1) Avec Hafianews le samedi 04.01.2014: Qui est Sadio Barry ?
Emission au lien :
https://www.freeconferencecallhd.com/playback/?n=akFYf/jwegj
2) Avec Guineelibre ce mardi 14.01.2014 :
C’est M. Sadio Barry, administrateur de Guineepresse.info que Guineelibre.com a choisi pour nous aider à comprendre ce qui semble être un imbroglio au sein d’une Opposition déjà minoritaire, ayant abouti à l’élection de Claude K. Kondiano à la présidence de l’institution législative de notre pays.
Guineelibre : Question simple, pouvez-vous nous expliquer pourquoi des membres de l’opposition ont voté pour le pouvoir au détriment de leur propre candidate ?
Sadio Barry :
Pour bien comprendre ce qui se passe, il faut oublier les termes « Opposition » et « pouvoir » au sein de l’Assemblée nationale. Il faut mettre de côté toute analogie avec les pays démocratiques.
En réalité, chez nous, il y a eu vote entre anciens collègues du PUP, entre camarades. Ceux qui se trouvent dans l’A. N. aujourd’hui sont d’anciens collaborateurs et la plupart sont des amis.
Regardez les photos de leurs rencontres : ils éclatent de rire et se tapent sur le dos! Il n'y a ni idéologie, ni programmme, ils créent ou vont dans les partis uniquement pour avoir des privilèges et des postes. Il n'y a pas d'idéal.
Guineelibre : cela n’explique pas qu’ils votent dans le même sens...
SB : Si justement. En fait, le candidat du pouvoir a eu tout le temps pour battre campagne auprès de ses amis de la mouvance et de l’opposition. Alpha s’est, comme d’habitude, bien préparé et a balayé le terrain devant son candidat.
L’Opposition est restée dans sa confusion habituelle. Jusqu’au jour du vote, dans la salle, certains députés de l’opposition ne savaient pas pour qui voter, n’étant pas au courant des changements incessants de candidat orchestré par Cellou. Plus précisément par le manque de décision et de fermeté de Cellou.
Guineelibre : de là à voter contre son camp…
SB : J’en viens. Il s’agit ici moins de voter contre son camp, notion qui aurait de la valeur dans d'autres pays, mais pas chez nous, que de voter pour ses amis et connaissances. Mettez-vous à la place de Mme Tofany. Elle est en compétition avec d’anciens collègues qu’elle connait bien. Mais elle n’a pas eu le temps matériel de faire une campagne, car choisie seulement par défaut la veille du scrutin. Elle partait avec un handicap insurmontable. On ne peut exclure, et c’est même très probable, que ceux qui ont « sauté le pas » ont été financièrement « aidés » par le professeur.
Guineelibre : Que faut-il donc faire pour avoir une vraie opposition ?
SB : envoyer tout ce personnel politique en formation, afin qu’ils sachent quel est leur rôle. Sinon je vois mal comment Cellou et ses amis peuvent prétendre combattre un régime qui a tout gagné, qui est en position de force après sa troisième victoire d’affilée contre Cellou, qui en est à son troisième échec.
Guineelibre : N’est-ce pas trop tard ? ne faudrait-il pas les envoyer tous à la retraite et donner la chance à une nouvelle équipe plus en phase avec notre époque ?
SB : Tout à fait, si la nouvelle génération refuse les idées rétrogrades ayant cours jusque-là. En tout cas ce n’est pas avec cette opposition actuelle qui ne s’oppose à rien du tout et sa manière particulière de se conduire et gérer les crises qu’il faudra espérer battre Alpha Condé aux présidentielles de 2015.
Guineelibre : merci M. Barry
Interview réalisé par téléphone 14-01-2014.
Thierno A DIALLO
Source:
http://www.guineelibre.com/article-interview-de-m-sadio-barry-sur-la-nouvelle-assemblee-nationale-122059843.html

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