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Communiqué de l’IBCG relatif à la situation de crise sciemment provoquée par le chef de l’Etat Alpha Condé2013-05-09 23:21:42 Le chef de l’Etat s’est résolu à oublier le corps électoral guinéen pour les législatives qu’il avait dit en 2011, ne pas être sa priorité devant les représentants de la communauté internationale (Groupe international de contact sur la Guinée). Pour joindre l’acte à la parole, Alpha Condé fera dissoudre cette commission internationale dans l’indifférence tant de la classe politique guinéenne que de la communauté internationale qui semble se désintéresser de la Guinée. Il la fera remplacer par un soi-disant groupe des amis de la Guinée qui doit aider le pays à retrouver une croissance économique, finaliser le processus électoral et consolider la gouvernance démocratique. Pourquoi donc ce silence assourdissant de ce groupe devant le blocage actuel, le nombre élevé de morts (36 officiellement) et de dégâts matériels, sans compter des centaines de blessés et de prisonniers politiques ? Nous sommes au regret de constater que ces personnes (des amis d’Alpha Condé) ne sont en réalité que des complices, des prédateurs et des retraités politiques occidentaux intéressés qui n’en ont cure des souffrances et de la mort des Guinéens. Après plus de deux (2) ans de crise politique due à la volonté du pouvoir de ne pas respecter la Constitution et les principes élémentaires de la démocratie, après plus d’une trentaine de morts et des centaines de blessés par balles, armes blanches et tortures, la désignation d’un facilitateur a été obtenue par l'opposition auprès des Nations Unies en la personne de Saïd Djinit. Cependant, dès le lendemain de cette désignation, le président Condé qui ne veut aucune résolution juste et équitable du problème, se précipite à signer un "décret" convoquant le corps électoral pour le 30 juin 2013. Par cet acte, le chef de l’Etat guinéen ne fait pas que mettre le facilitateur devant un fait accompli, mais il apporte les preuves qu’il est l’obstacle au dialogue et à l’entente politique en Guinée. Dans une complicité criminelle, le président de la CENI, Bakary Fofana, désigné par Alpha Condé, prend à son tour la décision, sans concertation, de fixer, à la veille du weekend, au 2 mai la date limite du dépôt des listes des candidats à la députation. L'opposition a vigoureusement refusé ce diktat illégal. L'IBCG félicite les partis de l’opposition de n’avoir pas accepté les intimidations de Bakary Fofana et de son mentor Alpha Condé et l'exhorte à rester ferme sur l’exigence du retrait définitif et du départ du couple malsain "Sabari/Waymark" de la Guinée. Désormais Bakary Fofana et son Fama se voient dans l'obligation de proroger cette date limite de dépôt des listes jusqu'au 8 mai 2013 qui reste également une date non tenable et fantaisiste. Par ailleurs, il y a eu violation, par le pouvoir, du protocole sur la non violence signée le 23 avril 2013, car les marches légales et pacifiques de l'opposition ultérieures à cette date ont été réprimées dans le sang provoquant morts et blessés dont au moins 3 enfants de 12 ans dans les quartiers dits favorables à l’opposition. Au cours de ces violences, on a vu des civils armés agissant ensemble avec les forces de l’ordre contre ceux qui participent à la marche pacifique de l’opposition et leurs familles. Ces bandes armées auront même l’audace de parler et justifier publiquement leurs forfaitures sur la Radio France Internationale (Ecouter la partie "Témoignage de RFI" de ce lien). L'IBCG demande aux Nations Unies de ne pas jeter de l’huile sur le feu en Guinée en soutenant le maintien d’un opérateur électoral (Waymark) reconnu non sérieux et déconseillé à tous les pays du monde par ses propres services compétents. En effet avec le couple Sabari/Waymark, les violences pré et postélectorales risquent de faire plus de morts et de dégâts matériels en Guinée que lors des élections présidentielles en 2010. C’est pourquoi il est incompréhensible et dangereux de vouloir maintenir Sabari/Waymark dans le processus électoral guinéen. Soutenir le maintien de Sabari/Waymark en dépit de ses défaillances et de sa partialité mises en évidence par les audits, par l'opposition et même par des proches d'Alpha Condé comme Jean Marie Doré de l'UPG, serait faire preuve d'un mépris à l'égard du peuple martyre de Guinée. Car il est évident que cela pourrait conduire le pays à des violences politico-ethniques à dimension incalculables. Pour l’IBCG, les priorités de la communauté internationale en Guinée devraient être aujourd'hui la sécurité et la justice sans lesquelles le pays ne retrouvera plus la paix et la stabilité. C’est pourquoi nous invitions l'ONU à s'impliquer pour que cessent les assassinats politiques, les violations des droits de l'homme et en garantissant des élections transparentes et équitables dans ce pays où la transition n’a fait que trop durer avec un pouvoir discrédité à tout point du vue. A l’attention de l’opposition : Sabari/Waymark, un opérateur qui a recensé des Malinkés, qui a refusé de recenser des Forestiers, des Soussous et des Peuls sur une décision politique (Lire), est un opérateur-Apartheid. Il n’a pas sa place en Guinée. Si l’opposition l’accepte, l’IBCG fait appel à la base électorale de ne pas suivre.
Initiative de Bruxelles pour le Changement démocratique en Guinée (IBCG)
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