URL: http://www.guineepresse.info/index.php?id=5,13815,0,0,1,0
![]() |
| Bernard Kouchner |
| 2014-03-23 12:57:55 |
Médecin de formation, entré en politique sans conviction, Bernard Kouchner est devenu un politicien mû davantage par ses intérêts matériels personnels que par la cause humanitaire derrière laquelle il s’est longtemps abrité.
Depuis quelques années, il a tout simplement tombé le masque pour apparaître sous son vrai visage, celui de l’affairiste qui ne recule pas devant les magouilles et les compromissions pour gagner de l’argent.
Pour lui, la gauche et la droite, c’est pareil. Ministre de différents gouvernements aussi bien de gauche que de droite, il est parti de l’Union des étudiants communistes (UEC) au début des années 1960, pour aller ensuite au Parti socialiste, dont il sera exclu, puis au Parti radical aux côtés de cet autre affairiste, Bernard Tapie, avant d’adhérer à nouveau au Parti socialiste, mû toujours par la recherche d’intérêts matériels. Ce type de transhumance politicienne est bien connu des militants trotskistes, dont certains se retrouvent quelquefois jusque dans l’extrême-droite (les extrêmes ne se rejoignent-ils pas !).
On le surprend aujourd’hui à grenouiller en Guinée. Hier, c’était au Gabon et au Congo-Brazzaville. Avant-hier, en Birmanie, au Kosovo et ailleurs.
Né en 1939 à Avignon dans le sud de la France, de parents juifs, il a commencé par se distinguer dans la cause humanitaire à la fin des années 1960. Il faut rappeler qu’à cette époque, le monde vit les dernières lueurs du feu allumé par la Conférence des pays non-alignés de Bandoeng avec Soekarno, Tito, Nasser et Chou-en-Laï (1955). Soekarno, ce héraut de la grande cause du Tiers monde est renversé en 1965 par les forces réactionnaires indonésiennes, à l’instigation de Lyndon Johnson, alors président des Etats-Unis. Puis ce fut au tour du champion de l’émancipation des peuples africains, l’osagyefo Kwamé N’Krumah, d’être renversé lui aussi, en 1966, par un coup de force commandité par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Le flambeau de la libération des pays dits du Tiers monde est alors repris par le révolutionnaire argentin Ernesto Che Guevara, dans le sillage de Fidel Castro. La Tricontinentale Afrique-Asie-Amérique latine voit le jour. Pendant ce temps, en Europe, les jeunes se morfondent dans le désespoir. Le slogan « No future » (« Il n’y a pas d’avenir ») fait florès. Mai 1968 bouleverse le monde occidental. Pour tenter de donner un sens à leur vie, beaucoup de jeunes s’engagent pour aller aider le Tiers monde. Bernard Kouchner en fait partie.
Par le biais de la Croix Rouge française, Kouchner s’engage au Biafra - où la guerre de sécession, lancée en mai 1967 par le général Odumegwu Ojukwu, déchire le Nigeria -, pour aller soigner les blessés et sauver les orphelins. Quoi de plus louable ? Il n’est pas inutile de rappeler qu’à cette époque, la France du général de Gaulle soutient la sécession du Biafra et, par conséquent, la partition du Nigeria que, fort heureusement, le général Yacubu Gowon réussira à circonvenir, au prix tout de même de 1 million de morts.
De retour en France, Bernard Kouchner participe, au début des années 1970, à la création de Médecins sans frontières (il n’en est pas le fondateur). Il collabore à divers journaux, entre autres des journaux médicaux légués par son père. De quoi arrondir les fins du mois. Et il se fait pas mal d’argent avec les scénarios de la série télévisée « Médecins de nuit ». Il n’y a pas de petit bénéfice. Il s’engage au Vietnam, en 1975, auprès notamment des « Boat people », les Vietnamiens fuyant l’offensive nord-vietnamienne sur des embarcations de fortune. Ce qui le fait connaître auprès du grand public. Cependant, d’éminents membres de Médecins sans frontières, tel Claude Malhuret, n’hésitent pas à dénoncer les « coups spectaculaires » de Bernard Kouchner qui se livre à l’humanitaire spectacle. Kouchner, lui, connaît le but qu’il poursuit : avoir de la notoriété en vue d’une carrière politique. Il quitte Médecins sans frontières en 1980 pour créer Médecins du monde. En 1987, il définit son engagement humanitaire comme suit : « Des années après, j’ai saisi de l’aide humanitaire, j’en faisais d’abord pour moi-même… » Ah… Chassez le naturel, il revient au galop.
En grand manœuvrier de la politique politicienne, Kouchner vole au secours de la victoire de François Mitterrand, à l’élection présidentielle française de 1988. Il en récolte le maroquin de secrétaire d’Etat chargé de l’Insertion sociale. A partir de là, il tentera à trois reprises, sans jamais y parvenir, de se faire élire député à l’Assemblée nationale. Comme quoi, les électeurs ne sont pas dupes. Bien qu’étant désavoué aux législatives de 1988, notre opportuniste garde son maroquin, contrevenant ainsi à la tradition républicaine qui veut qu’un ministre qui échoue aux élections se démet de ses fonctions. Il sera de tous les gouvernements socialistes, quelquefois comme ministre de la Santé, jusqu’en 2002 (avec une parenthèse au titre de représentant de l’ONU au Kosovo, entre 1999 et 2001).
Chemin faisant, il s’est illustré en Somalie, en 1992, devant les caméras de télévision du monde entier avec un sac de riz sur l’épaule. Une pub sans frais est toujours bonne à prendre dans la carrière d’un professionnel de l’opportunisme. On n’oubliera pas que Kouchner a approuvé la réforme de la sécurité sociale du premier ministre de droite, Alain Juppé. On n’oubliera pas non plus qu’en tant que représentant de l’ONU au Kosovo, il a refusé toute coopération avec les enquêteurs du TPI pour l’ex-Yougoslavie, en 2000, concernant un chef mafieux de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK). Refus que dénonça vigoureusement la procureure Carla Del Ponte. Que dire de quelqu’un qui protège un malfaisant, trafiquant de drogue et d’organes humains ?
Dès lors, il n’est pas étonnant que Kouchner ait échoué à deux reprises, en 2006, dans sa candidature à de hauts postes aux Nations Unies, comme Haut-commissaire au HCR et comme Directeur général à l’OMS. On commence à connaître la véritable nature de l’homme, et la Providence veille ! Déjà, le professeur Bernard Debré s’était opposé, en 1993, à sa nomination au poste de professeur de médecine humanitaire à l’hôpital Cochin à Paris. Son compère et complice Condé Alpha a dû, quant à lui, aller en Guinée, où il n’y a aucun contrôle sur les titres universitaires, pour s’attribuer frauduleusement le titre de professeur. Kouchner a même eu l’outrecuidance de vouloir se présenter à l’élection présidentielle française de 2007. Mais, vite rattrapé par les sondages, il a dû s’effacer devant Ségolène Royal. Diable ! Se surestimer, c’est ne pas se connaître soi-même.
Quand quelqu’un de gauche fait des pieds et des mains pour entrer dans un gouvernement de droite, c’est un scandale absolu. En mai 2007, tout en étant membre du Parti socialiste, Kouchner accepte le portefeuille de ministre des Affaires étrangères de Sarkozy. Il est exclu sur-le-champ du PS par son premier secrétaire, François Hollande. Mais notre homme n’en a cure. Les ors, les palais et les limousines de la République lui importent plus que tout au monde. Le voilà contraint, de ce fait, de voter pour la droite aux élections européennes qui ont suivi. Cet homme n’a aucune conviction politique.
Arrêtés et inculpés, en 2009, par le Tchad pour tentative d’enlèvement d’enfants et escroquerie, les membres de l’association Arche de Zoé accusent Kouchner d’être impliqué dans cette sordide affaire. Rien ne peut plus nous étonner de la part de cet homme.
Il n’est en réalité qu’un figurant dans le gouvernement de Sarkozy, les Affaires étrangères étant dirigées directement par la cellule diplomatique de l’Elysée, donc par Sarkozy lui-même. A partir de juillet 2010, Kouchner n’assurera pratiquement plus que l’intérim du secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, démissionnaire. Voilà ce qu’il en coûte de se renier. Mais il profitera tout de même de ce strapontin pour jouer un rôle décisif dans la Transition en Guinée, au courant de 2010, et dans les manipulations politiciennes et électorales qui conduiront son complice Condé Alpha à la magistrature suprême dans notre pays.
Auparavant, Bernard Kouchner s’était tristement illustré dans la collusion avec de grandes sociétés multinationales. Par exemple, avec la multinationale pharmaceutique Pfizer, ce qui relève du conflit d’intérêt notoire.
En 2009, l’écrivain et essayiste Pierre Péan décrit dans un livre intitulé « Le Monde selon K » (aux éditions Fayard) les controverses et les scandales auxquels Bernard Kouchner est lié. Entre autre affaires, on peut noter celle de 2003 dans laquelle il a réalisé un rapport sur « les activités de Total en Birmanie », ce qui a permis à cette société multinationale de se défendre face aux victimes birmanes ayant porté plainte contre elle pour « esclavage et viols ». Dans ce rapport de 19 pages qui lui a rapporté officiellement la modique somme de 25 000 euros, Kouchner affirme notamment que « le recours au travail forcé est une coutume ancienne » dans ce pays. Sans commentaire.
Le plus triste pour Bernard Kouchner est l’épisode de ses activités de conseil auprès des dictateurs africains, notamment auprès de Bongo au Gabon pour une soi-disant réforme de la santé et de la sécurité sociale. De 2004 à 2006, il va naviguer dans les eaux troubles de la Françafrique au pays de Bongo, au nom des sociétés BK Consultants et Imeda. Avec le titre ronflant et creux de consultant international, il commet un rapport intitulé « Système de santé au Gabon : un besoin de solidarité », qui aboutit aux conclusions suivantes : « Après trois mois d’études, il m’apparaît que les efforts de solidarité nationale devraient porter sur les points suivants : - ’’L’organisation gouvernementale de la santé doit être remaniée - L’offre de soin doit être optimisée - La formation, la répartition et la rémunération des personnels de santé doivent être revues - La participation du secteur privé doit être mieux encadrée ’’». Quel génie, ce Kouchner !
Il facture ce chef-d’œuvre, qui ne fait que 15 pages : 2,6 millions d’euros. C’est l’un des rapports d’expert les plus chers au monde : 173 000 euros la page. Le député Arnaud Montebourg, avocat de son état (actuellement ministre du Redressement productif de François Hollande), dénonce avec indignation, dans un communiqué, « une pénible dérive affairiste où l’argent de la Françafrique rémunère grassement le faux idéal de Bernard Kouchner ». Montebourg poursuit : ce rapport « achève de déconsidérer l’intéressé, en confirmant sa préférence pour l’argent et l’affairisme, plutôt que la défense de l’idéal des droits de l’homme ». N’en rajoutons pas.
Après sa nomination comme ministre des Affaires étrangères, Kouchner va continuer de réclamer au Gabon - et l’obtenir - le paiement d’une facture de 817 000 euros pour la société Imeda pour laquelle il travaillait dans ce pays. Bongo va régler, mais va également se venger en le dénonçant à Sarkozy et en obtenant, en 2008, le limogeage du secrétaire d’Etat à la Coopération, Jean-Marie Bockel, après la sortie de celui-ci contre le système de la Françafrique (Sarkozy avait promis d’y mettre fin, ce qui n’était qu’une promesse électorale).
En choisissant la journaliste Christine Ockrent comme compagne dans la vie (après un premier divorce), Bernard Kouchner a trouvé chaussure à son pied. De fait, qui s’assemble se ressemble ! En 1988, cette présentatrice du journal de 20 heures sur la 2ème chaîne de la télévision française a défrayé la chronique par ses exigences salariales, touchant 120 000 FF de l’époque par mois (en plus de 55 000 FF de frais, soit au total l’équivalent de plus de 26 000 euros par mois) qui ont exaspéré ses confrères de tous les médias et qui lui ont valu le sobriquet de « Reine Christine ». Elle n’en restera pas là. Au lendemain de la nomination, en 2007, de son compagnon Kouchner au poste de ministre des Affaires étrangères, Christine Ockrent se voit bombardée directrice de l’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), fonction qu’elle va cumuler avec celles de directrice générale de France 24 et de directrice générale déléguée de RFI. Et l’Occident ne cesse de dénoncer le népotisme en Afrique !
Très désœuvré au ministère des Affaires étrangères où il n’avait pratiquement rien à faire, Bernard Kouchner a eu tout le loisir de s’impliquer fortement dans la Transition en Guinée au courant de l’année 2010. Washington et Paris se sont entendu pour parrainer le général Sékouba Konaté, 2ème vice-président du CNDD, l’organe dirigeant de la junte militaire au pouvoir et l’adouber comme président de la République par intérim, après l’élimination du capitaine Daddis. Tout est en place pour propulser Condé Alpha au pouvoir. Au 1er tour de l’élection présidentielle, le 27 juin 2010, Cellou Dalein réalise 2 fois et ½ le score de Condé Alpha. Entre les deux, il n’y a pas photo. Mais, tout a été prévu pour opérer le plus grand hold up électoral que l’Afrique ait jamais connu. Une nouvelle Constitution avait été taillée de toutes pièces à la mesure de Condé Alpha (on avait fait sauter l’âge limite de candidature fixé initialement à 70 ans, Condé Alpha ayant dépassé cette limite), promulguée sans référendum par un simple décret du président par intérim Sékouba Konaté. Un opérateur technique, la société sud-africaine Waymark, a été introduit sans appel d’offres avec la complicité du président de la Céni, Louncény Camara, à la solde de Condé Alpha, dans l’intervalle entre les deux tours qui a atteint la durée illégale de plus de quatre mois. A noter que cette société avait été désavouée par les Nations Unies, car partout où elle a supervisé des élections, c’est le dictateur sortant ou son fils qui a été élu. Bernard Kouchner a suivi de près tous ces préparatifs (il était présent à Rabat au Maroc au moment où Sékouba Konaté a été désigné président de la République par intérim et il est intervenu pour qu’il en soit ainsi). Sûr de son fait, contrairement à tous les observateurs, il annonce au conseil des ministres français, devant Sarkozy incrédule, que Condé Alpha allait être élu. « Il faut acheter une calculette pour apprendre à compter », lui lance avec mépris Sarkozy.
Dès après son investiture, le 21 décembre 2010, Condé Alpha fait appel à son complice Bernard Kouchner comme conseiller. Le loup est entré dans la bergerie. Pour donner le change aux Guinéens, Kouchner fait reconstruire, dans le quartier de Coronthie à Conakry, la capitale, un centre médico-communal, baptisé de son nom et inauguré le 8 mars 2014. Cela ne fera pas oublier sa complicité de forfaiture électorale et de mise en coupe réglée des richesses guinéennes avec Condé Alpha. Le jour viendra où les Guinéens lui feront rendre gorge.
Alpha Sidoux Barry
Président de Conseil & Communication International (C&CI)
VOS COMMENTAIRES | |
| Diallokalissira | 23/03/2014 15:43:03 |
| Merci Mr Sidoux, brillant article!là vous venez de mettre à nu le prétendu jumeau d'alpha Condé qui est Bernard Kouchner,vous pointez le doigt où se trouve encore le mal guinéen ,gouverné par des opportunistes sans vergogne des philanthropes de ce genre qui sont en quête toujours de l'enrichissement illicite au détriment du peule sans courage,aveuglé par des divisions ethniques et qui n'auront que leurs yeux pour pleurer un fois que trop tard aurait joué son rôle,je ne nous le souhaite pas ,on doit se réveiller avant. Continuez Mr sidoux de réveiller l'esprit guinéen somnolant! | |
| Bbly | 23/03/2014 18:50:44 |
| Je recommande aux guinéens de lire le livre de Franz olivier Giesbert sur Sarkozy "Le président".un chapitre est consacré à Kouchner qu'il traite de "courtisant dans l'âme" | |
| SADIO BARRY | 24/03/2014 08:17:58 |
| Excellent article et grand merci Dr Sidoux ! Votre texte est venu au bon moment, car nous sommes sur un article traitant le sujet du couple maléfique Condé/Kouchner. | |
| Mbaroodi | 24/03/2014 11:35:56 |
| Frere Alpha Sidoux merci pour cet article parlant de l'honneur perdu de Bernard Kouchner Ah!!! si seulement il en avait un. Son correligionnaire Menagim Begin ancien premier ministre d'Israel disait:"quand un homme commence à descendre , il n y pas de limite à sa chute".Ce type rapelle tristement Bob Atless un britannique opportuniste qui était devoué à un dictateur sanguinaire, lui, ougandais, Idi Amin Dada. Bob Atless poussa l'opportunisme jusqu'à épouser une ougandaise et se faire scarifier le visage. Ses joues étaient creusées de profondes balafres. A la chute d'Amin il fut arreté et froidement exécuté. Ainsi finissent toujours ceux qui se sont trop approchés du sang de innocents. Bernard Kouchner tu n'echapperas pas aux guinées!!! | |
| Barry Kadiatou | 24/03/2014 14:22:37 |
| Mwerci Mr. Sidoux Barry, je lis toujours vos articles avec délice, quand je pense qu'à un moment donné à Paris, on admirait ce couple, on était loin de se douter que c'était des ripoux, mais dès que je l'ai vu débarquer en Guinée avec AC, j'ai compris qu'il était là pour tirer des ficelles, merci pour tout cet éclairage. | |
| Nino | 25/03/2014 02:55:35 |
| Qui sait si ce n'est pas ce gars qui apporté ce virus en Guinée: pour avoir un contrat lucratif pour contenir la maladie tout en étant une distraction des problems du pays et retarder les élections. | |
| Observateur | 25/03/2014 09:04:43 |
| Ce médecin mafieux, bisexuel, trafiquant de drogue et d'organes humains peut bel et bien, avec Alpha Condé, introduire le virus d´'Ebola dans notre pays pour justifier le report indéfini ou même la non tenue pure et simple des communales. En effet, ce sont les élus communaux qui organisent les élections à la base. Le RPG a besoin d'eux pour organiser les fraudes et les conditions de "la victoire" d'Alpha Condé, l'amant de Kouchner. La Guinée fonctionne en ce moment avec des responsables communaux nommés par le pouvoir tribal. Les élections communanles lui ferait perdre cet atout partout dans le pays sauf dans ses durs fiefs et nids d'abrutis et fanatiques donzos en Haute Guinée. | |
| SADIO BARRY | 25/03/2014 09:40:17 |
| En effet, cette éventualité n'est pas à écarter, quand on connait la moralité et le cynisme d'Alpha Condé et de ses amis: - ils n'ont pas d'attaches en Guinée et n'y vivent en ce moment que parce qu'ils ont le pouvoir. - Ils ont été prêts à tout pour avoir ce pouvoir y compris la guerre civile en détruisant des villages entiers de cette même zone forestière et d'une partie de la Basse Côte. Sans parler des attentats directs contre L. Conté. - Ceux qui ont utilisé des "empoisonnement de masse" pour pouvoir gagner des élections, peuvent sans aucun doute s'en servir pour empêcher la tenue d'une élection ou justifier la non-tenue d'une élection qu'ils vont perdre. En effet, Alpha Condé n'a pas hésité d'utiliser la complicité du CNT (dont le mandat était fini depuis des élections législatives) pour voter le budget de 2014, parce qu'il n'a pas prévu des élections communales dans l'année correspondante. Ce que les députés élus allaient certainement corriger avant l'adoption du budget. Alpha Condé veut coupler les élections communales et la présidentielle en 201?. Ce qui lui garantirait le maintien du contrôle des communes du pays entre ses mains jusqu'à la présidentielle qu'il pourrait donc facilement voler. Mais l'opposition commence à faire pression pour les communanles en criant au non-respect des accords du 3 juillet 2013 (ce qui va finir par faire bouger la communauté intrnationale à nouveau). Cette épidémie qui vient s'ajouter à trois autres peut donc permettre à Alpha Condé, de justifier la non-tenue des communanles en 2014, conformément à ce qu'il avait prévu dans ses manoeuvres. Nous allons bientôt rejoindre activement l'opposition. Alors, nous allons obliger la soi-disant communauté internationale à reconnaitre du droit en Guinée. Le mandat que la Constitution confère à Alpha Condé est limité à 5 ans pour lesquels il "est élu". Ce mandat à terme, nous n'admettrons aucun compromis pour qu'Alpha Condé soit président sans mandat électoral en Guinée. Il n'a ni la sagesse ni le mérite d'une telle faveur que nous ne lui accorderons pas. Il va donc falloir déclencher une transition politique sans Alpha Condé et toutes les institutions et personnalités qui ont failli à leur responsabilité avec lui pour conduire notre pays dans un Etat d'exception malgré 5 ans d'exercice au pouvoir. Si Alpha Condé compte sur la force pour s'autoproclamer Président après son mandat légal, l'opposition constituera alors un Gouvernement d'union nationale de transition et lancera un mandat d'arrêt contre le bandit et ses complices. | |
| thianguel | 25/03/2014 13:37:15 |
| je suis peuhl de dalaba, la verite est bonne a dire nous manquons cruellement de leader politique a travers le monde. regardez ce qui arrive a nos parents au centrafrique,tout recemment au mali avec les touaregs , le mois passe avec les haoussa au niger, en guinee aussi on se sent menaces.changeons de strategie sinon notre seule arme se resumera au media . c est dommage.nous sommes riches et intelligents mais l essentiel nous manque a savoir la strategie politique. | |
| Fatoumata | 25/03/2014 21:02:39 |
| Connaissez-vous la blague du Berger et du Consultant? «Il était une fois un berger et ses moutons au bord de la route. Tout d'un coup, surgit une Jeep Cherokee flambant neuve, conduite par un jeune homme en chemise Hugo Boss, pantalon YSL, baskets Nike, etc.. La voiture s'arrête et le jeune homme s'adresse au berger : Si je devine combien de moutons vous avez, vous m'en donnez un ? Le berger regarde le jeune homme, regarde les moutons qui broutent et dit: Oui. Le jeune homme gare la voiture, branche le notebook et le GSM, entre dans un site de la NASA, scrute le terrain a l'aide du GPS, établi une base de données, 60 tableaux Excel pleins d'algorithmes et d'exponentielles, plus un rapport de 150 pages qu'il imprime sur sa mini imprimante HIGH-TECH. Il se tourne vers le berger et dit : Vous avez ici 1586 moutons. Le berger répond : C'est tout a fait correct, vous pouvez avoir votre mouton. Le jeune homme prend le mouton et le met dans le coffre de la jeep. A ce moment là, le berger lui demande : Si je devine votre profession, vous me rendez mon mouton ? Le jeune homme répond : Oui. Le berger dit tout de suite : Vous êtes consultant Comment vous avez deviné ? Demande le jeune homme. Très facile, répond le berger : Vous êtes venu ici sans qu'on vous appelle. Vous me taxez un mouton pour me dire ce que je savais déjà. Et vous ne comprenez rien à ce que je fais, parce que vous avez pris mon chien ! » Ce n'est pas de moi, mais je trouve que ça illustre bien ce texte! | |