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Guinée: un commando mandingue en action pour provoquer le départ massif des Peuls?2012-11-04 17:19:06 Pas comptant d’avoir le pouvoir politique, l’administration, les forces de sécurité, les mines et les finances de l’Etat sous leur contrôle absolu, la mafia tribale malinké qui s’est emparé du pouvoir en Guinée profitant de la présidentielle 2010, est fermement engagé à renverser le rapport de force économique et numérique en Guinée, par tous les moyens, en faveur de leur ethnie ou, plus correctement dit, au profit de leur club restreint malenko-burkinabé. Le projet semble s’exécuter sur trois fronts : 1- Ils ont décidé de mettre fin au processus démocratique pour concentrer tous les pouvoirs entre leurs mains (militaire, politique, législatif, juridique et financier). Le refus d’organiser les législatives dans le respect de la Constitution (jusqu’à ce qu’ils puissent être prêts et contrôler la situation comme ce fut le cas à la présidentielle 2010) et les manœuvres qui ont conduit à la mise de la Ceni sous leur contrôle effectif en font foi (Lire). 2- Ils avaient le nombre important (renforcé par le PM Kouyaté en 2007) et des post-clés dans l’armée, la gendarmerie et la police quand Conté mourrait. Après la prise du pouvoir avec Alpha Condé, une milice civile d’environ 3000 hommes constituée de donsos est mise sur pieds. Ils renforcent davantage leur nombre dans l’armée pour nous amener à la situation togolaise où les autres ethnies ne devront plus que se contenter des postes ou miettes qu’ils voudront attribuer aux collabos qui seront prêts à servir les intérêts du groupe malinké qui veut garder éternellement le pouvoir en Guinée (Lire). 3- Pour renverser le rapport de force économique, la mafia malinké qui a pu s’emparer du pouvoir grâce au laxisme et à la faiblesse de l’élite peule et avec la complicité d’une partie de l’élite de la Forêt et de la Basse Côte achetés à coup de billets de banque et de grandes promesses (non tenues en grande partie), agit simultanément sur deux axes : - la création des sociétés écrans qui jouent l’intermédiaire entre l’Etat et des entreprises étrangères dans tous les domaines lucratifs du pays (la Ceni et les mines par exemple). C’est ainsi que Sabari technologie qui n’a aucun rôle dans la gestion électorale en Guinée a perçu plus de 6 milliards de FG pour recruter la société Waymark à laquelle est associé le fils du président Alpha Condé pour l’organisation technique des élections en Guinée. Dans le domaine des mines, le réseau de Koutoubou Sanoh (arabophone) trouve des connections arabes pour décrocher des contrats miniers de gré à gré, en tant qu’intermédiaire. Le dernier en date, l’accord signé entre la Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) et Mubadala Développent Company pour l’approvisionnement en bauxite des Emirats Arabes Unis ce 2 novembre 2012. Les négociateurs ne sont que des Fofana, Condé et Touré du côté guinéen (Lire). Comme dans le cas de Sabari technologie, ces intermédiaires n’ont d’autre but que de recevoir des fonds pour l’enrichissement rapide du réseau malinké sur le dos de l’Etat guinéen. - la spoliation des commerçants peuls et la destruction de leurs biens en Guinée. En effet, depuis l’installation complète d’Alpha Condé au pouvoir, les milieux d’affaires peuls sont systématiquement pris pour cibles par des groupes armés appartenant, en principe, à la garde présidentielle guinéenne (bérets rouges). Après l’attaque du marché de Labé en octobre 2011, de Bambeto en février 2012, du Kaloum en avril 2012, de Bambeto en juillet 2012, du Kaloum en août 2012, de Madina en septembre 2012, c’est un convoi de commerçants peuls qui a été attaqué par des militaires (bérets rouges) s’exprimant en malinké et en soussou ce mercredi 31 octobre 2012 entre le village Linsan et Kindia. Les commerçants avaient pensé être à l’abri de ces attaques armées en se déplaçant en groupe, avec un convoi de 12 véhicules. Ce qui dissuade les vrais bandits qui ne s’attaquent qu’à des véhicules ou domiciles isolés. Un groupe de militaires en bérets rouges aurait fait arrêter le convoi entre le village de Linsan et Kindia. Ils seront tous mis à terre, les mains sur la tête. Tout l’argent qu’ils transportaient (Francs guinéens, FCFA, dollars et euros) ainsi que des objets de valeurs seront retirés et les personnes maltraitées. Une femme malinké qui se trouvait dans le convoi aura le dos cassé. Les militaires, en se retirant, feront passer leur véhicule sur la jambe d’El. Mamadou Baldé dit "Babayen" qui avait déjà cédé tout ce qu’il avait sur lui et qui était couché par terre. Ce dernier serait évacué sur le Maroc pour traitement. Cette terreur ne vise pas que des riches peuls et le but n’est pas que s’enrichir rapidement ou appauvrir vite les Peuls. Les attaques anti-peules en pleine journée et dans les milieux publics ou populaires visent également à faire fuir de la Guinée cette communauté avant les futures échéances électorales. Ce mardi 30 octobre, une nouvelle forme de la terreur anti-peule a commencé en Guinée. Le domicile d'un responsable de l'UFDG a été la cible d'un attentat à l'aide d'une grenade lancée par dessus le mur de la cour (Lire), malgré que le pouvoir obtienne ce qu’il veut avec l’aide de ce parti lui-même. A cette allure, beaucoup d’hommes politiques et d’affaires voire de simples pères de familles peuls risquent de faire fuir leurs femmes et enfants avant les prochaines élections. Pour ce point 3, lire les liens 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 ! Une des figures de la Basse Côte qui a été achetée pour aider la mafia malinké à remettre la main sur la Guinée déclarera le 20 mai 2011 : « Pour qu’il y ait la paix, un Peul ne doit jamais gouverner la Guinée ! Si un Peul devient président, on fera la bagarre dès le troisième jour. » (Lire). Facinet avait oublié que celui qui a le pouvoir politique est en réalité le vrai détenteur de tous les pouvoirs en Guinée, y compris celui de l’économie et que pour cette raison, tout le monde a intérêt que ce pouvoir politique revienne au peuple avec une alternance possible. Ce qui aurait été le cas si la coalition des bâtisseurs accédait au pouvoir conformément au résultat électoral démocratique. Ce pouvoir au peuple et la garantie de paix pour tout le monde et du développement de la Guinée dans son ensemble ne sont possibles qu’avec une vraie démocratie dans notre pays. Ce que les Guinéens de tous bords doivent comprendre est qu’une idéologie tribale inspirée du nazisme est un danger pour tout le monde. Toute personne ou tout parti politique qui ne partagerait pas leur vision ou qui voudrait remettre leur hégémonie en cause serait appelé à disparaitre, quelle que soit son appartenance ethnique ou régionale. Même entre Malinkés, les démocrates et personnes considérées comme hommes de caste au Manden qui auront des ambitions politiques en Guinée ne seront pas épargnées par cette violence en gestation si on la laisse finir de faire son nid dans notre pays.
GUINEEPRESSE.INFO
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