URL: http://www.guineepresse.info/index.php?id=14,18698,0,0,1,0



Déclaration de la fédération UFDG du Sénégal


UFDG_logo.jpg

2018-10-31 05:18:34

Peuple de Guinée, depuis l’avènement de Monsieur Alpha Condé au pouvoir, tu vis la désolation, les brimades, l’injustice, les exactions de toutes sortes. Tu es humilié au plus profond de ton âme. Ceux qui sont censés te protéger sont ceux la mêmes qui t’endeuille et créent des handicapés à vie parmi tes enfants.

L’histoire de la guinée nous a habituées aux tumultes et convulsions politiques, mais jamais le Rubicon n’a été franchie. C’est sous ce régime tyrannique, qu’on a vu pour la première fois une tentative flagrante et éhontée d’assassinat, contre un leader politique, en la personne du chef de file de l’opposition Guinéenne El. CELLOU DALEIN DIALLO, lors de la marche pacifique de l’opposition du mardi 23 octobre 2018 pour protester contre le non-respect des accords du 8 Août 2018.

La fédération UFDG du Sénégal condamne avec la dernière énergie cette volonté manifeste et absurde de plonger le pays dans une guerre civile aux conséquences incalculables. L’irresponsabilité avérée de ce gouvernement doit être condamnée par l’ensemble des guinéens épris de paix et qui aiment leur nation. Nous devons, tout simplement, demander le départ pur et simple de Monsieur Alpha Condé du pouvoir. Il ne doit y avoir aucune négociation ni compromis possible.

L’UFDG prend à témoin, la communauté internationale, les institutions républicaines, les corps diplomatiques et consulaires et le vaillant peuple de Guinée tout entier, de l’ignoble plan d’élimination physique de notre leader.

Nous avons déjà enterrés trop de Guinéens froidement abattus par les forces de l’ordre. Nous pouvons citer à titre d’exemple, Zogota, Galapaye, les 97 morts de l’axe Hamdallaye-Cimenterie. Cette fois, trop c’est trop.

L’UFDG exige la mise en place d’une commission d’enquête internationale afin d’identifier et condamner les auteurs de cette crapuleuse tentative d’assassinat.

Nous n’avons aucune confiance en la justice Guinéenne, sous ordre d’ALPHA CONDE. Nous n’avons pas confiance à un gouvernement qui piétine les lois de la République. Un gouvernement qui viole et bafoue sa propre constitution, qui consacre en son article 10 le droit de manifestation à tous les citoyens.

La fédération UFDG du Sénégal présente son empathie et sa solidarité indéfectibles au Président du parti, El. CELLOU DALEIN DIALLO.

La lutte continue jusqu’à la victoire finale.

Dakar, le 27 octobre 2018

Vive la République de Guinée
Vive l’UFDG
Vive le Président El. CELLOU DALEIN DIALLO

Le Secrétaire fédéral adjoint, Naby Idrissa Diallo


 

5 commentaire(s) || Écrire un commentaire

Revenir en haut de la page


VOS COMMENTAIRES

Doura Barry31/10/2018 13:49:16
pourquoi traiter ce terroriste alfa kone de Monsieur??? vous exigez des enquetes internationales pour trouver les auteurs mais ne savez vous pas que alfa kone est le commanditaire? au lieu de se preparer a affronter ce terroriste criminel alfa kone, vous perdez votre temps avec des declarations bidons depuis 2010!
vicelow31/10/2018 19:22:07
bien avant de lire cet article, je savais qu'il y aurait ''Une condamnation avec la dernière ENERGIE'' Comme disent les soussou, FOYÈ GBANSAN.
J'ai quand même été touché de voir koto prêt à donner sa vie pour la "démocratie'' en Guinée. Il s'y prend très mal, mais il est peut-être sincère dans con combat. Si c'est le cas, c'est louable de sa part, mais qu'il sache (il le sait d.jà) qu'en Guinée il a affaire avec des tortues
Ly Camara02/11/2018 23:56:24
Mr Diallo ,c'est vraiment une vérité que le peuple de guinée souffre .
Oui , le peuple de guinée souffre . Il a commencé à souffrir depuis au temps colonial , pendant l'indépendance , après l'indépendance , en passant par le pouvoir militaire jusqu'à nos jours .
Mais , qui sont responsables de cette souffrance ?
Est-ce que les guinéens avaient droit à se manifester ?
Quels sont les cadres actuels de l'opposition et de la mouvance qui réprimaient les manifestations sous la dictature de Sekou Touré et GL Conté ?
Qu'elles sont aujourd'hui les victimes ?
Quelles étaient les victimes hier ?
Pourquoi il n'y a pas eu de jugement pour ces différents faits ?
Comment expliquer le silence de la communauté internationale ?
Ces différentes questions nous interpellent que les problèmes guinéens sont particuliers .
SBah03/11/2018 17:14:10
M.Ly Camara, le manque de volonté politique du pouvoir en place, la soumission aveugle de peuple vis à vis des pouvoir anciens, actuel et surtout la démission des intellectuels guinéens , nes donnent la réponse à vos différentes questions.
Je vous salue.
I. Mb. SOW04/11/2018 17:59:15
"Nous pouvons citer à titre d’exemple, Zogota, Galapaye, les 97 morts de l’axe Hamdallaye-Cimenterie. Cette fois, trop c’est trop."

Quand on parle d'un "problème peul" en Guinée, certains intellectualistes s'empressent de faire semblant de s'en émouvoir. Et pourtant les faits ne mentent jamais, comme l'on dit.
Dans la phrase ci-dessus du secrétaire fédéral adjoint de l'UFDG-Sénégal, Naby Idrissa Diallo, on peut en effet déceler l'une des caractéristiques, qui est quasi culturelle, de ce problème.
Dans son besoin d'énumérer des exemples significatifs sur la politique répressive que le pouvoir AC impose sélectivement aux communautés forestière et surtout peule, M. Diallo, comme beaucoup d'entre nous le feraient en réalité, cite les 98 victimes Hâli-pular APRES celles de Zoghota et de Galapaye...
Cet éternel besoin obsessionnel, sinon lâche, de nos élites à ne pas être taxées d'ethnicistes dans un Etat dont tous les modes de fonctionnement sociopolitique, économique et culturel sont restés incorrigiblement ancrés sur des bases essentiellement communautaires et/ou ethniques héritées des années 1950.
Or si le tandem AC-Kassory mord à pleines dents dans cette triste réalité-là actuellement, c'est parce qu'ils sont persuadés de ne rien avoir à redouter en matière de révolte ou réprobation collective de la communauté peule et de ses frileuses élites. C'est d'ailleurs un vieux sujet qui date déjà de la période 1955-1956. Et pourtant, en Guinée, on ne corrigera pas cette donne avant d'être descendus de nos "nuages", pour commencer à appeler "un chat un chat", comme font tous nos autres concitoyens des diverses autres fortes communautés ethniques du pays.