de l’entreprise de construction française Eiffage. Cette société concessionnaire de l’autoroute à  péage reliant Dakar à l’Aéroport international Blaise Diagne fait payer au Sénégal 4,5 euros sur une distance de 50 km entre Dakar et Diamniadio contre seulement 0,5 euros sur une distance quasi-équivalente reliant Casablanca à l’aéroport Mohammed V au Maroc !

Eiffage a obtenu, avec le Président Abdoulaye Wade, ce contrat qui lui accorde le droit de percevoir 3000 francs (4 euros 50 centimes) sur 50 km. Pour 30 ans, c'est-à-dire qu’il court jusqu’au novembre 2039, selon la publication de financialafrik.com (Lire). Malgré ce prix qu’on paye au Sénégal, le manque d’éclairage sur le trajet a causé, le 5 mai passé, la mort du célèbre artiste sénégalais Papis Mballo, le leader du groupe musical sénégalais Gélongal, suite à la collision de son véhicule avec une vache.

Ce que les Bollorés organisent aujourd’hui en Afrique, des hommes et partis politiques français l’ont fait pendant un demi-siècle (Suivre ces révélations de Robert Bourgie, ancien conseiller du feu Président Oumar Bongo, à partir de la 54ième minute de cette vidéo).

La mise en examen de Vincent Bolloré, par la justice française, "pour corruption d’agents publics étrangers, faisant passer ses intérêts personnels devant ceux des nations entières", nous donne l’espoir que la France voudrait enfin mettre fin à ces pratiques qui causent des dommages à l’Afrique, créent et alimentent des ressentiments anti-français sur le continent.

 

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