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Guinée: la République bananière de Condé Alpha


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Bourema Condé

2018-09-27 17:33:48

Après 8 ans de gouvernance RPG d'Alpha Condé, la magouille et les détournements de fonds publics sont à leur paroxysme en Guinée. Déjà, à 5 ans seulement à la présidence, Alpha Condé avait réussi l’exploit de se hisser à la place Nr.2 du Top 5 des dirigeants corrompus les plus dommageables au développement de l’Afrique, derrière l’équato-guinéen Teodoro Obiang qui avait fait 32 ans au pouvoir (Lire).

Après plus de 35 mille fonctionnaires fictifs décelés dans l'administration publique, la nouvelle révélation est : plus de onze mille enseignants introuvables à l’Education, des personnes enregistrées enseignants mais qui ne sont pas connues à l'éducation ! Ce sont des millions en euros détournés ainsi des caisses de l'Etat.

Nous comprenons enfin, pourquoi Alpha Condé a préféré garder et recycler les voleurs de l'Etat. C'est très lucratif de travailler avec ces gens, pour un Président qui ne pense qu’à s’enrichir personnellement. Et nous comprenons, pourquoi il faut un tordu et sans morale comme Bourema Condé au Ministère de l'Administration. En effet, beaucoup de ces 11 mille faux enseignants ont des salaires au niveau du gouvernorat de Conakry.

Dans son Nr. 783 du 05-09-2018, le journal « La Lettre du Continent » a révélé l’existence de réseaux mafieux à la banque Centrale guinéenne, qui est sous l’autorité directe d’Alpha Condé. Dans son introduction, on peut lire :

« Les autorités guinéennes ont mis au jour un système de placement des réserves en dollars de la Banque Centrale à des fins privées ».

Cette magouille serait organisée par la haute hiérarchie de la Banque Centrale guinéenne (BCRG) constituée des amis et pions personnels du Président de la République et la société Managed Security Services-Sarl (MSS-Sarl) qui convoie les Fonds guinéens vers Dubaï au compte de la BCRG sur instruction d'Alpha Condé. Cette société qui se sert des fonds de l’Etat à des fins privées aurait investi plusieurs millions en dollars dans une mine d’or à Mandiana. De ce qui est connu, elle a déjà utilisé à son compte personnel 20 millions de dollars non restitués à la banque. Le comble : cette société de détournement de fonds de l’Etat appartiendrait à trois (3) personnes :

  1. Un homme d’affaires mauritanien, Yacoub Abdallahi Sidya (90%)
  2. Un homme d’affaires guinéen, Amadou Dioum (7%)
  3. Un étudiant guinéen de 24 ans, Namory Condé (3%)

Ce troisième étudiant millionnaire grâce aux détournements de fonds publics, est le fils de l’actuel Ministre de l’Administration, Bourema Condé ! Ainsi, si l’on prend le cas connu des 20 millions de dollars détournés, le fils encore étudiant de Bourema Condé a une part de 0,03 * 20 000 000 soit 600 000 dollars sans fournir aucun travail. Il faut ajouter à cela sa part de la grosse mine d’or de Mandiana !

Qui aurait cru que c’est le régime RPG qui ferait du criminel Bourema Condé et ses rejetons multimillionnaires et les plus riches de la Haute Guinée ? En effet, le général Bourema Condé fut ce minable officier militaire qui promit publiquement au Général Lansana Conté que lui il pourrait mettre fin à l’existence du RPG dans la région diamantifère de Banankoro. En fin stratège, le dictateur général Président confie la région à « Takoura Bourema ». C’est le plus grand bourreau que les militants du RPG ont connu sous le régime conté (Lire).

Alpha Condé avait promis la justice à ses militants et aux parents des victimes de Bourema Condé. Arrivé au pouvoir, il a jugé autrement : connaissant ses objectifs contraires à l’Etat de droit et à la bonne gouvernance, vu sa volonté de mettre en place des réseaux mafieux d’enrichissement illicite, il a décidé de mettre à son service, tous les Guinéens connus pour leur indignité et manque de personnalité, comme Bourema Condé. Du coup il fait la promotion de ce bourreau historique et enrichit la famille de ce dernier devant les orphelins de ses victimes qui n’auront plus jamais droit à la justice et qui ont du mal à trouver de quoi vivre aujourd’hui en Guinée. Depuis que Bourema Condé a le Ministère de l’Administration, seules les organisations que son réseau crée à dessein pour, dit-on, soutenir le Président ou que Alpha Condé en personne ordonne de légaliser obtiennent une autorisation d’existence en Guinée.

Si l'opposition guinéenne était dirigée par des personnes responsables, elle se serait opposée à la nomination du bourreau et corrompu Bourema Condé au Ministère de l'Administration. Quand on prétend lutter pour la démocratie, on ne reste pas indifférent au choix d'un démon et ennemi de la démocratie comme votre interlocuteur direct.

Alpha Condé est tellement poltron et fanfaron que si nous avions une opposition digne de ce nom, tous ses plans machiavéliques auraient été tués dans l’œuf, sans donner la moindre chance au serpent dangereux qu'il est de grandir dans notre pays.

En 2010, un de ses très proches collaborateurs actuels nous avait prévenus au sujet d’Alpha Condé en déclarant à notre administrateur de l’époque : « Mon cher ami, à l’allure actuelle des choses et avec les tractations en cours, Alpha risque d’avoir le pouvoir si Cellou ne se montre pas un peu ferme. Et là ce serait très mauvais pour ce pays, je peux te le jurer ».  Par ailleurs depuis 2015, les Burkinabés qui le connaissent bien ont vu Alpha venir et ont prévenu les Guinéens sur une future tentative de modifier la Constitution (Lire). Enfin, son refus de mettre en place la Haute Cour de justice était également un signe annonciateur des manœuvres criminelles d’Alpha Condé et ses réseaux devenues de plus en plus flagrantes aujourd'hui en Guinée. Le fait de garantir l'impunité aux criminels économiques et de sang, n'est que sa volonté de créer une jurisprudence en la matière pour lui et ses complices actuels.

Si l’opposition, dirigée par un ancien Premier ministre de Conté, est prête à manifester pour réclamer la tenue d’élection ou le partage des postes dans les communes, elle n’a jamais été prête à le faire pour obtenir la mise en place de cette importante institution du pays. Pas étonnant que des anciens ministres de Conté qui furent des apôtres de la dictature de l’époque ne veuillent voir une telle Haute Cour installée en Guinée. L'erreur que le peuple commettrait, c'est de favoriser le retour de ces vampires, contraints au jeûne pendant 10 ans, à la tête du pays après l'ancien SDF de Paris.

 

GUINEEPRESSE.INFO


 

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