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La petite Kadiatou Barry va-t-elle mourir après avoir eu la chance de survivre ?2011-06-07 12:11:57 Dans notre article du 1 avril 2011 relatif à l’affaire Kadiatou Barry, nous avions précisé que nous suivrons l’affaire (Lire). Ce week end, à Paris, notre administrateur Sadio Barry a eu un échange avec Mme Hadiatou Diallo à travers laquelle le leader Cellou Dalein Diallo s’occupait de l’enfant, à l’en croire elle-même. Mme Hadiatou Diallo qui voulait corriger ce qu’elle a appelé fausse rumeur sur GuineePresse.info dira que c’est Cellou qui a voulu librement aider cette enfant à titre privé et de sa poche mais que c’est un titre de voyage qui a été trouvé pour l’enfant et non un passeport pour venir se faire soigner en France. Elle apprendra à ceux qui étaient présents que l’enfant a été soignée aux seuls frais de Cellou qui aurait refusé toute aide de la communauté dans ce cadre et que tout va bien à présent, la petite, sauvée et guérie, vit bien avec ses parents maintenant en Guinée. Elle poussera quand même la maladresse jusqu’à prendre la communauté pour ingrate envers Cellou qui, seul, aurait fait ce que toute la communauté n’aurait pas pu faire. Sadio Barry rappellera alors que non seulement le Secrétaire Général de l’UFDG Bano SOW avait présenté les choses sous l’angle du parti mais que le transport de la petite et de sa maman ont été couverts par la contribution de la communauté. Ce qui fut confirmé par Monsieur Souleymane Diallo qui a payé les billets devant Mme Hadiatou Diallo. Aussi, des actions de Cellou à une victime pour la cause de son parti n’est pas de la gentillesse mais une obligation de l’homme politique pour lequel tout le Fouta et d’autres, Guinéens et étrangers, se sont donnés les mains matériellement et politiquement. « Attention, Cellou n’a rien fait pour le Fouta Madame, c’est plutôt le Fouta qui a tout fait pour Cellou. Sans le Fouta, Cellou n’est rien et l’erreur de Cellou, c’est de s’entourer de ses parents et amis qui ne comprennent pas cela. », ajouta Sadio qui précisera après, avoir fait l’article pour que la lumière soit faite sur une affaire qui pouvait coûter la vie à une enfant "car, s’il fallait que les gens cotisent pour le traitement de l’enfant qui est déjà à l’hôpital, cela pouvait prendre des mois avant qu’on ne réunisse le montant. Nous voulions nous assurer que soit le leader Cellou a payé soit qu'il va payer. D’autant plus qu’on ne peut obtenir un visa médical que si les frais sont couverts ou garantis.", conclura-t-il. Ce que Mme Hadiatou Diallo confirmera en disant que Cellou avait tout payé à l’avance et que c’est elle-même qui a signé la prise en charge correspondante et qui a reçu l'enfant et sa mère chez elle. Retenons donc qu’avant l’arrivée de l’enfant, les coûts avaient été estimés et tout a été payé. Dans ce cas, on prévoit un budget au dessus des estimations majorées pour prévenir des complications inattendues. Que s’est-il donc passé pour que la petite de 2 ans sorte de l’hôpital un jour après son opération et qu’elle soit renvoyée en Guinée le 11 mai, 5 jours après son opération ? En Guinée, l’enfant qui était convalescente a continué d’être malade et de ne pas manger correctement. Finalement, elle a été hospitalisée depuis le 1 juin à Donka où tout récemment, il n’y avait ni eau ni électricité. D’après nos informations, quand l’enfant retournait en Guinée, c’est 150 euros que sa famille a reçu en tout. 150 euros, alors qu’on était encore dans la période non-sure à laquelle des rechutes et complications peuvent toujours surgir ! On nous dit que les médecins de Donka affirment que l’enfant n’aurait pas dû être renvoyée en Guinée avant au moins un mois après son opération. Dans ce genre de cas, on doit s’assurer que le patient est complètement guéri ou hors de danger avant de l’envoyer si loin du médecin traitant, affirme un médecin. Avant la mise en ligne de cet article, à 14:00 exactement, nous avons appelé à l'hôpital Donka pour parler avec le personnel qui s'occupe de l'enfant. Ce personnel médical nous a bien confirmé que l'état actuel de l'enfant est lié à son opération et qu'on devrait accorder un temps de suivie et d'observation à l'enfant avant de l'éloigner du centre hospitalier traitant. Nous interpellons à nouveau Cellou Dalein et son parti. En Guinée, tout le monde connait l’état de nos hôpitaux: même un adulte qui y rentre peut se retrouver à la morgue contre toute attente. Cette enfant a eu la chance de survivre. Sa vie avait été sauvée. Pourquoi ne pas bien faire ou laisser complètement la communauté s’en occuper au lieu de renvoyer l’enfant en Guinée 5 jours seulement après son opération et avec 150 euros seulement pour la famille qui vit en dessous du seuil de la pauvreté ? Même si l’enfant était complètement guérie, 150 euros pour une famille aussi pauvre qui retourne en Guinée, c’est trop peu et même humiliant pour un parti qui a des millions qui dorment en banque. Dans d'autres pays et avec un leader d'une telle renommée qui s'implique personnellement, ce n'est pas seulement la vie de cette fillette qui serait sauvée mais c'est tout son avenir qui serait assuré. Est-ce que cet enfant aurait quitté l’hôpital un jour après son opération si elle était l’enfant de Cellou Dalein, de sa sœur ou de son frère direct ? Des responsables de l’UFDG n’ont-ils pas leurs familles carrément en Occident grâce à l’argent du parti ou à l'aide des militants et sympathisants ? On doit louer les efforts de Mme Hadiatou Diallo qui a fait toutes les démarches pour les soins de l'enfant. Mais il vaut mieux ne rien faire qu'une œuvre mal terminée dans certaines circonstances. Celui qui a tiré sur l'enfant n'est pas connu mais ceux qui vont la laisser mourir par avarice payeront un prix moral et politique très élevé. Si on voulait diminuer les frais et faire de l'économie, alors il aurait été mieux de solliciter l'aide de la communauté ou de la Coordination des Associations des Ressortissants du Fouta Djallon en France (CARFDF) qui existait déjà que de faire rentrer l'enfant "le plus tôt possible", de façon si prématurée. Interrogé sur la question, le Président d'alors de la CARFDF, Monsieur Alphadio Diallo, nous a affirmé n'avoir pas été informé que l'enfant rentrait d'aussitôt en Guinée. Il aurait certainement, sans même mettre cela sur le dos de toute la Coordination, pris l'enfant et sa maman chez lui pour toute la période de sécurité, la durée du visa au moins, nous a-t-il affirmé. "Nous, on a été informé quand l'enfant était déjà partie !", dit Monsieur Diallo.
GUINEEPRESSE.INFO
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