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Guinée: procès des accusés du prétendu attentat du 19.07.2011C- Détruire les Peuls en Guinée: projet planifié de longue date par Alpha Condé
2013-01-25 11:00:48 « En attendant que la condamnation tombe, je dis bien en attendant que la condamnation tombe, c’est moi qui gère ces accusés-là », dit W. Fernandez suite à la plainte des avocats de la défense lui reprochant d'être parti s’entretenir avec l’accusé Jean Guilavogui à leur insu. Au lieu de dire : « En attendant que la cour rende son jugement ! ». A en croire donc Williams Fernandez, le verdict est déjà connu d’avance, le procès en cours n’est qu’une formalité pour tromper l’opinion internationale. Ce procès, le moment choisi pour le tenir, les propos du procureur Williams Fernandez font partie d’un projet de longue date qui est en cours d’exécution (Lire). Début janvier 2009, avec la perspective d’une transition et des élections démocratiques promises par le CNDD, le parti d’Alpha Condé (le RPG) distribua des tracts qualifiant les Peuhls d’étrangers qui ne doivent pas gouverner en Guinée. Pendant la transition 2010, le gouvernement de Jean Marie Doré toléra la campagne de mensonge, de stigmatisation, de culpabilisation collective de la communauté peule ainsi que les violences anti-peules dans plusieurs villes du pays (En Haute Guinée et en Forêt) alors que le même gouvernement interdisait la circulation et la détention d’une interview de Dadis qui dénonçait Alpha Condé (Voir). A l’approche des législatives et en prévision de l’avenir, il faut tout faire pour affaiblir les Peuls et les exclure de la compétition politique en Guinée. En effet, Alpha Condé, le RPG et certains militaires proches de la présidence qui préparent la relève, telle que l’a révélé Sékouba Konaté la semaine passée (Lire), considèrent les Peuls comme la seule communauté numériquement capable de les inquiéter et d’empêcher le maintien de leur clan mafieux et raciste au pouvoir. Ainsi, il faut cultiver dans les esprits que les Peuls ne sont pas des Guinéens et qu’il faut tout faire pour empêcher l’arrivée d’un membre de cette communauté à la magistrature suprême du pays. Ce qui créerait d’office le "Tout contre Un" (Tout sauf un Peul) et le maintien du pouvoir entre leur main. C’est le seul programme politique, de stratégie de conquête et de la confiscation du pouvoir qu’a Alpha Condé et son parti RPG. Ce n’est donc pas un hasard si ce régime RPG essaye d’instrumentaliser des cadres et militaires des autres communautés, notamment forestières et basse-côtières, pour infliger des injures, des frustrations, des tortures et des morts aux Peuls. Si pour la présidentielle (2010), le slogan de la campagne du RPG était « C’est notre tour d’être au pouvoir », pour les législatives (qui ont connu un retard de plus de deux ans), il devient: « Complot pour mettre un Peul au pouvoir ». Le but recherché reste le même: provoquer un sentiment de révolte et de rejet contre les Peuls en Guinée. Ils pourraient même utiliser certains Peuls contre leur propre communauté, comme Sékouba l'a fait avec les généraux Nouhou Thiam et Ibrahima Baldé pendant la transition 2009/2010. C’est l’avantage d’avoir l’Etat sous son contrôle. C’est pourquoi on ne devrait jamais accepter de laisser un groupe de personnes prendre ou gérer le pouvoir politique dans des conditions non démocratiques. Celui qui cède le pouvoir par peur de risquer sa vie pour garantir sa liberté et sa dignité remet simplement cette liberté, cette dignité et cette vie à son ennemi qui peut en disposer comme bon lui semble et quand il le voudra. Nouhou Thiam, Sidiki Camara, Aidor Bah et les responsables et militants actifs de l’UFDG en savent quelque chose aujourd’hui. Le moment du procès n’a donc pas été choisi au hasard et ces audiences serviront à attiser les tensions ethniques dans le pays pour atteindre le point culminant vers fin avril afin que les Peuls soient encore attaqués ou qu’ils fuient massivement leurs zones de recensements, par peur d’être attaqué, avant les élections législatives. En effet, pour le RPG et le clan au pouvoir, mettre la main sur l’Assemblée Nationale en 2013 est aussi important que l’était la présidence de la République en 2010. Malheureusement, ils ont eu le temps et les moyens qu'il faut mieux qu'entre les deux tours de la présidentielle 2010, pour organiser la fraude et prendre "légalement" le pays et toutes ses institutions en otage. Pour la communauté peule et les démocrates guinéens de tout bord, laisser faire cela est un suicide collectif qu’on regrettera éternellement. La stratégie anti-peule d’Alpha Condé et du RPG a été murie et mise en application bien avant la disparition de Lansana Conté. En décembre 2007, c’est Lansana Kouyaté, venu à la primature par le concours d'Alpha Condé, qui a été le premier à ramener à nouveau le spectre du complot peul en Guinée en accusant Cellou Dalein et le général Bailo de vouloir faire un coup d’Etat. Cela était un projet entre lui et Alifa Condé pour éliminer Cellou Dalein Diallo, le général Bailo et le peu d'officiers militaires peuls que Conté avait laissé dans l’armée (Lire). En juin 2010, le Président par intérim de la transition et ministre de la défense, le général Sékouba Konaté, affirme à Nice (en France) devant témoin que tant que l’armée est là, jamais un Peul ne va être Président en Guinée (Lire). Il était question de mettre les grands opérateurs économiques en garde, de ne pas soutenir un candidat peul en Guinée. Il faut souligner que le leader peul Cellou Dalein Diallo fut le premier à soutenir l’idée que Sékouba Konaté dirige la transition en assumant l’intérim de Dadis, alors que le porte-parole des Forces Vives, Jean Marie Doré, avait rejeté cette option conformément aux revendications des Forces Vives tant à la rencontre d’Abuja qu’à celles de Ouaga 1 et 2. En juillet 2010, Louncény Camara, vice-président de la Ceni, a retiré les bulletins de vote de Ratoma (La commune de la capitale à population majoritairement peule) au premier tour de la présidentielle. Cet acte comme la chasse organisée contre les Peuls dans plusieurs villes à dominance RPG en Haute Guinée et en Forêt s’inscrivait dans la logique de renier aux Peuls leur droit constitutionnel de voter et de participer à l’élection du président de la République en Guinée, chez eux. Les faits furent constatés par la justice mais à l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir, Louncény Camara fut blanchi et récompensé par la présidence de la Ceni puis par un poste ministériel. L’opposition, notamment l’UFDG qui en était victime et prévenu, ne réagit pas ! Le 10 novembre 2010, l’ancien et l'actuel ministre de l’administration du territoire Alhassane Condé, représentant du RPG au niveau de la commission de totalisation au second tour de la présidentielle de la Ceni, explique que les violences anti-peules organisées dans les fiefs de son parti viennent du fait que les Peuls ne sont pas considérés comme Guinéens. Il n’y aura aucune conséquence pour lui malgré l’article 4 de la Constitution. Au contraire, Alpha Condé lui confiera à nouveau le ministère de l’Administration du territoire, sans réaction du CNT ni des partis de l’opposition qui en ont été avertis dès le 02.01.2011. Le vendredi 20 mai 2011, l’ancien ministre et général de l’armée guinéenne Facinet Touré, allié d’Alpha Condé au second tour de la présidentielle 2010, avait demandé aux Peuls de renoncer à la magistrature suprême en Guinée, sinon dit-il, ce serait la guerre dans les 3 jours qui suivront (Lire 1 & 2). Les réactions furent nombreuses et la colère de la communauté peule fut perceptible à tous les niveaux et dans tous les milieux guinéens, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Facinet Touré sera tout de même récompensé avec le poste de Médiateur de la République en violation manifeste de la Constitution sans aucune réaction concrète de l’opposition, malheureusement. Le 19 juillet 2011, lorsqu’Alpha Condé affirma que les soi-disant assaillants de sa résidence sont de la communauté peule, on observa les mêmes réactions et le fossé de la division ethnique s’est élargi davantage entre Guinéens. En effet, Alpha Condé a déclaré aux médias que les gens arrêtés appartiennent à une certaine communauté en citant AOB avec précision qu’il est un peul. Pas de protestation de la part de l’opposition, même pas de l’UFDG, pour freiner l’élan ethnocentrique qu’on a voulu donner à l’événement qui a tout l’aire d’avoir été préparé en conséquence (Lire). Un autre article très intéressant sur le sujet est le dernier article d'Ibrahima Ollaid: Le "complot peul" est-il de retour en Guinée ? (Lire). Nous savons avec certitude à travers ce procès qu’aucun des assaillants n’avait été arrêté ou identifié alors que le pouvoir dit avoir tout su à l’avance (Lire). On est simplement allé chercher des gens appartenant à une certaine communauté, comme dit Alpha Condé, pour les arrêter selon une liste établie à l’avance. Le jeune actif de l’UFDG Baba Alimou Barry par exemple a été arrêté chez lui à l’aube du 17 au 18 juillet avant ledit attentat. Son beau-frère de 73 ans sera également arrêté pour l’avoir hébergé. Les deux comparaissent ensemble dans ce procès. A en croire Baba Alimou, les autorités avaient voulu libérer son beau-frère à la condition que lui il collabore et dénonce des personnes choisies par les agents du pouvoir. Au cours de son audition par le procureur W. Fernandez, il apparaitra d’ailleurs que Baba Alimou a été arrêté avant le 19 juillet parce qu’on le soupçonne de vouloir créer des groupes d’autodéfense. Il est cependant jugé en ce moment comme un des assaillants du domicile d’Alpha Condé alors qu’il se trouvait déjà en détention ce jour-là. La liste des chefs d’accusations établie par William Fernandez, avocat général du parquet de Conakry: « association de malfaiteurs, attentat contre la sûreté de l’État, assassinat sur la personne d’un des gardes du corps du président de la République, tentative d’assassinat du chef de l’État, détention illégale d’armes de guerres et de munitions, détention et consommation de drogue, destructions d’édifices et de biens mobiliers, et complicité » (Lire). Selon les informations reçues à l’époque, il était prévu de neutraliser ou d’éliminer : - Bah Oury pour les raisons que l’on sait: en 2010 il avait fait échouer le coup qu’a préparé Alpha Condé le 21 février pour exclure le vote des Guinéens de l'éxtérieur (Lire). Le 13 juillet 2011, Bah Oury prit la décision d’organiser une résistance sociopolitique contre non seulement le non-respect de la Constitution par Alpha Condé, mais aussi contre le retard des législatives (Lire). - Eliminer tous les militaires redoutés et récupérer la présidence du CNT en accusant Rabiyatou Diallo d'être l'instigatrice dudit complot. C’est pourquoi le jour même de la soi-disant attaque (19 juillet 2011), Alpha Condé déclara avant toute instruction d’enquête que: « Ce n'était pas un coup d'Etat mais une tentative d'assassinat » (Lire). On voulait accuser et faire arrêter Rabiyatou Diallo avec l’argument que c’est à elle qu’aurait profité un assassinat du président (La constitution prévoit que c'est le président ou la présidente de l'Assemblée Nationale qui assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir présidentiel). - Eliminer Diallo Sadakaadji considéré comme riche et populaire et qui a été un soutien financier considérable de l'UFDG. En effet, l’entourage du chef de l’Etat (âgé et maladif) s’inquiète de la perspective d’une nouvelle transition politique avant que le RPG ne puisse se donner la présidence du Parlement. Pour récupérer la Présidence du "parlement provisoire" (CNT), Alpha Condé était allé jusqu’à proposer un poste de ministre pour la réconciliation nationale à Rabiyatou Diallo. La syndicaliste a évité de tomber dans le piège (Un décret aurait suffi après pour la renvoyer définitivement à la retraite). Ledit attentat devrait donc arranger les choses en écartant toutes les personnalités (militaires et civiles) qui inquiètent Alpha Condé et son parti. La version « Attentat » sera ainsi soutenue jusqu’à tout récemment. Mais entretemps, Rabiyatou Diallo a collaboré et fait ce qu’Alpha Condé veut. Du coup, le chef de l’Etat qui s’est attaqué à son propre gouvernement à l’occasion de la fin d’année 2012 a félicité publiquement Rabiyatou Diallo. Le camp présidentiel et le procureur de la république évitent désormais le mot assassinat pour reprendre le terme "Coup d’Etat" à l’audience. Le 27 mai 2012, l’ancien ministre guinéen Mohamed Mansour KABA a tenu des propos semblables à ceux du procureur W. Fernandez dans une interview accordée au journal guinéen La Nouvelle Marche (Lire). Le 10 janvier 2013, Williams Fernandez, représentant le procureur général de la République, dit que le soi-disant complot du 19 juillet 2011 avait pour but, de mettre un Peul au pouvoir ! Ce coup est donc un « Complot peul ! », déclaration de Sékou Touré qui a servi au pogrom anti-peul des années 70 (Lire). Maitre Traoré, un des avocats de la défense, essaye de couvrir le procureur en niant les faits qu’il met au compte des médias et des accusés qu’il est censé défendre (que Fernandez n’a fait qu’une lecture d’un procès-verbal, donc d’une déclaration des accusés). Alors sagement mais fermement, Maître Bassirou Barry, ancien ministre de la justice, ancien défenseur d’Alpha Condé du RPG, en sa qualité d’avocat des accusés d’aujourd’hui, prit la parole pour rétablir la vérité. Il fera comprendre qu’en faisant ses déclarations injurieuses contre toute la communauté peule, non seulement le procureur n’avait pas pris soin de dire qu’il lisait un PV, mais que le procureur lui-même affirmera lors d’une de ses interventions que si le complot avait réussi, ceux qui étaient susceptibles d’être président, c’est Bah Oury, AOB ou le Lieutenant Amadou Diallo (chauffeur mécanicien). « Ça, il l’a dit Monsieur le président, il l’a dit, il ne faut pas le nier, je parle sous votre contrôle ! », déclare Maître Bassirou Barry qui conclut en direction du juge en ces termes: « Monsieur le président, la situation de notre pays est ce qu’elle est ! Il ne faut pas s’amuser avec des histoires comme ça. Moi j’ai été assailli en ville, même aujourd’hui. "Comment vous pouvez laisser passer des propos comme ça ? Est-ce qu’après 36 ans, c’est encore le complot peul qui revient ?" J’ai calmé les jeux… Lorsque nous discutons dans une situation qui est celle de notre pays aujourd’hui, il faut mesurer certains propos. Ces propos-là ont heurté les membres de la communauté dont moi je fais partie. Il ne faut pas essayer de verser de l’huile sur le feu ! » (Suivre). Quelques jours avant, le 13 Janvier 2013, Maitre Traoré avait tenté la même chose sur la Radio HafiaNews. Son collègue Me Amadou Oury Diallo avait pourtant expliqué que le procureur W. Fernandez avait personnellement déclaré en quelque sorte que: "Si le coup réussissait, c'est un Peul qu'on allait mettre au pouvoir". Pourquoi donc cette obstination de Maitre Traoré à vouloir soutenir le procureur au mépris de la vérité et à vouloir faire admettre à tout prix le mensonge ? Maitre Traoré est un brillant avocat. C’est lui que le narcotrafiquant W. Fernandez avait engagé pour sa défense dans le procès des criminels narcotrafiquants dont le dossier est clos sans suite par Alpha Condé sans réaction de l’opposition ni du CNT. Maitre Traoré n’a pas su faire la part des choses en oubliant qu’il est dans ce procès pour la défense des accusés du faux complot et non du narcotrafiquant Williams Fernandez. On ne peut pas être avocat des accusés et de l’accusateur en même temps. Il serait donc mieux que Maitre Traoré démissionne ou qu’il soit dessaisi d’un des deux dossiers. Sinon il risque de se discréditer et de nuire à ceux qu’il doit défendre dans ce procès. Cet opportuniste et narcotrafiquant repêché par Alpha Condé sait que s’attaquer à la communauté peule peut procurer aujourd'hui des faveurs du président et une promotion à l’auteur, bien qu’une telle attaque ravive dangereusement la haine et la tension ethnique en Guinée. Il n’est pas exclu que Williams Fernandez soit spécialement ramené à cette fonction par Alpha Condé en préparation de ce qui se passe aujourd’hui. En effet, Alpha Condé a bien retenu que W. Fernandez a déclaré le 26 février 2009 avoir agi dans le trafic de la drogue et blanchiment des narcotrafiquants parce qu’un fils du président de l’époque et le ministre Bachir Touré lui ont dit de le faire (Lire). Tout dictateur a sérieusement besoin d’un tel magistrat inconscient et sans scrupule à son service. L’article 4 de la Constitution guinéenne stipule que la loi punit quiconque qui porte atteinte à l'unité nationale, à la sécurité de l'Etat, à l'intégrité du territoire de la République ou au fonctionnement démocratique des Institutions par un acte de discrimination raciale, ethnique, religieuse, par un acte de propagande régionaliste, ou par tout autre acte. Williams Fernandez est donc accusable de toutes les charges d’accusation qu’il porte contre AOB et les auteurs du soi-disant coup d’Etat. Le ministère public qui poursuit Fatou Badiar Diallo pour propos ethnocentriques peut être poursuivi par l’opposition guinéenne, les avocats de la défense, les organisations des droits de l’homme et les Coordinations régionales en vertu de cet article. A travers les aveux du grand criminel et tueur Mohamed Conté alias ‘’Souka’’, on a eu la confirmation de l’implication des responsables de sécurité dans les violences et vols à main armée qui secouent la Guinée depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir. Le commando que Souka a dénoncé, est celui de l’escadron mobile de Matoto qui formait, avec Sékouba Konaté, le général Toto et le commandant Sékou Resco Camara, le pilier du dispositif armé qui travaillait sur le terrain pour le transfert du pouvoir à Alpha Condé. C’est eux qui organisaient des razzias contre les "quartiers peuls" de Conakry (Lire). Pas étonnant donc que pour l’assassinat de Zakariaou sous le régime d’Alpha Condé, aucune autorité judiciaire guinéenne n’ait accepté de recevoir la plainte. Est-ce que l’UFDG est-elle allée à la cour de justice de la CEDEAO qui est un recours valable ? Au cours de ce procès, on apprend que l’officier AOB porte dans son corps des éclats de grenade et que l’on a refusé son évacuation au Maroc pour le traitement nécessaire parce qu’il n’aurait pas accepté de coopérer comme W. Fernandez le voulait. Qu’en disent les autorités judiciaires et le ministère des droits de l’homme ? La caisse de sécurité sociale qui couvre les frais de traitement des proches du pouvoir et des militaires en général n’est pas un bien personnel d’Alpha Condé. C’est une caisse alimentée par tous les contribuables guinéens et une personne qui se trouve sous la responsabilité de l’Etat devrait être convenablement soignée à la charge de l’Etat. Pendant l’audience de Jean Guilavogui, W. Fernandez s’élève contre la défense qui a demandé une expertise pour déterminer qui a touché (utilisé) les armes présentées comme celles des assaillants, argumentant que depuis les faits, plus de 50 000 personnes ont touché ces armes. Pour lui, le procureur W. Fernandez, "qui peut dire aujourd’hui qui a touché à ses armes là" ? Alors, dès lors qu’aucun des assaillants n’a été arrêté ou identifié sur les lieux, s’il se trouve que des expertises comme des empreintes digitales n’ont pas établi un lien entre ces armes et les personnes interpellées après une simple dénonciation, le ministère public devrait éviter que même la police ou les enquêteurs touchent à ces armes sans porter des gants à plus forte raison laisser 50 000 d’autres personnes les toucher. Car, si on ne peut pas prouver que les armes dudit attentat ont été utilisées par les accusés, le doute doit bénéficier à l’accusé. Williams Fernandez devrait le savoir s’il avait bien appris le droit.
Fatou Badiar Diallo: le symbole de l’impuissance peule ! Cette peule, mariée à un certain Arafan Doumbouya (Malinké), est arrêtée, entre autre, pour cause de racisme et d’ethnocentrisme. On lui reproche notamment d’avoir dit qu’il y a une ségrégation contre les Peuls sous le régime actuel. « Ils m'ont branché des choses aux narines; ils ont branché au courant, ils m'ont versé de l'eau...Dès que j'ai vu AOB; j'ai eu peur; il était dans un bain de sang; je ne supporte pas de voir le sang; je suis tombée en syncope. Je ne sais pas comment on m’a ramenée au PM3 », déclare la prisonnière de l’arbitraire (Lire). Le 19 juillet 2011, on fera dormir carrément cette dame mariée et mère africaine dans une même cellule avec des bandits en prison. Pour l’humilier et lui montrer tout le mépris que l’on voue à la Peule qu’elle est, même si elle a épousé quelqu’un qui est censé être dans les grâces du clan au pouvoir. Les propos de Fatou Badiar ne sont rien qu’un constat de fait réel rapporté même par la presse étrangère de nos jours. Témoignage d’une presse burkinabé, pays d’où est originaire le père d’Alpha Condé (Lire). Si ceux qui n’ont pas osé s’adresser à Alpha Condé, à Alhassane Condé, à Facinet Touré, à W. Fernandez ou à Elhadj Mohamed Camara de l’Union de la Basse Côte qui fit une fracassante déclaration publique en fin novembre 2012 (Lire), amènent Fatou Badiar à la barre pour sa déclaration qui est du reste légitime, c’est bien parce qu’il s’agit d’une peule (Lire). Quand est-ce qu’on va enfin prendre conscience de cela en Guinée avant que tous les fondements de la Nation ne s'écroulent ? Je ne fais ici qu’une comparaison des propos pour démontrer que le crime de Fatou Badiar Diallo est avant tout le fait d’être peule. Je ne condamne pas ce notable de la Basse Côte, tout au contraire. Car, il n’a fait que réagir à l’ethnocentrisme institué par Alpha Condé et le RPG en Guinée. Il a réagi au traitement inégal et au deux poids deux mesures que pratique le régime RPG. Et il a clairement énuméré des exemples concrets pour cela. Depuis qu’Alpha Condé et le RPG sont arrivés au pouvoir, beaucoup de Guinéens ont ainsi été victimes de la ségrégation officielle en Guinée. Chez nous, l’Etat est l’employeur vu qu'à cause de la dictature et du climat d’instabilité, qu’entretenait d’ailleurs le RPG contre le régime de Lansana Conté, le secteur privé capable de créer des emplois qualifiés n’existe presque pas en Guinée. C’est donc criminel de chasser les gens de leur travail pour des raisons ethniques et les faire remplacer par les siens comme on le vit actuellement dans notre pays. Beaucoup de Peuls ont été mis à la porte en grande pompe mais ils ne sont pas les seuls. Beaucoup de Soussous, de Forestiers et même de Malinkés n'appartenant pas aux clans au pouvoir (du président, de son épouse et de ses amis intimes) ont laissé leurs places aux proches des familles au pouvoir et même à des Burkinabés, Maliens et Ivoiriens proches d’Alpha Condé (Il a des attaches familiales dans les trois pays). Alpha Condé lui-même a déclaré sur France 24 qui l’a interpellé sur la question qu’il doit nommer ses militants étant le parti qui a gagné et qui est resté 40 ans dans l’opposition. Sans tenir compte du fait que ses militants sont identifiables à une communauté comme ceux des autres partis politiques le sont (Lire 1, 2 ou 3). 4- Un jeune militaire que l’on prenait pour un Malinké (pour sa maitrise de leur langue), selon ses propos, avait été recruté au sein des forces d’élites en formation à l’initiative d’Alpha Condé et du régime RPG. Il a franchi toutes les étapes préliminaires avec succès. Il sera écarté à la dernière minute quand on a su qu’il est de la Basse Côte, originaire de Forécariah : « J’aurai pourtant tout donné pour servir mon pays à ce poste. J’ai déjà informé tout mon village que mon travail sera désormais de protéger le président de la République. Mais ils n’ont retenu que les jeunes de Kankan, Kouroussa et Siguiri. » (Lire 1 & 2). 5- Comme on le sait, c'est également la volonté de ségréguer et défavoriser les Forestiers chez eux au profit des parents des clans aux pouvoir qui a conduit au soulèvement et aux massacres de Zogota.
Alpha Condé, un bandit criminel au pouvoir, face à une opposition irresponsable. L’ancien ministre des mines dans le gouvernement Doré, Mamoudou Thiam, a révélé dans son dernier écrit, du 26 novembre 2012, qu’Alpha Condé avait commandé des armes entre les deux tours de la présidentielle mais que la livraison est arrivée en Guinée après l’élection. « Vous même, Monsieur le Président avez négocié avec Kadhafi pendant votre campagne présidentielle et avez obtenu des fonds électoraux et des armes de lui (après élection). La Mercedes classe S blindée dans laquelle vous circuliez encore la dernière fois que je vous ai rencontré était un cadeau de Kadhafi. » (Lire). L’opposition n’a engagé aucune action pour exiger une clarification dans cette affaire qui devrait conduire à la destitution d’Alpha Condé qui avait visiblement préparé une agression contre le peuple de Guinée s’il n’était pas déclaré successeur de Dadis à la tête de l’Etat. En effet, le citoyen candidat Alpha Condé n’avait pas le droit de faire rentrer des armes de guerre en Guinée. Il faut rappeler que le RPG avait organisé un attentat contre Lansana Conté à Enco5 en 2005 et que l’un des commandants de la rébellion de 2000 a publiquement cité Alpha Condé comme leur commanditaire dans cette agression contre la Guinée (Lire). Comment un tel type qui a toujours été un hors-la-loi peut-il qualifier ceux qui lui ont librement cédé le fauteuil "pour préserver la paix", d’opposition extrémiste ? Chers compatriotes, mesdames et messieurs, L’opinion nationale et internationale ont été témoins de la campagne de mensonge, de stigmatisation et d’agression ethnique contre la communauté peule entre les deux tours de la présidentielle 2010. Toutes ont été témoins des propos racistes d’Alhassane Condé, Ministre de l’administration du territoire, traitant les Peuls d’étrangers et de Somaliens. Tout le monde a été témoin des propos racistes du général Facinet Touré contre la communauté peule. Tous ces faits sont restés impunis malgré l’article 4 de la Constitution guinéenne. Au contraire, les auteurs de ces crimes sont encouragés et recompensés par le chef de l’Etat. Avant le règne d’Alpha Condé et par la disposition de la loi guinéenne, l’ethnie d’un accusé ou d’un criminel n’est jamais citée dans une cours de justice ou par une autorité publique guinéenne. Cela ne se fait pas non plus contre les non-Peuls en Guinée. Nous en appelons au CNT, à la Cour suprême et à tous les démocrates Guinéens pour que cesse cette injustice qui a atteint une dimension insupportable. Il est temps que l’on se donne la main pour libérer notre pays des mains d’Alpha Condé et de sa bande criminelle avant qu’il ne soit trop tard. Il y a une horde d’ignorants, de menteurs autorisés, de fanfarons vulgaires et zélés que le RPG est en train de préparer pour prendre tout l’appareil judiciaire et la quasi-totalité de l’administration guinéenne sous son contrôle absolu. A l’image de Maitre Doumbouya, surnommé « Tête de souris » dans certains milieux de jeunes à Conakry. Cet avocat fanfaron, prétentieux et irrespectueux qui va jusqu’à crier sur le président de la cour en pleine audience ! Il n’a pas hésité de dire publiquement qu’il n’y a pas de service de renseignement en Guinée, cherchant à faire passer un accusé pour un menteur, par le mensonge. Il appuiera ses déclarations insensées avec l’argument qu’il est le conseiller du président Alpha Condé. Que Maître Doumbouya sache qu’il n’y a pas un Etat sans service de renseignement ! Il crie et manque du respect au président de la cour qui l’interpelle pour arrêter ses bavardages bruyants. Quand le juge lui demande si l’accusé a répondu à sa question et s’il est satisfait pour passer enfin le micro à un autre, il affirme: « je semble être satisfait ! » La horde du RPG constituée partie civile dans le procès en cours, sans professionnalisme ni respect pour personne, a perturbé les audiences du mercredi 23 janvier 2013 au point que le juge a été obligé de suspendre la séance jusqu’à ce vendredi 25 janvier. Ces soi-disant avocats au compte d’Alpha Condé, allergiques à la vérité, n’ont pas supporté que Maître Bassirou Barry, avocat de la défense, ait rappelé qu’à un moment, il a été avocat-défenseur d’un certain Alpha Condé devant la même cour (Lire). Au tribunal, ne prête-t-on pas le serment de dire la vérité ? AOB et ses co-accusés ne doivent pas être abandonnés entre les mains de ces narcotrafiquants, menteurs et autres criminels racistes. La politique et les pratiques d’Alpha Condé et du RPG sont porteuses de haine et de conflits intercommunautaires en Guinée. On remarquera aisément que certains Malinkés, notamment des Bérété, Kouyaté, Camara et des Kouloubaly sont aussi victimes d’exclusion, d’arrestations arbitraires et même d’assassinats jusque dans les prisons aujourd’hui en Guinée. Notre pays est donc pris en otage par quelques clans et des groupes d’étrangers alliés à Alpha Condé pour le piller et faire de la Guinée leur vache à lait pour les décennies prochaines (Lire). Aujourd’hui, demain ou dans 50 ans, cette situation ne changera pas d’elle-même ou par la volonté des tenants du pouvoir. La jeunesse guinéenne et les aînés patriotes vont devoir se donner la main pour mettre un terme définitif à toute velléité dictatoriale en Guinée. C’est la seule alternative qu’on a à la guerre civile et à l’émiettement de notre pays. Pour conclure, je propose que ceux qui ont les moyens apportent leur soutien aux avocats qui ont décidé de défendre gratuitement les accusés de ce faux complot.
SADIO BARRY,
Lire la première partie : A- Les audiences
http://www.guineepresse.info/index.php?id=14,8765,0,0,1,0
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