Bienvenue sur GuineePresse.info
Google
 

Mis en fonction le 16.01.2008
Chercher dans GuineePresse.info :
Accueil
Actualité Opinion
Sport
Culture
Archives
Vie pratique
Forum
Accueil > Actualité > Internationale |Syndication rss Send to facebook Send to facebook twitt this Send to LinkedIn Send via email Print |Vendredi, 22 septembre 2017 01 : 06

Les États-Unis sont-ils encore les États-Unis?


trump.jpg
D. Trump: l'Antéchrist

2017-02-28 11:42:35

Il faut désormais faire face outre-Atlantique à l'arbitraire et à l'incompétence la plus totale.

Le 22 février dernier, j'ai atterri vers 14h30 à l'aéroport de Houston, aux États-Unis, en provenance de Paris. Je devais me rendre à un colloque de la Texas A&M University (College Station), où j'ai été invité à plusieurs reprises ces dernières années. Au guichet de l'immigration, une fonctionnaire me refuse l'entrée et m'emmène dans une salle attenante pour contrôle, sans explications. Une trentaine de personnes y attendent que l'on statue sur leur sort. J'observe machinalement une certaine fréquence dans les entrées et sorties. Au bout de trois quarts d'heure, alors que la plupart de ceux qui attendent repartent sans problèmes, un jeune officier de police me demande de le suivre dans un bureau particulier. Commence alors un interrogatoire informel. Je lui demande ce qui me vaut d'être là. Il me répond : "contrôle aléatoire" (random check). Il me demande ce que je viens faire aux États-Unis. Je lui présente alors la lettre d'invitation de l'université. Cette intervention doit-elle être rémunérée ? Je confirme – c'est la règle dans beaucoup universités Nord-américaines. Il m'objecte alors que je n'ai qu'un visa touristique et non un visa spécifique de travail. Je lui réponds que je n'en ai pas besoin, que l'université s'est occupée comme d'habitude des formalités et, surtout, que je fais cela depuis plus de trente ans sans jamais avoir eu le moindre ennui. Son attitude se fait alors encore plus suspicieuse. Examinant mon passeport, il relève que j'ai bénéficié récemment d'un visa "J1", accordé notamment aux universitaires. J'ai été, en effet, professeur invité à l'Université Columbia de New York, de septembre 2016 à janvier 2017. Il conclut que je suis donc revenu travailler "illégalement" avec un visa expiré. J'ai beau expliquer que ma situation n'a rien d'anormal, sinon l'université n'aurait pas pu m'inviter, rien n'y fait. N'étant pas en possession d'un document fédéral m'autorisant à travailler aux États-Unis, je suis en infraction. La décision sera confirmée plus tard par son supérieur hiérarchique – que je n'aurai pas la possibilité de rencontrer.

On bascule alors dans une autre dimension. Le policier me fait prêter serment et me soumet à un interrogatoire étendu : questions sur mon père, ma mère, ma situation familiale, me posant près d'une dizaine de fois les mêmes questions: qui m'emploie, où j'habite, etc. J'ai la copie du procès-verbal. Il relève toutes mes empreintes digitales, pourtant déjà enregistrées dans le système comme pour tous les visiteurs. Il opère une fouille au corps en règle, malgré mes protestations. "C'est la procédure", me rétorque-t-il. Il m'informe ensuite que je vais être refoulé (deported) et mis dans le prochain avion en partance pour Paris. Il ajoute que je ne pourrai plus jamais entrer dans le pays sans un visa particulier. Je suis stupéfait mais ne peux rien faire sinon prévenir mon collègue de l'université. Le policier me demande si je veux contacter le Consulat de France à Houston. Je réponds par l'affirmative mais c'est lui qui se charge de composer le numéro, plusieurs heures après, aux alentours de 19h, appelant le standard et non le numéro d'urgence, donc sans résultat. Il m'indique également qu'il n'arrive pas à contacter Air France pour mon billet. Cela fait déjà près de cinq heures que je suis détenu et je comprends alors que rien ne se passera avant le lendemain.

Je m'apprête donc à passer encore entre une dizaine ou une vingtaine d'heures installé sur une chaise, sans téléphone – l'usage en est interdit –, avant de pouvoir occuper un fauteuil un peu plus adapté à la situation de personnes ayant effectué un long voyage. Toutes les heures, un fonctionnaire vient nous proposer à boire ou à manger, et nous fait signer un registre comme quoi nous avons accepté ou refusé. Malgré la tension, j'observe ce qui se passe dans ce lieu insolite, à la fois salle d'attente anodine et zone de rétention. Si la plupart des policiers adoptent un ton réglementaire, non discourtois, quelques-uns ricanent discrètement en observant cette population hétéroclite sous leur contrôle. Une policière engueule une femme dont le garçon de trois ans court dans tous les sens. Un homme se lève pour demander ce qu'il en est de sa situation. Trois policiers lui hurlent de s'asseoir immédiatement.

Vers 21h, il reste une demi-douzaine de personnes, somnolentes et inquiètes, un Africain ne parlant pas bien l'anglais, les autres sans doute d'origine latino-américaine. Je suis apparemment le seul Européen – le seul "blanc". Arrivent alors deux officiers de police. Ils se dirigent vers le monsieur assis devant moi, peut-être un Mexicain, bien mis de sa personne. Ils lui montrent un billet d'avion et lui disent qu'ils vont l'emmener. Invité à se lever, il est alors menotté, enchaîné à la taille, et entravé aux chevilles. Je n'en crois pas mes yeux. Des images d'esclaves me traversent l'esprit: la policière qui lui met les fers aux pieds est une Africaine-Américaine, vaguement gênée. J'imagine le temps qu'il va mettre pour rejoindre la porte d'embarquement. Je me demande surtout si c'est le même sort qui nous attend. Je préfère croire que lui a commis un délit sérieux. J'apprendrai par la suite que "c'est la procédure". Cette façon de faire – proprement indigne – serait exigée par les compagnies aériennes. Je ne suis pas sûr, au demeurant, que les conditions d'expulsion soient plus humaines chez nous.

L'attente continue, cette fois avec une réelle angoisse. A 1h 30 du matin – cela fait plus de 26 heures que j'ai quitté mon domicile parisien – je vois une certaine agitation. Une policière vient vers moi et me demande quelle est ma destination finale aux États-Unis et si quelqu'un m'attend à l'aéroport. Je réponds avec un début d'énervement – à éviter absolument dans ce genre de situations – que le chauffeur de l'université, qui se trouve à deux heures de route, est sans doute reparti... Elle me prie alors de ne pas me rendormir car je vais être appelé.

Quelques minutes plus tard, un policier au ton cette fois amical me rend mon téléphone et mon passeport, dûment tamponné, et me déclare autorisé à entrer aux États-Unis. Les restrictions qui m'ont été imposées sont levées, ajoute-t-il, sans que je puisse savoir ce qui va rester dans leurs fichiers. Il m'explique que le fonctionnaire qui a examiné mon dossier était "inexpérimenté" et ne savait pas que certaines activités, dont celles liées à la recherche et à l'enseignement, bénéficiaient d'un régime d'exception et pouvaient parfaitement être menées avec un simple visa touristique. "Il ne savait pas". Abasourdi, je lui demande, ou plutôt je déclare que c'était donc une erreur. Il ne me répond pas. Il me laisse simplement entendre qu'ayant, lui, une longue expérience, il a vu le problème en prenant son poste en début de nuit. Il aura l'amabilité de me raccompagner à la sortie d'un aéroport totalement désert, m'indiquant l'adresse d'un hôtel dans la zone portuaire. À aucun moment, ni lui, ni ses collègues ne se sont excusés.

En réalité, ma libération n'a rien eu de fortuit. Elle est la conséquence de l'intervention de mon collègue auprès du président de l'université Texas A & M, d'une professeure de droit chargée des questions d'immigration, et de plusieurs avocats. Sans eux, j'aurais été conduit menotté, enchaîné, et entravé à l'embarquement pour Paris.

Historien de métier, je me méfie des interprétations hâtives. Cet incident a occasionné pour moi un certain inconfort, difficile de le nier. Je ne peux, cependant, m'empêcher de penser à tous ceux qui subissent ces humiliations et cette violence légale sans les protections dont j'ai pu bénéficier. J'y pense d'autant plus que j'ai connu l'expulsion et l'exil dans mon enfance. Pour expliquer ce qui s'est passé, j'en suis rendu aux conjectures. Pourquoi le contrôle aléatoire est-il tombé sur moi? Je ne le sais pas mais ce n'est pas le fruit du hasard. Mon "cas" présentait un problème avant même l'examen approfondi de mon visa. Peut-être est-ce mon lieu de naissance, l'Egypte, peut-être ma qualité d'universitaire, peut-être mon récent visa de travail expiré, pourtant sans objet ici, peut-être aussi ma nationalité française. Peut-être aussi le contexte. Quand bien même aurais-je commis une erreur, ce qui n'est pas le cas, cela méritait-il pareil traitement? Comment expliquer ce zèle, évident, de la part du policier qui m'a examiné et de son supérieur hiérarchique sinon par le souci de faire du chiffre et de justifier, au passage, ces contrôles accrus? J'étais d'autant plus "intéressant" que je ne tombais pas dans la catégorie habituelle des "déportables". Telle est donc la situation aujourd'hui. Il faut désormais faire face outre-Atlantique à l'arbitraire et à l'incompétence la plus totale. Je ne sais ce qui est le pire. Ce que je sais, aimant ce pays depuis toujours, c'est que les États-Unis ne sont plus tout à fait les États-Unis.

Source :

 

Cinq (5) semaines après son investiture, D. Trump déclare devant le congrès américain que les USA doivent de nouveau gagner des guerres. Il justifiait ainsi sa décision d'augmenter le budget de défense américain. Cet Antécrist qui veut provoquer des guerres à tout prix, notamment contre l'Iran, va finir par précipiter le déclin des USA comme d'autres puissances l'ont connu dans le passé. Si les USA provoquent des guerres en suivant le psychopate Trump, ils finiront par patiner dans leur propre merde, car il n'est pas évident que leurs alliés traditionnels les suivront.

 

GUINEEPRESSE.INFO


 

0 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


Spécial
 19/04/16: Chine - Europe : la guerre de l’acier a commencé. En Guinée, nous subissons le plus mauvais des présidents et les plus déshonorables des Parlementaires africains !
 16/12/15: Alpha Condé, le RPG et la culture de violence en Guinée.
 26/12/13: Guinée : un pays qui a besoin d’une opposition.
 28/11/13: Cellou Dalein, Sadio Barry et Diallo Sadakaadji: il est temps de briser le silence.
 02/07/13: Sadio Barry: un combat politique en passe d’être gagné en Allemagne !

 Lire plus d'articles...
Editorial
 31/03/15: François Louncény Fall : la honte nationale des Guinéens !
 11/03/15: Guinée : après les menaces des opposants, Alpha Condé et la Ceni leur font le doigt !
 19/02/15: Conakry: île de toutes les opportunités pour Alpha Condé et la mafia étrangère qui le soutient.
 07/08/14: Alpha Condé : l’erreur historique des Guinéens.
 04/02/14: Guinée: la presse censurée à Labé, mais paradoxalement pas par le pouvoir !

 Lire plus d'articles...
Analyse
 21/09/17: Pourquoi Cellou Dalein a-t-il déjà perdu la Présidentielle de 2020 ?
 21/09/17: Syllabaire pour Toto et cocos à propos des 20 milliards sino-chinois (Saïdou Nour Bokoum).
 15/09/17: Mémorandum de collaboration entre le Collectif contre l’impunité en Guinée (CCIG) et Pottal-Fii-Bhantal Fouta-Djallon.
 08/09/17: Pékin : la Guinée s’enfonce dans le gouffre chinois
 04/09/17: Communiqué de presse de l’AJGF

 Lire plus d'articles...
Interviews
 31/10/16: Guinée : grande interview de Sadio Barry dans le journal Sanakou
 22/07/15: Interviews de Sadio Barry dans Echos de Guinée.
 14/06/15: Emissions du 7 au 11 juin 2015 avec Bashir Bah et Sadio Barry : les audio sont disponibles.
 25/01/15: L’artiste guinéen Elie Kamano dans le journal lefaso.net
 27/02/14: Entretien avec le jeune leader guinéen Mohamed Lamine Kaba, Président du parti FIDEL

 Lire plus d'articles...
Dossiers
 21/06/16: Sadio Barry : « J’accuse Alpha Condé, la justice guinéenne, Fatou Bensouda et sa CPI pour les tueries et pillages enregistrés à Mali Yemberen le vendredi 17.06.2016 »
 03/04/14: Cellou Dalein et l’UFDG
 17/02/14: GPP FM Fouta de Labé : Alpha Boubacar Bah et Laly Diallo de l’UFDG en opposition à Sadio Barry
 28/01/14: Guinée : Alpha Condé est-il encore crédible pour parler des audits de 2011 ?
 09/01/14: Cellou Dalein Diallo, le Président Responsable Suprême des Peuls ?

 Lire plus d'articles...
Exclusif
 13/12/13: Un conseil d’ami à Elhadj Cellou Dalein Diallo, leader de l’opposition guinéenne
 01/10/13: Législatives 2013 en Guinée: l'UE confirme le bilan de la journée électorale dressé par guineepresse.info en tous ses points.
 09/09/13: Guinée: des élections bâclées malgré trois ans de retard et risques sérieux de violences ethniques
 01/08/13: Guinée: quelles sont les véritables motivations de Mansour Kaba ?
 17/07/13: Bakary Fofana: l’irresponsable "cheveux blanc" de la Guinée !

 Lire plus d'articles...
Autres infos
 
 
Cours des dévises
 1 euro = 9350 FG +1.63%
 1 dollar = 6977 FG -3.1%
 1 yuan = 400 FG +0.00%
 1 livre = 10500 FG +1.25%
06/02/13 02 : 02
Articles marqués
 30/05/16: Manifeste de Sadio Barry sur la crise sociopolitique en Guinée
 22/04/16: Guinée: les confessions d’un voleur de la République !
 28/02/16: Cellou Dalein ou l’enfant gâté du Fouta et Bah Oury le malchanceux.
 25/11/15: Sadio Barry, au sujet de la foi.
 01/03/15: Guinée: qui trompe le peuple, le pouvoir ou l’opposition ?

 Lire plus d'articles...
 
 
Multimédia
 
Gaetan Mootoo d'Amnesty international, sur les massacre et viols du 28 septembre en Guinée

Par Christophe Boisbouvier

« Les tortionnaires ont franchi une étape inimaginable. Des militaires déchiraient les vêtements des femmes avec une telle violence, parfois avec des couteaux ou la baïonnette, les violant en public. C'était la barbarie dans toute son horreur ».
SOURCE : RFI

 
RTG news (journal TV)
 
Médias
le Jour
IvoirNews
mediapart
Hafianews
togoforum
fereguinee
Guineeweb
ActuGuinée
tamsirnews
Guineeview
Guinée libre
Guineenews
Guinee infos
Guineevision
oumarou.net
aminata.com
Timbi Madina
afriquemplois
Guinea Forum
africatime.com
InfoGuinee.net
guinee224.com
Haal-Pular.com
guineeweb.info
Le Guepard.net
Africabox Music
Guinee nouvelle
Euro Guinée e.V
Guineeinformation
Site en langue Pular
Les Ondes de Guinée
Camp Boiro Memorial
Mondial Communication
Soc.culture.guinea-conakry
 
 
 
 
 

Radio Mussidal Halipular

Radio MH
 
 
 
 

L’intervention du Président de la Coordination Nationale Haalipular de Guinée, Elhadj Saikou Yaya Barry, relative aux crimes ethniques dont Waymark est complice en Guinée:

Elhadj Saikou Yaya Barry

 
 


ITEEV Aachen import/export:

Agence d’import/export des produits et équipements informatiques et industriels, des véhicules et engins de tout genre, de l’Allemagne pour toutes les directions, en particulier l’Afrique:

www.iteev-aachen.com

 
 


Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): le parti d'avenir.

Ci-dessous, vous trouverez la fiche d'inscription (adhésion) et de soutien au parti en fichier PDF. Les données des personnes membres ou contributeurs resteront strictement confidentielles et accessibles uniquement à l'administration restreinte du parti pour la comptabilité et la mise en place d'un répertoire de cadres et personnes ressources du parti en fonction de leurs professions et compétences, à toutes fins utiles.

Les fiches remplies peuvent être remises à un bureau du parti ou scannées et transféré à la direction du parti aux adresses suivantes:

1- Mail Compta : bag.compta@protonmail.com     pour des payements, cotisations ou dons.

2- Mail Général : bag.guinee@protonmail.com      pour adhésion ou modification de données personnelles existentes.

Fiche d'adhésion au parti

Fiche de cotisation et de soutien au parti B.A.G

Affiche du B.A.G en Guinée

 
Lire le préambule du BAG !
 
Suivre l'évolution du parti B.A.G !
 
Débat du 09.09.2016 – JaquesRogerShow vs Sadio Barry, le leader du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG): l’audio est disponible
 
Débat du 18.9.16 - Hafianews vs Sadio Barry du BAG : l’audio est disponible
 
 
©2007-2008 Guineepresse.info
|Webmaster
|Sitemap
|Qui sommes nous?
|Forum
|Archives
|Mentions légales
|Aide et remarques