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Accueil > Opinion > Analyse |Syndication rss Send to facebook Send to facebook twitt this Send to LinkedIn Send via email Print |Lundi, 20 novembre 2017 21 : 08

Alimou Camara, ce génie de la plume, ne disparaîtra jamais

Par Alpha Sidoux Barry


Alimou_Camara.jpg
Alimou Camara

2017-11-07 18:21:25

Pour m’annoncer la terrible nouvelle, Aliou, mon frère, a pris mille et une précautions, tant il savait qu’elle me paraîtrait de prime abord invraisemblable. Il a décliné tous les noms et surnoms de Mohamed Alimou Camara pour qu’il n’y ait aucun doute ni aucune confusion possible. Oui, notre neveu est décédé brutalement ce jeudi, 2 novembre 2017, à 14 heures, à la clinique Ambroise Paré de Conakry, des suites d’une attaque cardiaque fulgurante.

Le ciel m’est tombé sur la tête. Je me suis entretenu au téléphone il y a deux jours avec Alimou. Notre conversation a porté sur le Forum dont il est le président du Comité international d’organisation, prévu du 8 au 10  novembre 2017, dans le cadre de « Conakry Capitale mondiale du livre 2017 », événement culturel majeur chapeauté par l’Unesco et célébré à tour de rôle dans les pays membres.

Il est parti dans la capitale guinéenne pour préparer cette rencontre à laquelle sont conviés des sommités du monde entier des arts, des lettres et du journalisme, et dont le thème est : « Porter la parole, libérer l’écriture ». Cet important Forum doit marquer le 30e anniversaire de l’émission télévisée « Papier-Plume-Parole » de Mohamed Salif Kéïta.

Alimou Camara est arrivé à Conakry ce dimanche 29 Octobre. Il s’est attelé d’arrache-pied à mettre les dernières touches au programme du Forum, à dresser la liste des thèmes à traiter ainsi que celle des divers intervenants, les personnalités devant présider les différentes séances, à prévoir les manifestations et les festivités qui devaient agrémenter la rencontre, en somme les mille et un détails de ce sommet dont il est la cheville ouvrière. Avant de partir, il a pris contact et adressé une lettre à l’ambassade de Guinée à Paris pour faciliter l’octroi des visas aux invités.

Au matin du mercredi 1er novembre, Alimou a ressenti une certaine douleur du côté gauche de la poitrine. Il se confie au téléphone à sa sœur cadette Mariama Sirée, infirmière de son état à Paris. Elle le soumet à l’interrogatoire médical classique et lui conseille de se faire hospitaliser immédiatement. L’imam Thierno Baïlo, un de nos cousins, qui avait pris le petit déjeuner avec lui, psalmodie des prières et le masse. Cela lui procure un certain apaisement.

Il s’étend pour prendre du repos. Quelques heures plus tard, il subit une violente attaque. On décide de l’amener à la clinique Ambroise Paré. L’établissement est très réputé, mais sous-équipé. Il ne dispose pas de l’appareil adéquat pour faire face à ce type de problème. Alertée à Paris, sa femme Oumy Bah, haut cadre dans la compagnie d’assurances Axa Mutuelles, entourée de toutes les attentions de ses collègues, prend les dispositions nécessaires pour son évacuation d’urgence en France.

Le lendemain jeudi, tout est prêt. Un avion médicalisé doit arriver à 18 heures à Conakry pour l’acheminer à Paris. Le matin, il est victime d’une deuxième attaque, plus violente. A 14 heures, c’est trop tard. Alimou Camara nous a quittés. L’opération d’évacuation est décommandée. Il n’assistera malheureusement pas au Forum pour lequel il a donné toutes ses forces. Tout est-il perdu ?

Sansy Kaba Diakité, commissaire général de Conakry Capitale mondiale du livre 2017 et directeur de la maison d’édition L’Harmattan-Guinée, appuyé par l’animateur Mohamed Salif Kéïta (ancien directeur de la Culture dans ce ministère, éminent homme de lettres de surcroît), tous deux maîtres d’œuvre du forum, sonnés par le décès brutal d’Alimou Camara mais décidés à tenir cette manifestation, cette fois pour rendre hommage à l’illustre disparu, tiennent bon. La rencontre aura bien lieu aux dates prévues (8-10 novembre), et le vendredi 10 novembre lui sera entièrement consacré.

Des funérailles nationales  seront célébrées en présence de tous les participants au Forum. Un symposium sera organisé le matin dans le grand amphithéâtre de l’université Gamal Abdel Nasser qu’il fréquenta naguère, suivi de la prière sur le défunt après la prière du vendredi à la grande mosquée Fayçal de Camayenne, puis de l’enterrement au cimetière de Cameroun. A quelque chose malheur est bon.

La nouvelle de la disparition d’Alimou Camara s’est répandue dans le monde à la vitesse de la lumière, Internet aidant. Elle plonge ses nombreux amis dans une détresse inouïe. Surtout que l’homme, âgé seulement de 49 ans et jouissant d’une bonne santé sans aucun antécédent cardiaque, pas une seule âme ne pouvait s’y attendre. Réputé comme un cœur d’or, un être bienfaisant à la bonté illimitée, le décès d’Alimou est unanimement ressenti comme une injustice de la nature. On a vraiment du mal à le croire. On se pince et se repince pour s’assurer qu’on ne rêve pas et que sa mort est bien réelle.

Diable !, à Paris, je suis effondré. Miracle de l’informatique, tous les amis ont appris la nouvelle quasiment à l’instant même où l’événement s’est produit à Conakry. A Genève, Saliou lance un SOS lugubre et désespéré. A Montréal, Abdoulaye ne sait à quel saint se vouer mais il est prêt à aller jusqu’à Ottawa pour obtenir le visa pour Conakry. A Haïti, Gaby répète étrangement : « vous saurez y faire face, courage ! » D’Abidjan, Mouctar nous presse de retarder l’enterrement autant que possible pour permettre à tous les parents et amis - et ils sont nombreux -, d’y participer. Des gens qui n’ont jamais pleuré de leur vie versent de chaudes larmes. On a l’impression que dans le monde entier, la souffrance est infinie.

Oumy, l’épouse, mère de Dominique (12 ans) et de Cécilia (10 ans), qui a suivi les événements en temps réel, s’écrie : « Mon Dieu !, suis-je veuve ? » Elle n’en croit pas ses oreilles. A 37 ans seulement, elle ne comprend pas pourquoi le monde s’effondre. Elle frôle elle-même la crise cardiaque. Une ambulance l’emporte, en compagnie de ma femme Néné Aïssatou et de deux de ses collègues, vers l’hôpital du Kremlin-Bicêtre tout proche. Dominique semble absent. Il ne réalise pas ce qu’il se passe. Partie se coiffer, Cécilia arrive et découvre avec stupéfaction tout un monde dans la tristesse. Sans doute, par ce sixième sens que l’on prête aux femmes, elle comprend en une fraction de seconde que quelqu’un est mort. Elle pousse un cri déchirant : « Serait-ce mon père ? » Le concert des pleureuses redouble et devient insupportable.

Comment diable informer la mère, Néné Salamata, 74 ans, ma sœur aînée, qui rentre tout juste de Conakry où elle a souffert d’un coma diabétique et d’où sa seconde fille, Taïbatou, l’a ramenée précipitamment voilà seulement trois semaines et a perdu sa fille aînée Mariama en 2009 ? Son gendre, Sow, s’est prudemment fait accompagner d’une escouade de notables qui, avec d’infinies précautions, lui a appris la fatale vérité. Curieusement, elle a accueilli la nouvelle avec une retenue déconcertante. Serait-ce le calme avant la tempête ? Elle s’en remet au décret du Très-Haut.

Par une sorte de prescience, elle a vécu quelque chose d’extraordinaire il y a une dizaine de jours. Elle devait dire au revoir à son fils Alimou Camara avant de s’embarquer à Orly avec Taïbatou pour Albi au sud de la France où celle-ci réside. Au moment ultime de la séparation, elle s’isole avec Alimou, lui massant longuement et avec insistance les bras, lui répétant des mots tendres. Comme si elle pressentait le malheur qui, inéluctablement, allait se produire, et tentait de le conjurer. Elle a été poussée par une sorte de force immanente à célébrer des adieux imaginaires. Des êtres très proches sont unis par des liens occultes incommensurables, dit la sagesse populaire. Ce qu’on vérifie souvent dans le cas des jumeaux.

Alimou_LC_Camara_Kaba_41.jpg
LC Camara Kaba 41

Pour m’annoncer la terrible nouvelle, Aliou, mon frère, a pris mille et une précautions, tant il savait qu’elle me paraîtrait de prime abord invraisemblable. Il a décliné tous les noms et surnoms de Mohamed Alimou Camara pour qu’il n’y ait aucun doute ni aucune confusion possible. Oui, notre neveu est décédé brutalement ce jeudi, 2 novembre 2017, à 14 heures, à la clinique Ambroise Paré de Conakry, des suites d’une attaque cardiaque fulgurante.

Le ciel m’est tombé sur la tête. Je me suis entretenu au téléphone il y a deux jours avec Alimou. Notre conversation a porté sur le Forum dont il est le président du Comité international d’organisation, prévu du 8 au 10  novembre 2017, dans le cadre de « Conakry Capitale mondiale du livre 2017 », événement culturel majeur chapeauté par l’Unesco et célébré à tour de rôle dans les pays membres.

Il est parti dans la capitale guinéenne pour préparer cette rencontre à laquelle sont conviés des sommités du monde entier des arts, des lettres et du journalisme, et dont le thème est : « Porter la parole, libérer l’écriture ». Cet important Forum doit marquer le 30e anniversaire de l’émission télévisée « Papier-Plume-Parole » de Mohamed Salif Kéïta.

Alimou Camara est arrivé à Conakry ce dimanche 29 Octobre. Il s’est attelé d’arrache-pied à mettre les dernières touches au programme du Forum, à dresser la liste des thèmes à traiter ainsi que celle des divers intervenants, les personnalités devant présider les différentes séances, à prévoir les manifestations et les festivités qui devaient agrémenter la rencontre, en somme les mille et un détails de ce sommet dont il est la cheville ouvrière. Avant de partir, il a pris contact et adressé une lettre à l’ambassade de Guinée à Paris pour faciliter l’octroi des visas aux invités.

Au matin du mercredi 1er novembre, Alimou a ressenti une certaine douleur du côté gauche de la poitrine. Il se confie au téléphone à sa sœur cadette Mariama Sirée, infirmière de son état à Paris. Elle le soumet à l’interrogatoire médical classique et lui conseille de se faire hospitaliser immédiatement. L’imam Thierno Baïlo, un de nos cousins, qui avait pris le petit déjeuner avec lui, psalmodie des prières et le masse. Cela lui procure un certain apaisement.

Il s’étend pour prendre du repos. Quelques heures plus tard, il subit une violente attaque. On décide de l’amener à la clinique Ambroise Paré. L’établissement est très réputé, mais sous-équipé. Il ne dispose pas de l’appareil adéquat pour faire face à ce type de problème. Alertée à Paris, sa femme Oumy Bah, haut cadre dans la compagnie d’assurances Axa Mutuelles, entourée de toutes les attentions de ses collègues, prend les dispositions nécessaires pour son évacuation d’urgence en France.

Le lendemain jeudi, tout est prêt. Un avion médicalisé doit arriver à 18 heures à Conakry pour l’acheminer à Paris. Le matin, il est victime d’une deuxième attaque, plus violente. A 14 heures, c’est trop tard. Alimou Camara nous a quittés. L’opération d’évacuation est décommandée. Il n’assistera malheureusement pas au Forum pour lequel il a donné toutes ses forces. Tout est-il perdu ?

Sansy Kaba Diakité, commissaire général de Conakry Capitale mondiale du livre 2017 et directeur de la maison d’édition L’Harmattan-Guinée, appuyé par l’animateur Mohamed Salif Kéïta (ancien directeur de la Culture dans ce ministère, éminent homme de lettres de surcroît), tous deux maîtres d’œuvre du forum, sonnés par le décès brutal d’Alimou Camara mais décidés à tenir cette manifestation, cette fois pour rendre hommage à l’illustre disparu, tiennent bon. La rencontre aura bien lieu aux dates prévues (8-10 novembre), et le vendredi 10 novembre lui sera entièrement consacré.

Des funérailles nationales  seront célébrées en présence de tous les participants au Forum. Un symposium sera organisé le matin dans le grand amphithéâtre de l’université Gamal Abdel Nasser qu’il fréquenta naguère, suivi de la prière sur le défunt après la prière du vendredi à la grande mosquée Fayçal de Camayenne, puis de l’enterrement au cimetière de Cameroun. A quelque chose malheur est bon.

La nouvelle de la disparition d’Alimou Camara s’est répandue dans le monde à la vitesse de la lumière, Internet aidant. Elle plonge ses nombreux amis dans une détresse inouïe. Surtout que l’homme, âgé seulement de 49 ans et jouissant d’une bonne santé sans aucun antécédent cardiaque, pas une seule âme ne pouvait s’y attendre. Réputé comme un cœur d’or, un être bienfaisant à la bonté illimitée, le décès d’Alimou est unanimement ressenti comme une injustice de la nature. On a vraiment du mal à le croire. On se pince et se repince pour s’assurer qu’on ne rêve pas et que sa mort est bien réelle.

Diable !, à Paris, je suis effondré. Miracle de l’informatique, tous les amis ont appris la nouvelle quasiment à l’instant même où l’événement s’est produit à Conakry. A Genève, Saliou lance un SOS lugubre et désespéré. A Montréal, Abdoulaye ne sait à quel saint se vouer mais il est prêt à aller jusqu’à Ottawa pour obtenir le visa pour Conakry. A Haïti, Gaby répète étrangement : « vous saurez y faire face, courage ! » D’Abidjan, Mouctar nous presse de retarder l’enterrement autant que possible pour permettre à tous les parents et amis - et ils sont nombreux -, d’y participer. Des gens qui n’ont jamais pleuré de leur vie versent de chaudes larmes. On a l’impression que dans le monde entier, la souffrance est infinie.

Oumy, l’épouse, mère de Dominique (12 ans) et de Cécilia (10 ans), qui a suivi les événements en temps réel, s’écrie : « Mon Dieu !, suis-je veuve ? » Elle n’en croit pas ses oreilles. A 37 ans seulement, elle ne comprend pas pourquoi le monde s’effondre. Elle frôle elle-même la crise cardiaque. Une ambulance l’emporte, en compagnie de ma femme Néné Aïssatou et de deux de ses collègues, vers l’hôpital du Kremlin-Bicêtre tout proche. Dominique semble absent. Il ne réalise pas ce qu’il se passe. Partie se coiffer, Cécilia arrive et découvre avec stupéfaction tout un monde dans la tristesse. Sans doute, par ce sixième sens que l’on prête aux femmes, elle comprend en une fraction de seconde que quelqu’un est mort. Elle pousse un cri déchirant : « Serait-ce mon père ? » Le concert des pleureuses redouble et devient insupportable.

Comment diable informer la mère, Néné Salamata, 74 ans, ma sœur aînée, qui rentre tout juste de Conakry où elle a souffert d’un coma diabétique et d’où sa seconde fille, Taïbatou, l’a ramenée précipitamment voilà seulement trois semaines et a perdu sa fille aînée Mariama en 2009 ? Son gendre, Sow, s’est prudemment fait accompagner d’une escouade de notables qui, avec d’infinies précautions, lui a appris la fatale vérité. Curieusement, elle a accueilli la nouvelle avec une retenue déconcertante. Serait-ce le calme avant la tempête ? Elle s’en remet au décret du Très-Haut.

Par une sorte de prescience, elle a vécu quelque chose d’extraordinaire il y a une dizaine de jours. Elle devait dire au revoir à son fils Alimou Camara avant de s’embarquer à Orly avec Taïbatou pour Albi au sud de la France où celle-ci réside. Au moment ultime de la séparation, elle s’isole avec Alimou, lui massant longuement et avec insistance les bras, lui répétant des mots tendres. Comme si elle pressentait le malheur qui, inéluctablement, allait se produire, et tentait de le conjurer. Elle a été poussée par une sorte de force immanente à célébrer des adieux imaginaires. Des êtres très proches sont unis par des liens occultes incommensurables, dit la sagesse populaire. Ce qu’on vérifie souvent dans le cas des jumeaux.

Alimou tient son extraordinaire don d’écriture de son père, le lieutenant-colonel Camara Kaba 41, connu comme le « poète-soldat ». C’est l’un rares militaires guinéens titulaire du baccalauréat à l’époque. Lorsque l’agression portugaise contre la Guinée eut lieu le 22 novembre 1970, unanimement condamnée par la communauté internationale, il avait le grade de capitaine et était attaché de cabinet du ministre de la Défense Sagno Mamady. Il combattit vaillamment les armes à la main et contribua à faire échouer l’intervention étrangère. Mais il fut arrêté et passa dix ans au camp Boiro (1971-1980). Il ne fut jamais interrogé ni, paradoxalement, ne passa dans la « cabine technique ». Nul ne sait pourquoi il fut arrêté. Si, les arrivistes assoiffés de pouvoir, haineux au-delà de la haine, qui ont voulu régler les problèmes internes de la Révolution en faisant arrêter des centaines de cadres guinéens de haut niveau, innocents, mais qui ont peuplé l’univers concentrationnaire du camp Boiro et dont la plupart y sont morts, eux le savent.

Le lieutenant-colonel Camara Kaba 41 contribua aussi à la renaissance poétique en Guinée et à la création de l’Association des écrivains guinéens (AEG). Son poème anti-apartheid « Soweto, ma douleur » obtint le prix Paterson de la Fondation Félix Houphouët-Boigny à Grand Bassam en Côte d’Ivoire en avril 1985. Il publia en 1986 son recueil de poèmes « Sois et lutte » à l’imprimerie Patrice Lumumba. C’est après sa mort intervenue en 1995 à l’âge de 56 ans que son fils Alimou Camara fit publier par les éditions L’Harmattan à Paris son livre témoignage sur la Première République intitulé « Dans la Guinée de Sékou Touré - Cela a bien eu lieu ».

A l’école, Alimou Camara avait des aptitudes égales en lettres et en sciences. Il commença ses études universitaires à l’Institut Polytechnique Gamal Abdel Nasser de Conakry dans la faculté de Génie civil. Après deux ans, mon frère Aliou le fit venir à Bordeaux où il était en poste. Il fit rapidement un diplôme d’IUT, mais ne résista pas longtemps à l’appel de la littérature. Chassez le naturel, il revient au galop. Il monta à Paris où il s’inscrivit à l’Université de Créteil. Il y présenta la licence, la maîtrise puis le DEA de lettres modernes. Durant ses études, nous avons vécu, ma famille et moi, une année avec lui.

Devenu prof de français dans les lycées et collèges, il passa avec succès le périlleux concours du CAPES. Ayant fait ses preuves, il fut intégré comme enseignant à la faculté des lettres de l’Université de Créteil. Il fit des missions en Guinée dans le cadre du Tokten, notamment à l’Institut Polytechnique Julius Nyéréré de Kankan. Après les vacances de la Toussaint, quelle ne sera la surprise de ses étudiants de ne plus revoir Alimou Camara à la rentrée ! Diable, il est parti trop tôt. Il laisse de nombreux écrits non publiés. S’il avait vécu plus longtemps, il ne fait pas l’ombre d’un doute qu’il aurait produit des livres et aurait donné dans la fiction car il était doté d’une prodigieuse imagination.

Sa disparition laisse tous ceux qui l’ont connu dans une grande détresse. Mais leur mémoire gardera jusqu’à la fin de leurs jours le souvenir de l’un des meilleurs des hommes pour ses immenses capacités mais aussi pour son grand cœur. Puisse le Très-Haut lui réserver la juste récompense de ses bienfaits ici-bas.

Alpha Sidoux Barry

Le nombre 41 est son numéro matricule à l’Ecole des enfants de troupe de Saint-Louis du Sénégal. Ils étaient trois à porter le nom de Camara Kaba : 41, 42 et 43.


 

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